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Chapitre 13 • Introduction
Les tableurs actuels, beaucoup plus puissants que leurs ancêtres, partagent cependant toujours avec eux le concept original de feuille de calcul et son mode de fonctionnement. Ils constituent encore aujourd’hui une part majeure des ventes de
logiciels de bureautique.
13.2 LE CONCEPT DE MODÈLE
L’implication de cette technologie sur les rapports entre l’utilisateur et l’informatique est plus profonde qu’il n’y paraît. Pour la première fois en effet, il est possible
de définir la solution informatique d’un problème comme une description naturelle
de celui-ci. Il n’est donc plus nécessaire de traduire cette description en structures de
données et en algorithmes, puis ces derniers en programmes, pour obtenir la solution
cherchée. La principale difficulté reste alors celle de la définition du problème :
quelles informations cherche-t-on à obtenir, de quelles données dispose-t-on,
comment définit-on ces informations à partir de ces données?
On a coutume de désigner par le terme de modèle cette définition du problème.
En toute généralité, un modèle d’un phénomène ou d’une situation est une abstraction construite pour décrire, comprendre, expliquer, prévoir, voire gérer ou piloter ce
phénomène. Le modèle est une image fidèle du phénomène en ce sens que les informations qu’il nous fournit le décrivent correctement. Bien sûr, un modèle n’est
qu’une simplification et une réduction du phénomène et, en cela, n’est valable que
dans des limites qui doivent être précisées au départ (voir par exemple
[Courbon, 1993] pour une introduction à la notion de modèle).
Les tableurs s’adressent principalement à des phénomènes, à des situations, et
plus généralement à des domaines d’application qui peuvent être décrits par des
grandeurs quantitatives et par des relations de calcul entre ces grandeurs. On parlera
donc volontiers de modèles de calcul à leur sujet.
13.3 CONSTRUCTION D’UN MODÈLE DE CALCUL
L’introduction de cet ouvrage a montré que les tableurs ne résolvaient pas tous les
problèmes liés au développement d’applications par l’utilisateur. L’examen des
erreurs typiques montre clairement que l’essentiel des difficultés réside dans
l’analyse du problème plus que dans son implantation dans une feuille de calcul.
Malheureusement il existe peu de propositions concrètes en cette matière, et en tout
cas rien n’a été présenté à ce jour qui puisse recueillir un consensus similaire à celui
qui concerne les bases de données : on attend toujours un modèle Entité-association
et une méthode MERISE qui seraient destinés aux modèles de calcul.
Les raisons tiennent sans doute au public auquel ces logiciels s’adressent en
priorité : les utilisateurs. Leur approche des problèmes est essentiellement pragmatique. Le raisonnement adopte les concepts proposés par l’outil pour décrire le
problème à résoudre, et n’éprouve nullement le besoin d’un niveau de description
plus abstrait, du moins pour des problèmes de faible complexité. Les concepts de
Chapitre 13 • Introduction
Les tableurs actuels, beaucoup plus puissants que leurs ancêtres, partagent cependant toujours avec eux le concept original de feuille de calcul et son mode de fonctionnement. Ils constituent encore aujourd’hui une part majeure des ventes de
logiciels de bureautique.
13.2 LE CONCEPT DE MODÈLE
L’implication de cette technologie sur les rapports entre l’utilisateur et l’informatique est plus profonde qu’il n’y paraît. Pour la première fois en effet, il est possible
de définir la solution informatique d’un problème comme une description naturelle
de celui-ci. Il n’est donc plus nécessaire de traduire cette description en structures de
données et en algorithmes, puis ces derniers en programmes, pour obtenir la solution
cherchée. La principale difficulté reste alors celle de la définition du problème :
quelles informations cherche-t-on à obtenir, de quelles données dispose-t-on,
comment définit-on ces informations à partir de ces données?
On a coutume de désigner par le terme de modèle cette définition du problème.
En toute généralité, un modèle d’un phénomène ou d’une situation est une abstraction construite pour décrire, comprendre, expliquer, prévoir, voire gérer ou piloter ce
phénomène. Le modèle est une image fidèle du phénomène en ce sens que les informations qu’il nous fournit le décrivent correctement. Bien sûr, un modèle n’est
qu’une simplification et une réduction du phénomène et, en cela, n’est valable que
dans des limites qui doivent être précisées au départ (voir par exemple
[Courbon, 1993] pour une introduction à la notion de modèle).
Les tableurs s’adressent principalement à des phénomènes, à des situations, et
plus généralement à des domaines d’application qui peuvent être décrits par des
grandeurs quantitatives et par des relations de calcul entre ces grandeurs. On parlera
donc volontiers de modèles de calcul à leur sujet.
13.3 CONSTRUCTION D’UN MODÈLE DE CALCUL
L’introduction de cet ouvrage a montré que les tableurs ne résolvaient pas tous les
problèmes liés au développement d’applications par l’utilisateur. L’examen des
erreurs typiques montre clairement que l’essentiel des difficultés réside dans
l’analyse du problème plus que dans son implantation dans une feuille de calcul.
Malheureusement il existe peu de propositions concrètes en cette matière, et en tout
cas rien n’a été présenté à ce jour qui puisse recueillir un consensus similaire à celui
qui concerne les bases de données : on attend toujours un modèle Entité-association
et une méthode MERISE qui seraient destinés aux modèles de calcul.
Les raisons tiennent sans doute au public auquel ces logiciels s’adressent en
priorité : les utilisateurs. Leur approche des problèmes est essentiellement pragmatique. Le raisonnement adopte les concepts proposés par l’outil pour décrire le
problème à résoudre, et n’éprouve nullement le besoin d’un niveau de description
plus abstrait, du moins pour des problèmes de faible complexité. Les concepts de
