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Chapitre 11 • Production du schéma de la base de données
11.12 EXTENSIONS DE LA MÉTHODE
Les méthodes utilisées par les professionnels du développement d’applications
informatiques, et particulièrement de bases de données, sont plus complexes que
celle qui vient d’être décrite, mais n’en sont que des extensions naturelles si on tient
compte des conditions dans lesquelles elles sont pratiquées.
• Le modèle utilisé pour formuler les schémas conceptuels est plus riche, comme
nous l’avons vu dans la section 9.9. La méthode doit donc tenir compte de la
traduction des concepts additionnels.
• Les sources d’information sont plus variées et souvent moins structurées et
cohérentes que celle qui est décrite dans cet ouvrage (chapitre 9) : interviews,
observation des procédures de travail, analyse des informations existantes
(formulaires, écrans, rapports, documents divers), applications informatiques
existantes, etc.
• Plusieurs personnes peuvent procéder à l’analyse de parties différentes du
domaine d’application. La fusion des schémas conceptuels partiels ainsi
obtenus est un processus délicat qui réclame des techniques appropriées.
• La production d’une base de données réelle doit généralement respecter des
contraintes que nous avons ignorées et dont la prise en compte peut être
particulièrement complexe : répartition des données sur plusieurs machines,
minimisation de l’espace occupé sur disque, optimisation des temps de
réponse, optimisation des procédures d’exploitation, réutilisation de données
existantes ou interconnexion avec des bases de données existantes par
exemple.
• Le code SQL de grands schémas représente plusieurs centaines, voire
plusieurs milliers de pages. Il comprend, outre les définitions illustrées dans
ce chapitre, la définition des prédicats, des déclencheurs et des procédures SQL
et les instructions de gestion des privilèges. Il est hors de question de rédiger
manuellement un texte aussi complexe.
On trouvera notamment dans [Hainaut, 1986], [Batini, 1992], [Ceri, 1997],
[Nancy, 1996], [Blaha, 1998], [Elmasri, 2000], [Hainaut, 2002b] l’exposé de
méthodes plus complètes.
Confronté à des problèmes de cette nature, l’informaticien utilisera des outils
spécialisés, les AGL ou ateliers de génie logiciel. Ces logiciels gèrent la saisie, la
mémorisation et la modification des schémas conceptuels, vérifient leur cohérence,
en permettent la normalisation, produisent des documents divers, dérivent des
schémas de bases de données complets et génèrent automatiquement le code SQL
(ou autre). Ils sont en outre capables de redocumenter des bases de données
anciennes (rétro-ingénierie) et de les convertir selon d’autres technologies. Le
lecteur intéressé trouvera sur le site Web de l’ouvrage la version pédagogique de
l’outil DB-MAIN, un AGL supportant les principaux processus qui viennent d’être
évoqués, et avec lequel tous les schémas relationnels et Entité-association de cet
ouvrage ont été construits.
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