10.2 Décomposition de l’énoncé
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10.2 DÉCOMPOSITION DE L’ÉNONCÉ
La technique proposée est similaire à celles qui sont décrites notamment dans
[Bodart, 1994] et [Halpin, 1995]. L’énoncé est décomposé en propositions élémentaires décrivant chacune un concept ou un type de faits.
a) Notion de proposition élémentaire
La forme standard que nous privilégierons correspond à la composition suivante :
sujet verbe complément
Quelques exemples :
• tout client a un nom
• une commande est passée par un client
• un voyage est effectué par un train
• un service traite des dossiers
Les propositions de ce type, qu’on qualifiera de binaires , puisqu’elles comportent
deux termes, affirment l’existence de deux concepts, représentés respectivement par
le sujet et le complément, et d’un lien, représenté par le verbe, entre ces deux
concepts. La première phrase, par exemple, exprime trois types de faits (qui ne sont
pas nécessairement tous inconnus) :
• l’existence du concept de client;
• l’existence du concept de nom;
• l’existence d’un lien de possession entre client et nom.
D’autres formes plus simples encore sont envisageables, telles les propositions
unaires, qui définissent essentiellement l’existence d’un concept :
• il existe des fournisseurs;
• on s’intéresse aux accidents.
On est souvent amené à reformuler certaines phrases qui définissent des propositions complexes ou multiples. C’est ainsi que la phrase :
• un employé est identifié par un numéro matricule et caractérisé par un nom et une adresse
sera éclatée en trois propositions élémentaires :
• un employé est identifié par un numéro matricule,
• un employé est caractérisé par un nom,
• un employé est caractérisé par une adresse.
Ou encore, la phrase
• Le coût du produit devra ...
recèle en fait deux propositions :
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