Chapitre 1
1
Motivation et introduction
Ce premier chapitre présente les problèmes que posent les outils populaires de développement destinés à l’utilisateur final, en particulier les
gestionnaires de bases de données et les tableurs. Il évoque les lacunes
sur le plan méthodologique qui conduisent à des résultats peu fiables et
difficiles à modifier. Les objectifs et la structure de cet ouvrage se
déduisent de cette analyse.
1.1 L’UTILISATEUR-DÉVELOPPEUR, HEURS…
Dès leur apparition sur ordinateurs personnels, à la fin des années 70, les systèmes
de gestion de bases de données et les tableurs ont été perçus comme des outils de
développement accessibles à l’utilisateur final, celui-là même qui devait jusqu’alors
s’en remettre au service informatique pour obtenir le moindre traitement d’information. L’utilisateur pouvait désormais se libérer et devenir son propre développeur. Il
devait se préparer à ce nouveau métier. Il s’y prépara. On enseigna donc dBase II
puis dBase III, VisiCalc puis Lotus 1-2-3.
L’avenir de l’informatique s’annonçait exaltant. D’un côté une informatique
traditionnelle, lourde, aux mains des professionnels, basée sur les mainframes 1 , en
marge de l’évolution naturelle, manifestement destinée à disparaître à terme, en
entraînant avec elle ses informaticiens. De l’autre, le foisonnement croissant et
1. On désignait (et on désigne encore) sous ce terme un gros ordinateur central traditionnellement
destiné à l’informatique lourde, scientifique ou plus généralement de gestion et auquel sont
connectés des terminaux.
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Motivation et introduction
Ce premier chapitre présente les problèmes que posent les outils populaires de développement destinés à l’utilisateur final, en particulier les
gestionnaires de bases de données et les tableurs. Il évoque les lacunes
sur le plan méthodologique qui conduisent à des résultats peu fiables et
difficiles à modifier. Les objectifs et la structure de cet ouvrage se
déduisent de cette analyse.
1.1 L’UTILISATEUR-DÉVELOPPEUR, HEURS…
Dès leur apparition sur ordinateurs personnels, à la fin des années 70, les systèmes
de gestion de bases de données et les tableurs ont été perçus comme des outils de
développement accessibles à l’utilisateur final, celui-là même qui devait jusqu’alors
s’en remettre au service informatique pour obtenir le moindre traitement d’information. L’utilisateur pouvait désormais se libérer et devenir son propre développeur. Il
devait se préparer à ce nouveau métier. Il s’y prépara. On enseigna donc dBase II
puis dBase III, VisiCalc puis Lotus 1-2-3.
L’avenir de l’informatique s’annonçait exaltant. D’un côté une informatique
traditionnelle, lourde, aux mains des professionnels, basée sur les mainframes 1 , en
marge de l’évolution naturelle, manifestement destinée à disparaître à terme, en
entraînant avec elle ses informaticiens. De l’autre, le foisonnement croissant et
1. On désignait (et on désigne encore) sous ce terme un gros ordinateur central traditionnellement
destiné à l’informatique lourde, scientifique ou plus généralement de gestion et auquel sont
connectés des terminaux.
