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LA P R A 1 R | E
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d’algues et plusieurs milliers d’espèces animales dans les herbiers de
posidcnies. Qui disait qu’il n’y avait rien à voir? Quand les feuilles
sont tombées, elles se décomposent. La matière organique qui en
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résulte est mangée par des détri—
tivores, surtout par l’holothurie
,
brune (Holothuria tubulosa). ll
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ne reste que
les fibres cellulo—
,
siques, qui, roulées par
la houle
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et mélangées au sable, finiront
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par
former les pelotes de mer que
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l’on retrouve sur les plages. Les
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feuilles peuvent également être
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rejetées sur la côte avant de se
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décomposer. Il se forme alors un
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entassement de feuilles sèches
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qu’on appelle la banquette.
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Menace de mort
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pos:domes, re;etees
L’herbier de posidonies offre sans doute la biocénose la
riche de
,
5"’ le rivage, peuvent
la Méditerranée. Il joue un rôle de fixation des fonds de sable et un
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former des entassements
rôle de protection des côtes sableuses. Si on ajoute à cela le fait que
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importants, appelés
les feuilles de posidonies mortes vont même nourrir des animaux au
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large et à grande profondeur, on comprend que la survie de l’her—
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1er est essent1e e pour cette mer
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cé. Menacé par les constructions inconsidérées tout le long du littoral
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méditerranéen. S’il n’est pas enseveli sous la terre déchargée par un
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va—et—vient incessant de camions, l’eau, rendue moins transparente
_
,
par ces apports terrigènes, empêchera sa survie à grande profondeur
l
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par manque de lumière. Les ancres des plaisanciers, les engins traî—
L
nants des pêcheurs professionnels arrachent des paquets de posidol
nies. Les pollutions chimiques jouent un rôle néfaste. Or la crois—
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sance est plus lente que les destructions: partout, l’herbier recule.
l
Les chercheurs tentent de mesurer le phénomène.0n cartographie la
régression des herbiers. On essaie de comprendre.0n a eu l’idée de
replanter.ll s’agit, pour le moment, d’une ambition difficilement réa—
lisable. Nc remontez pas! Plongez le nez dans les «poireaux» , décou—
vrez la richesse de cette biocénose.
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