Lavie...
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Mais il est temps maintenant de parler des créatures 1nari1ies.0ù et
comment faut—il regarder? Qu‘y a—t-il avoir?
’
Le plateau continental, cette zone qui s’étend de la surface jusqu' à
200 mètres de profondeur, constitue la zone la plus productive de
,
la mer. En Méditerranée, avec ses côtes souvent abruptes,
teau continental forme généralement une bande côtière très étroite
(par exemple, la mer Ligure), pour ne prendre de l’importance que
le long des côtes ensablées (par exemple, le delta du Rhône, le golfe
de Gabès). L’ensemble ne constitue que 0,1 % de la surface médi—
_
terranéenne: les autres 99,9 % sont quasi désertiques. La belle cou—
leur bleue de l’ancienne Mare Nostrumtémoigne de cette pauvreté
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en organismes. Une mer riche est verte, un bouillon de plancton.
Mais dans les eaux côtières, où mer et continent se rencontrent, vit
une foule d’organismes qui s’offrent
à la vue du plongeur qui sait
regarder. C’est de ceux—là que traite ce livre. Un nombre relative—
ment grand d’entre eux (environ 20%) sont des espèces endé—
miques, c’est—à—dire qu’on les trouve uniquement en Méditerranée,
tandis que près de 75% des espèces sont présentes dans l’Atlantique
également. Les 5% restants sont des immigrants récents venus de
mer Rouge, et qui ont réussi le difficile voyage à travers le canal de
Suez. On ne les retrouve pratiquement que dans le bassin oriental.
Ainsi s’offrent à nos yeux des anémones de mer qui ondulent dans
'
la vague, des crabes qui courent sur les rochers et des poissons
argentés qui scintillent entre les algues. Au soleil couchant, un
'
pêcheur attrape une pieuvre couleur brique. On est de plus en plus
nombreux à s’acheter un masque
jeter un regard curieux sous
la surface miroitante. Et on s’étonne de la beauté des étoiles de
.
mer, des oursins, des algues et des poissons. D’aucuns s’inscrivent
‘
dans un club de plongée, et, équipés de palmes, d’une ceinture de
lest et d’un scaphandre autonome, ils pénètrent
les jardins de
Neptune. Un monde azur et mystérieux, où l’ona perdu son poids.
Des raies parcourent silencieusement l’espace. Une langouste avan—
'
ce ses antennes. Des coraux se dressent tels des arbres miniatures
_
sur une paroi verticale. Un grand mérou contemple l’intrus de ses
yeux globuleux, aVant de retourner majéstueusement dans sa
caverne.
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DECOUVRIR
LA
MEDITERRANEE
15
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Mais il est temps maintenant de parler des créatures 1nari1ies.0ù et
comment faut—il regarder? Qu‘y a—t-il avoir?
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Le plateau continental, cette zone qui s’étend de la surface jusqu' à
200 mètres de profondeur, constitue la zone la plus productive de
,
la mer. En Méditerranée, avec ses côtes souvent abruptes,
teau continental forme généralement une bande côtière très étroite
(par exemple, la mer Ligure), pour ne prendre de l’importance que
le long des côtes ensablées (par exemple, le delta du Rhône, le golfe
de Gabès). L’ensemble ne constitue que 0,1 % de la surface médi—
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terranéenne: les autres 99,9 % sont quasi désertiques. La belle cou—
leur bleue de l’ancienne Mare Nostrumtémoigne de cette pauvreté
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en organismes. Une mer riche est verte, un bouillon de plancton.
Mais dans les eaux côtières, où mer et continent se rencontrent, vit
une foule d’organismes qui s’offrent
à la vue du plongeur qui sait
regarder. C’est de ceux—là que traite ce livre. Un nombre relative—
ment grand d’entre eux (environ 20%) sont des espèces endé—
miques, c’est—à—dire qu’on les trouve uniquement en Méditerranée,
tandis que près de 75% des espèces sont présentes dans l’Atlantique
également. Les 5% restants sont des immigrants récents venus de
mer Rouge, et qui ont réussi le difficile voyage à travers le canal de
Suez. On ne les retrouve pratiquement que dans le bassin oriental.
Ainsi s’offrent à nos yeux des anémones de mer qui ondulent dans
'
la vague, des crabes qui courent sur les rochers et des poissons
argentés qui scintillent entre les algues. Au soleil couchant, un
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pêcheur attrape une pieuvre couleur brique. On est de plus en plus
nombreux à s’acheter un masque
jeter un regard curieux sous
la surface miroitante. Et on s’étonne de la beauté des étoiles de
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mer, des oursins, des algues et des poissons. D’aucuns s’inscrivent
‘
dans un club de plongée, et, équipés de palmes, d’une ceinture de
lest et d’un scaphandre autonome, ils pénètrent
les jardins de
Neptune. Un monde azur et mystérieux, où l’ona perdu son poids.
Des raies parcourent silencieusement l’espace. Une langouste avan—
'
ce ses antennes. Des coraux se dressent tels des arbres miniatures
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sur une paroi verticale. Un grand mérou contemple l’intrus de ses
yeux globuleux, aVant de retourner majéstueusement dans sa
caverne.
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