20
LA MÉTHODE STATISTIQUE EN MÉDECINE
"
recherches où la place est touj ours limitée... Sans doute cette hypothèse paraîtelle assez particulière et peu convaincante. Elle illustre cependant ce fait général…
qu’une répartition systématique risque toujours d’interférer avec un facteun
systématique connu ou inconnu, et nous montrerons plus loin sur une série; _
d’exemples médicaux comment la constitution de groupes de sujets par divers —
procédés systématiques peut conduire à des groupes, non pas comparables
comme il semble au premier abord, mais au contraire systématiquement dif-…
férents.
_
'
.
:.
—
Le souci de rigueur exigé donc un procédé excluant tout système : la solüï
tion la plus indiquée est le recours au hasard, c’est ce qui est fait àla gure
_
où les parcelles recevant un des engrais ont été déterminées par tirage au sort,:
par exemple à pile ou face; le verdict de la pièce de monnaie étant indiscuta’—‘
blement indépendant de tous les facteurs systématiques, connus ou inconnus,
_
de l’expérience, on‘ assure ainsi au mieux la comparabilité, et si une différence
signicative apparaît dans les rendements, on peut penser qu’elle est bien due
à la di"érence des engrais.
Deuxième exemple
'
"
Î
Revenons aux accouchements avec et sans médecin, en utilisant cette fois
des groupes. Supposons qu’on ait relevé, dans une certaine ville, pour les nais_
sances d’un intervalle de temps donné, les résultats suivants (tableau 5) :
TABLEAU 5
\
Nature de l’accouchement
‘
Sans médecin
Avec médecin
Nombredecas...........'....…..
50
50
Nombre de complications. . . . . . . . . .
6
2
'
12%
4%
.
On voit certes que les complications sont plus fréquentes en l’absence de
médecin —— du moins sur les 2 groupes particuliers qui ont été recensés. Mais
?
ce que nous cherchons à savoir, c’est si, d’une manière générale, la probabilité
°_
de complications est la même ou non dans les 2 catégories d’accouchements.
Or il est évident que nous n’avons pu mesurer exactement ces 2 probabilités,
mais seulement une valeur approchée : chacun sait qu’en lançant une pièce
;
un certain nombre de fois on n’observe pas exactement 50 % de pile; plus gén6,
ralement, lorsqu’on extrait une série de boules d’une urne contenant une
certaine proportion de boules noires, on ne retrouve pas exactement la composition de l’urne, mais une composition qui s’en écarte plus ou moins selon « les
hasards de l’échantionnage ».
Le problème qui se pose ici est donc de savoir si la probabilité de compli—
LA MÉTHODE STATISTIQUE EN MÉDECINE
"
recherches où la place est touj ours limitée... Sans doute cette hypothèse paraîtelle assez particulière et peu convaincante. Elle illustre cependant ce fait général…
qu’une répartition systématique risque toujours d’interférer avec un facteun
systématique connu ou inconnu, et nous montrerons plus loin sur une série; _
d’exemples médicaux comment la constitution de groupes de sujets par divers —
procédés systématiques peut conduire à des groupes, non pas comparables
comme il semble au premier abord, mais au contraire systématiquement dif-…
férents.
_
'
.
:.
—
Le souci de rigueur exigé donc un procédé excluant tout système : la solüï
tion la plus indiquée est le recours au hasard, c’est ce qui est fait àla gure
_
où les parcelles recevant un des engrais ont été déterminées par tirage au sort,:
par exemple à pile ou face; le verdict de la pièce de monnaie étant indiscuta’—‘
blement indépendant de tous les facteurs systématiques, connus ou inconnus,
_
de l’expérience, on‘ assure ainsi au mieux la comparabilité, et si une différence
signicative apparaît dans les rendements, on peut penser qu’elle est bien due
à la di"érence des engrais.
Deuxième exemple
'
"
Î
Revenons aux accouchements avec et sans médecin, en utilisant cette fois
des groupes. Supposons qu’on ait relevé, dans une certaine ville, pour les nais_
sances d’un intervalle de temps donné, les résultats suivants (tableau 5) :
TABLEAU 5
\
Nature de l’accouchement
‘
Sans médecin
Avec médecin
Nombredecas...........'....…..
50
50
Nombre de complications. . . . . . . . . .
6
2
'
12%
4%
.
On voit certes que les complications sont plus fréquentes en l’absence de
médecin —— du moins sur les 2 groupes particuliers qui ont été recensés. Mais
?
ce que nous cherchons à savoir, c’est si, d’une manière générale, la probabilité
°_
de complications est la même ou non dans les 2 catégories d’accouchements.
Or il est évident que nous n’avons pu mesurer exactement ces 2 probabilités,
mais seulement une valeur approchée : chacun sait qu’en lançant une pièce
;
un certain nombre de fois on n’observe pas exactement 50 % de pile; plus gén6,
ralement, lorsqu’on extrait une série de boules d’une urne contenant une
certaine proportion de boules noires, on ne retrouve pas exactement la composition de l’urne, mais une composition qui s’en écarte plus ou moins selon « les
hasards de l’échantionnage ».
Le problème qui se pose ici est donc de savoir si la probabilité de compli—
