LA MÉTHODE STATISTIQUE EN MÉDECINE
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est bien plus vraisemblable que la réponse est variable, de sorte que dans les
mêmes conditions d’accouchement (sans médecin par exemple) certaines
femmes présenteront une complication, d’autres non, et le seul problème qu’on
puisse se poser est de savoir si les complications arrivent plus souvent avec un
type d’accouchement qu’avec l’autre, ou encore, en termes plus exacts, si la
probabilité de complication est di’érente.
Même façon de formuler le problème, lorsqu’on se demande, par exemple :
——
si le tabac est cause du cancer broncho-pulmonaire ; une telle relation
ne suppose aucunement une réponse constante, tout fumeur devenant cancére'ux, tout non fumeur restant indemne, mais seulement que les fumeurs soient
plus souvent atteints que les non fumeurs, ou que leur probabilité de cancer
soit plus élevée.
——
si une thérapeutique est meilleure qu’une autre : une telle conclusion
signie seulement que la probabilité de succès est plus élevée, etc.
Deuxième exemple
Empruntons cette fois un exemple à l’agronomie : soit à comparer deux
engrais A et B. ‘
_
Utilisons le modèle expérimental suivant (g. 3) : deux cultures séparées
dans deux champs ayant reçu, le premier l’engrais A, le second l’engrais B.
Admettons que les rendements obtenus soient 1 000 kg dans le premier, 950 kg
dans le second. Peut—on conclure àla supériorité de l’engrais A? Naturellement
non : en raison de la variabilité biologique, nous savons très bien que diñérents
champs ayant bénécié de l’engrais A ne donne— '
raient pas tous un rendement de 1 000 kg exacte"
"
V//
ment, mais une série de rendements, assez voisins
/;
sans doute de 1 000 kg, parmi lesquels on
Engrais
En 5018 ?
trerait peut-être justement 950 kg, ou même moins.
A
B/
: ”
Dans ces conditions la différence observée ne permet
/
aucune conclusion. Le seul problème qu’on puisse
_
///,
se poser est de savoir si, dans un ensemble d’expéF G
3
_
.
.
1
.
.
rrences, le rendement obtenu avec l’engrais A d1ere
en moyenne de celui qu’on obtient avec l’engrais B.
Même façon de formuler le problème lorsqu’on se demande, par exemple :
—
si l’envahissement des ganglions axillaires est un signe fâcheux dans le
cancer du sein : ceci ne suppose aucunement que tout cas négatif ait un meilleur
pronostic que tout cas positif, mais seulement que la survie des premiers 501t
en moyenne supérieure ;
—
si un milieu de culture est meilleur qu’un autre pour une bactérie : une
telle conclusion signie que le nombre de colonies, dans des conditions données
d’ensemencement, est en moyenne plus élevé pour le premier, etc...
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est bien plus vraisemblable que la réponse est variable, de sorte que dans les
mêmes conditions d’accouchement (sans médecin par exemple) certaines
femmes présenteront une complication, d’autres non, et le seul problème qu’on
puisse se poser est de savoir si les complications arrivent plus souvent avec un
type d’accouchement qu’avec l’autre, ou encore, en termes plus exacts, si la
probabilité de complication est di’érente.
Même façon de formuler le problème, lorsqu’on se demande, par exemple :
——
si le tabac est cause du cancer broncho-pulmonaire ; une telle relation
ne suppose aucunement une réponse constante, tout fumeur devenant cancére'ux, tout non fumeur restant indemne, mais seulement que les fumeurs soient
plus souvent atteints que les non fumeurs, ou que leur probabilité de cancer
soit plus élevée.
——
si une thérapeutique est meilleure qu’une autre : une telle conclusion
signie seulement que la probabilité de succès est plus élevée, etc.
Deuxième exemple
Empruntons cette fois un exemple à l’agronomie : soit à comparer deux
engrais A et B. ‘
_
Utilisons le modèle expérimental suivant (g. 3) : deux cultures séparées
dans deux champs ayant reçu, le premier l’engrais A, le second l’engrais B.
Admettons que les rendements obtenus soient 1 000 kg dans le premier, 950 kg
dans le second. Peut—on conclure àla supériorité de l’engrais A? Naturellement
non : en raison de la variabilité biologique, nous savons très bien que diñérents
champs ayant bénécié de l’engrais A ne donne— '
raient pas tous un rendement de 1 000 kg exacte"
"
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ment, mais une série de rendements, assez voisins
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sans doute de 1 000 kg, parmi lesquels on
Engrais
En 5018 ?
trerait peut-être justement 950 kg, ou même moins.
A
B/
: ”
Dans ces conditions la différence observée ne permet
/
aucune conclusion. Le seul problème qu’on puisse
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rrences, le rendement obtenu avec l’engrais A d1ere
en moyenne de celui qu’on obtient avec l’engrais B.
Même façon de formuler le problème lorsqu’on se demande, par exemple :
—
si l’envahissement des ganglions axillaires est un signe fâcheux dans le
cancer du sein : ceci ne suppose aucunement que tout cas négatif ait un meilleur
pronostic que tout cas positif, mais seulement que la survie des premiers 501t
en moyenne supérieure ;
—
si un milieu de culture est meilleur qu’un autre pour une bactérie : une
telle conclusion signie que le nombre de colonies, dans des conditions données
d’ensemencement, est en moyenne plus élevé pour le premier, etc...
