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Introduction à la pêche plaisante
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est tenté de multiplier les expériences dans le désordre, de,
céder à la tentation des improvisations et des impulsions
intempestives. Le programme
est là pour apaiser ce grand
nerveux sans toutefois l’abrutir comme on ahrutit un agité
avec des calmants.
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Pis encore que la précipitation, les luhies. De même que les
peintres ont leurs périodes, les pêcheurs sont la proie de foucades passagères. Ils se prennent un jour de passion pour
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sir un massacre à quelques milles de là. ils ne jurent que
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par lui jusqu’à la minute où ils l’oublient avec une désinvolte goujaterie et 's’éprennent avec aussi peu. de raison d’une
nouvelle idole. Il est prudent de pondérér ces coups de cœur
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par l’observance méthodique d’un programme.
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La réussite en pêche par l’application d’une méthode n’est
pas une utopie. Depuis quinze ans, j’ai observé le comportement des meilleurs pêcheurs que j’ai rencontrés, je les ai
interrogés et j’ai sollicité leur avis. (Les meilleurspêcheurs,
soit dit en passant, ne sont pas les orateurs les plus brillants,
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ce sont les pêcheurs qui rapportent régulièrement, davantage de poisson que les autres.) Depuis quinze ans, j’ai puisé
dans le prodigieux capital d’expériences que représentent
les techniques et les matériels de la pêche traditionnelle. ] ’ai
étudié la somme impressionnante de connaissances accumu4
lées par des dizaines de générations. J’ai interrogé les derniers survivants de la marine en bois, patrons thoniers,
caseyeurs, maquereautiers qui, il n’y a pas si longtemps,
pêchaient encore àla voile. Depuis quinze ans, j’ai moi—même
pêché assidûment et j’étais si désireux de progresser que
j’ai multiplié les essais et les observations._ Eh bien, je peux
affirmer que toutes les expériences concordent, celle des
anciens et celle des modernes. Le pêcheur de talent détient
trois secrets essentiels :
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il possède des outils perfectionnés et il sait les manier
à la perfection;
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—
il connaît les lieux de pêche et leurs heures d’ouverture ;
—
il s’impose une activité méthodique, c’est-à—dire qu’il a
le goût de l’expérimentation pour s’adapter aux variations
de la nature et le goût de la planification, afin d’employer
utilement les pauvres 24 heures d’une pauvre journée.
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