Traîne traditionnelle de pleine eau etses d’ériVéfS 319
rables cotres de Cancale, à la voûte en << cul de poule». Peu
,
pénible, elle était réservée à des retraités ou semi—retraités.
,
Elle aurait été à la portée d’un plaisancier contemporain
'
amolli par le confort.
Depuis le XVIIIe siècle jusqu’à la disparition de la marine
en bois, l’armement des maquereautiers et leur technique
de pêche n’ont guère évolué.
L’armement comprenait 2 lignes débordées sur tangons et
'
reliées au patron pêcheur, souvent solitaire, par de classi—
ques hale-à-bord. Les lignes ressemblaient à celles décrites
par Duhamel de Montceau : sur une corde de chanvre, de
5 millimètres de diamètre, étaient échelonnées des « balnettes >> qui portaient chacune un avançon de une brasse.
.
Les appâts étaient ainsi séparés les uns des autres et répartis en profondeur.
En bout de ligne, était frappé un gros plomb sphérique d’un
—
poids élevé, au moins 3 kilos. C’est le plomb des maquereautiers qui a attiré mon attention sur l’intérêt des plombs
_
sphéques.
Les lignes étaient boëttées avec des gueulins de maquereaux,
prélevés en biais dans la partie arrière de leur ventre. « Le
màquereau qui a fourni le gueulin, raconte Jean Le
‘
est le “pieuré” (l’épluché); le patron se le réserve, c’est celui
qui prend le plus de beurre dans la poêle. » Pour attraper
‘
le premier poisson, la ligne était boëttée avec des gueulins
conservés dans la saumure.
La traîne des maquereautiers était lente, sous petite toile,
.
grand-voile bordée plat, trinquette bordée à contre, non pas,
comme on le prétend, pour ne pas déchirer la gueule fra—
Ligne traditionnelle
gile du poisson (pas si fragile que cela!) mais pour que le
C0rl_73 deligne en
plomb descende en profondeur et que la pleine eau soit ratiséPŒS.'
4 balnf’tœs
ou bow/
\
de-prs espacees
de.? bras—
see a tous les étages.
ses, Avançons de] brasse.
Dès que le poisson 'mordait, le bateau patrouillait dans les
Plomb
sphérique de
parages. La ligne était << calée » au niveau où se tenait
3 kg—
le banc. Le patron « faisait monter >> le banc avec la << strouille »,
-
un horrible et puant mélange de poisson moulu et de farine
d’arachide qui laissait en surface le « graissin », une traî—
née huileuse longue parfois d’un mille qui non seulement
BOËLeÈBCËGZÎ
« faisait monter » le banc mais qui attirait aussi les bancs
Î\ädfËâiüoris derse4gsei_
voisins vers le bateau.
gneurs,
Grenoble.
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