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introduction à la pêche plaisante
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occupe,
du commandant Gilbert Auvray. ] ’en parlerai avec
':
le respect que l’on doit à un grand pêcheur et à un grand
,_
monsieur. Le commandant Gilbert Auvray est issu, ainsi que
son épouse, d’une des plus anciennes lignées de marins qui
ont été l’honneur de L’lle-aux—Moines. Quel ethnologue tra—
cera le portrait, pendant qu’il en est encore temps, de ces
familles admirables, solides, unies, endurantes, entreprenantes, courageuses, qui ont fourni à notre pays un tissu social
d’une valeur exemplaire? D’après les souvenirs familiaux
qu’ont bien voulu me raconter M. et Mme Auvray, un volume
passionnant est à écrire sur l’histoire de leur famille, un
volume à la gloire de l’aventure et de la vertu.
Le commandant Auvray est digne de ses ancêtres. Fils, petitfils, arrière-petit-fils, arrière—arrière—petit—fils de capitaines
qui mouraient rarement vieux et plus rarement encore dans
leur lit, mousse à douze ans, patron de thonier à dix-neuf
ans, le commandant Auvray a su probablement pêcher avant
que de marcher. Sa science et sa connaissance de la pêche
sont extraordinaires. Mais, le plus important c’est que, par
ses origines, il est l’héritier et ledépositaire des techniques
anciennes de la pêche. Il sait comment pêchaient ses ancêtres. Il sait chacun de leurs gestes. Et ce savoir qu’on aurait
pu croire perdu, il me l’a transmis avec une générosité exceptionnelle, ainsi qu’à tous ceux, professionnels ou amateurs,
'
qui constituent chez nous la section des pêcheurs honora—
bles. Grâce à lui, et à lui Seulement, grâce à sa bienveillance,
la tradition n’a pas été coupée, le retour vivifiant aux sources a pu être effectué, la transmission des secrets assurée
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entre les générations. Qu’il en soit publiquement et chaleureusement remercié. Maintenant qu’il a cessé de naviguer
—
provisoirement, je l’espère — j’ai la nostalgie de sa sil—
houette coiffée d’une casquette blanche...
] ’ai noué des relations amicales avec des marins de métier,
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marins de grande pêche, marins de commerce (Salut, monsieur Briant. Salut, monsieur Le Codec), avec des officiers
*
au long cours, assoiffés d’eau salée à ce point qu’ils traînent chaque matin de leur permission avant le lever du jour.
Je pense au remarquable pêcheur qu’est le commandant
Le Guillouzic et à son épouse dont certains prétendent que
c’est elle qui possède le meilleur sens du poisson. ] ’ai noué
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