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Outils de la traîne en surface
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La plupart du temps, la touffe était de la barbe de maïs, parfois remplacée par de la paille d’ail, décolorée à l’eau de Javel. ' _
A l’heure actuelle, les professionnels emploient le.crin synthé—
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tique, agrémenté de coloris divers, mais les vieux de la vieille
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prétendent que rien ne vaut la barbe de maïs parce qu ’elle
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fait du bruit. Elle crisse sur l’eau et alerte les poissOns.’
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En réalité, le montage et la taille des mouches obéissàiet
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à des règles savantes. Il fallait qu’une fois à l’eau, et renfor—
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…
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qués, les brins de pailles’agglutinent entre eux et prennent
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une forme susceptible d’engendrer des mouvements
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Il fallait aussi, comme nous le verrons plus loin, que cette
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formé soit variable, qu’elle s’amincisse ou se gone au gré
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des molécules d’eau, car cette corpulence variable conférait
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à la mouche une efficacité inouïe.
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En ce qui concerne la confection des mouches, deux
des se partageaient la faveur des pêcheurs.. Ou bien la touffe
,
était pliée en deux et ligaturée autour de l’hameçon. La liga— ,
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ture créait ainsi une protubérance qui faisait onduler la mon'
che. Ou bien l’avant était coupé plat et ce plat formait une
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bavette dont On a” vu qu’elle engendre les ondulations d’un
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leurre. Dans°les deux cas, l’hameçon était camoué dans la
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fibre.
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La taille, quantà elle, représentait une opération délicate
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dont dépendait le succès. Elle était réservée auxpatrons
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a mouche des thonters
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pecheurs, et meme les plus expérimentés en rata1ent un pourmaïsligaturée
centage élevé. Il s’agissait de les tailler en pointe de telle
,
hameçon double, sans
sorte qu’elles prennent dans l’eau la forme d’une barbiche :
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afdillO'f$=P°“’ décÏ00her légèrement conCave. Pas facile! Après essais les mauvaises
plus une les potssons.
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L,avamest tantôt arrondi
mouches,
les amorphes, les tordues et les vnlleuses, eta1ent
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(pm…bérance),
jetées à la mer. Les bonnes, au contraire, les gagneuses,
les
coupé droit (buvette).
ondulantes, étaient chouchoutées car-elles valaient de l’or.
Elles étaient entourées de précautions ét0nnantes pour
des …
,
trucs si rustauds. La journée de travail achevée, les lignes
étaient rentrées pour la nuit, et les mouches remises en état
àl’aide d’un peigne forméd’une plaque de liège hérissée'
d’aiguilles. L’hameçon était graissé avec un bouchon suifé,
en Prenant SO'iI'1 de.’ ne pas tacher la mouche. Les Anciensnous enseignent sempiternellement le respect des outils. Les
bons outils méritent le respect. Seuls les mauvais ouvriers
négligent leurs
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