Ûùtils adaptés au comportement du poisson 245;
paroxysme,
et que le vent, la houle, le clapet et les embruns
-
camouflent le mieux le caractère artificiel de la traîne.
@ ils doivent être capables de nager vite, très vite, aussi vite
que des poissons en fuite, encore plus vite. Les poissons
'
'
en chasse sont survoltés et se propulsent à des vitesses
incroyables. Plus la proie va vite, plus le chasseur est décidé
.
à en finir vite.
@ Les appâts et les leurres de la traîne en surface doivent
être capables de faire un ramdam terrible. Non seulement
ils doivent nager, mais ils doivent aussi plonger, sauter en
crevant la surface, ricocher, crocheter, éclabousser et laisser
_
derrière eux un sillage révélateur. La discrétion est absurde
en surface. C’est au contraire le boucan et le tohu-bohu
-
qui s’imposent.
° Ils doivent être de couleurs qui tranchent avec l’eau écumante, car tous les moyens sont bons pour attirer l’atten—
tion des fauves. En revanche, leur ressemblance avec un
animal vivant n’a strictement aucune importance. Le poisson chasseur n’est pas regardant. Il ne prend pas le temps
-
de regarder. Emporté par sa frénésie, il tire au jugé, sans
viser, sans réfléchir. Pan! dans l’hameçon.
° Les appâts et les leurres multiplient leurs performances
au carré quand ils sont plusieurs par ligne et que le bateau
traîne plusieurs lignes. L’abondance des leurres, en effet,
nous allons l’apprendre en étudiant le thonier à voiles tra—
ditionnel, simule admirablement un banc de poissons, et
rien n’est plus efficace pour rameuter les poissons chasseurs que la simulation d’un banc de poissons fuyards.
Lignes
,
'
° Les lignes de la traîne en surface doivent être plus solides
que celles de la traîne au fond. Elles doivent être en mesure
de résister au choc de la touche qui est sec et brutal, d’une
brutalité inouïe qu’aucun plomb ne vient amortir de son
inertie. L’emploi de nylon de fort diamètre n’a pas d’effet
négatif sur les résultats. La traîne est trop rapide, elle
s’effectue dans des eaux trop agitées, l’attaque du poisson chasseur est trop irréfléchie pour qu’il prête attention
à la ligne.
paroxysme,
et que le vent, la houle, le clapet et les embruns
-
camouflent le mieux le caractère artificiel de la traîne.
@ ils doivent être capables de nager vite, très vite, aussi vite
que des poissons en fuite, encore plus vite. Les poissons
'
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en chasse sont survoltés et se propulsent à des vitesses
incroyables. Plus la proie va vite, plus le chasseur est décidé
.
à en finir vite.
@ Les appâts et les leurres de la traîne en surface doivent
être capables de faire un ramdam terrible. Non seulement
ils doivent nager, mais ils doivent aussi plonger, sauter en
crevant la surface, ricocher, crocheter, éclabousser et laisser
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derrière eux un sillage révélateur. La discrétion est absurde
en surface. C’est au contraire le boucan et le tohu-bohu
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qui s’imposent.
° Ils doivent être de couleurs qui tranchent avec l’eau écumante, car tous les moyens sont bons pour attirer l’atten—
tion des fauves. En revanche, leur ressemblance avec un
animal vivant n’a strictement aucune importance. Le poisson chasseur n’est pas regardant. Il ne prend pas le temps
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de regarder. Emporté par sa frénésie, il tire au jugé, sans
viser, sans réfléchir. Pan! dans l’hameçon.
° Les appâts et les leurres multiplient leurs performances
au carré quand ils sont plusieurs par ligne et que le bateau
traîne plusieurs lignes. L’abondance des leurres, en effet,
nous allons l’apprendre en étudiant le thonier à voiles tra—
ditionnel, simule admirablement un banc de poissons, et
rien n’est plus efficace pour rameuter les poissons chasseurs que la simulation d’un banc de poissons fuyards.
Lignes
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° Les lignes de la traîne en surface doivent être plus solides
que celles de la traîne au fond. Elles doivent être en mesure
de résister au choc de la touche qui est sec et brutal, d’une
brutalité inouïe qu’aucun plomb ne vient amortir de son
inertie. L’emploi de nylon de fort diamètre n’a pas d’effet
négatif sur les résultats. La traîne est trop rapide, elle
s’effectue dans des eaux trop agitées, l’attaque du poisson chasseur est trop irréfléchie pour qu’il prête attention
à la ligne.
