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Traîne lourde avec une canne
209
Par mauvais temps, il est préférable de concevoir ce que
'
j’appelle, avec ma ridiCule mairie des appellati0ns déliran—
tes, une << fourche de l’arquebuse ». C’est tout bêtement une
dame de nage logée à l’endroit idoine dans un tube inox.
Son croissant s’avère un support idéal pour la canne.
L’endroit où fixer le tube est choisi d’après la taille du
@
@
pêcheur et la place qu’il occupe, un peu en dessous de
/ "
sa ceinture. Pêcheur assis, fourchebasse. Pêcheur debout,
@
@
fourche haute. La << fourche de l’arquebuse
épargne au
”
pêcheur cet absurde effort de jouer aux haltères avec une
'
canne lestée de plusieurs centaines de grammes en bout de
scron.
'
,
8—9:—
Sur les thoniers spécialisés dans la pêche au vif, les matelots sont armés d’immenses gaules, si longues que ces
athlètes seraient fichtrement incapables
de les manœuvrer
La fourche de Far uebuse
sans l’aide d’un matériel adéquat. A l’extrémité de ces gaules géantes sont frappées des balancines sur lesquelles pèsent
d’autres matelots pour soulager leurs compagnons. Une idée
à creuser pour la plaisance?
@ Pour pomper et mouliner allègrement, il faut être conve—
nablement installé. À moins que le bateau ne soit équipé
de sièges, ou de bancs, bien conçus et placés aux bons
endroits, je ne suis pas loin de croire que la station debout
est la meilleure.
La main gauche tient le manche, juste à côté du moulinet
car le pouce guide le nylon et
répartit sur le tambour.
La main droite mouline.
…)
Le pompage
est grandement facilité par le port d’un baudrier, qui constitue le point d’appui du levier. Le meilleur
.
(
modèle que je connaisse est un micro—tablier de cuir en forme
,,—
‘
de triangle, renforcé de métal et molletonné, au centre duquel
est fixé le godet porte-cannes.
Comme ce tablier rigide repose
_
_
/
sur la symphyse pubienne, il constitue un point d’appui solide
ECE)
et améliore de façon incroyable les opérations de pompage.
Il n’existe pas, semble-t—il, de baudrier à bretelles qui aurait
—
l’avantage de concentrer la suspension de la canne sur les
épaules et non sur la ceinture. Dommage.
W
Traîne lourde avec une canne
209
Par mauvais temps, il est préférable de concevoir ce que
'
j’appelle, avec ma ridiCule mairie des appellati0ns déliran—
tes, une << fourche de l’arquebuse ». C’est tout bêtement une
dame de nage logée à l’endroit idoine dans un tube inox.
Son croissant s’avère un support idéal pour la canne.
L’endroit où fixer le tube est choisi d’après la taille du
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pêcheur et la place qu’il occupe, un peu en dessous de
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sa ceinture. Pêcheur assis, fourchebasse. Pêcheur debout,
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fourche haute. La << fourche de l’arquebuse
épargne au
”
pêcheur cet absurde effort de jouer aux haltères avec une
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canne lestée de plusieurs centaines de grammes en bout de
scron.
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8—9:—
Sur les thoniers spécialisés dans la pêche au vif, les matelots sont armés d’immenses gaules, si longues que ces
athlètes seraient fichtrement incapables
de les manœuvrer
La fourche de Far uebuse
sans l’aide d’un matériel adéquat. A l’extrémité de ces gaules géantes sont frappées des balancines sur lesquelles pèsent
d’autres matelots pour soulager leurs compagnons. Une idée
à creuser pour la plaisance?
@ Pour pomper et mouliner allègrement, il faut être conve—
nablement installé. À moins que le bateau ne soit équipé
de sièges, ou de bancs, bien conçus et placés aux bons
endroits, je ne suis pas loin de croire que la station debout
est la meilleure.
La main gauche tient le manche, juste à côté du moulinet
car le pouce guide le nylon et
répartit sur le tambour.
La main droite mouline.
…)
Le pompage
est grandement facilité par le port d’un baudrier, qui constitue le point d’appui du levier. Le meilleur
.
(
modèle que je connaisse est un micro—tablier de cuir en forme
,,—
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de triangle, renforcé de métal et molletonné, au centre duquel
est fixé le godet porte-cannes.
Comme ce tablier rigide repose
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sur la symphyse pubienne, il constitue un point d’appui solide
ECE)
et améliore de façon incroyable les opérations de pompage.
Il n’existe pas, semble-t—il, de baudrier à bretelles qui aurait
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l’avantage de concentrer la suspension de la canne sur les
épaules et non sur la ceinture. Dommage.
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