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Traîne lourde à la main dite caille
163
La capture
'
'
Elle se déroule en trois épisodes. La touche. Le halage du
poisson jusqu’au bateau. Le hissage à bord.
-
La touchel Quand l’heureux pêcheur la perçoit avec net'
teté, c’est merveilleux, Un toc sur la ligne. Un choc à son
cœur. Un poisson est pris, dont le pêcheur expérimenté évalue aussitôt le poids avec uneincroyable précision.
Mais les choses ne sont pas toujours aussi nettes, même pour
un praticien chevronné, et c’est un des inconvénients de la
traîne lourde. De même qu’il est parfois difficile de distinguer entre la croche du leurre et la croche du plomb, il est
souvent non moins difficile, même pour un expert, de dis_—
tinguer la touche de la récolte d’un bouquet d’algues.
Qu’est-ce quidifférencie la capture d’un poisson de la capture d’algues? Des sensations.
»
Première sensation
‘
En cas de capture, la traction sur le corps de ligne n’est pas
régulière. Tantôt le fil se relâche au point que l’on redoute
la casse ou le décrochage, tantôt, au contraire, il se raidit
à outrance. C’est le poisson qui se bagarre, reprend son
_
soufe et recommence son combat violent et désespéré. Au
contraire, lorsque la ligne a croché dans une touffe d’algues
ambulantes, le corps de ligne tire régulièrement. Sans àcoups. ll s’enfonce dans l’eau en conservant un angle de tire
identique.
Beuxième sensation
Le mouvement d’ascenseur. Lorsqu’une bonne partie du
corps de ligne est rentrée et que le plomb s’est rapproché
du bateau, le pêcheur constate que son corps de ligne monte
et descend (voir illustration 46). Ce mouvement alterné de
haut en bas et de bas en haut est la preuve absolue qu ’un
poisson est ferré. Il est causé par les efforts entrecoupés de
pauses auxquels se livre le poisson pour se libérer de l’hame'
con. Il donne une idée de la taille probable du poisson : mouvement d’ascenseur accentué pour un poisson lourd, mouvement d’ascenseur à peine marqué pour un poisson léger.
Les mouvements d’ascenseur évitent la casse en amortissant
Traîne lourde à la main dite caille
163
La capture
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Elle se déroule en trois épisodes. La touche. Le halage du
poisson jusqu’au bateau. Le hissage à bord.
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La touchel Quand l’heureux pêcheur la perçoit avec net'
teté, c’est merveilleux, Un toc sur la ligne. Un choc à son
cœur. Un poisson est pris, dont le pêcheur expérimenté évalue aussitôt le poids avec uneincroyable précision.
Mais les choses ne sont pas toujours aussi nettes, même pour
un praticien chevronné, et c’est un des inconvénients de la
traîne lourde. De même qu’il est parfois difficile de distinguer entre la croche du leurre et la croche du plomb, il est
souvent non moins difficile, même pour un expert, de dis_—
tinguer la touche de la récolte d’un bouquet d’algues.
Qu’est-ce quidifférencie la capture d’un poisson de la capture d’algues? Des sensations.
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Première sensation
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En cas de capture, la traction sur le corps de ligne n’est pas
régulière. Tantôt le fil se relâche au point que l’on redoute
la casse ou le décrochage, tantôt, au contraire, il se raidit
à outrance. C’est le poisson qui se bagarre, reprend son
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soufe et recommence son combat violent et désespéré. Au
contraire, lorsque la ligne a croché dans une touffe d’algues
ambulantes, le corps de ligne tire régulièrement. Sans àcoups. ll s’enfonce dans l’eau en conservant un angle de tire
identique.
Beuxième sensation
Le mouvement d’ascenseur. Lorsqu’une bonne partie du
corps de ligne est rentrée et que le plomb s’est rapproché
du bateau, le pêcheur constate que son corps de ligne monte
et descend (voir illustration 46). Ce mouvement alterné de
haut en bas et de bas en haut est la preuve absolue qu ’un
poisson est ferré. Il est causé par les efforts entrecoupés de
pauses auxquels se livre le poisson pour se libérer de l’hame'
con. Il donne une idée de la taille probable du poisson : mouvement d’ascenseur accentué pour un poisson lourd, mouvement d’ascenseur à peine marqué pour un poisson léger.
Les mouvements d’ascenseur évitent la casse en amortissant
