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Outils de la traîne au fond
marin. Au contraire, sur une embarcation de 6 mètres, à …
déplacement lourd, il peut rester debout, le torse droit, amortissant le roulis par le jeu des jambes, comme un skieur
absorbe les bosses de la piste avec ses mollets.
”1
.
Sur un bateau pr0pulsé et dirigé par un moteur hors-bord,
le pêcheur ne peut pas lâcher longtemps cet auxiliaire volage; ,
Il ne lui reste qu’une main pour manipuler la ligne. Cela
.
l’oblige à << racler >> et à limiter l’animation du leurre au
‘
seul mouvement de faux.
.
”En revanche, sur un bateau propulsé par un moteur fixe
et équipé d’une barre, le pêcheur peut adopter la position
que je crois idéale. Elle consiste à barrer avec les jambes,
le manche coincé à hauteur des genoux,
et à conserver
l’usage des deux mains pour manœuvrer la ligne, pour ,
embraquer à larges brassées, ramasser avec soin, réduire les
.
perruques, nettoyer le leurre, bref pour se servir de son outil
_
.
à la perfection.
Comme je suis droitier, je pêche de la main droite et j’ai
le corps tourné vers tribord, ce qui me semble un avantage
sur le plan de la navigation. .l e surveille les bateaux relevés
à tribord qui, selonles règles internationales de navigation,
ont la priorité sur moi et devant lesquels je dois me dérouter.
Autre recommandation : ne pas céder à une étrange fascination. Qu’il « racle >> ou qu’il « asticote >>, le pêcheur à
la caille a du mal à détourner son regard de l’endroit où
plonge le corps de ligne comme si la fixation intense, la
_
tion médiumnique de ce point l’aidait à entrevoir les mystères
cachés de la mer.
'
Le pêcheur a mieux à faire que de succomber à cet envoûtement et de contempler béatement son nylon. Ainsi que
nous
le verrons à propos des << opérations >>, il a à observer les
amers, les points remarquables du paysage, pour
être en
mesure de se positionner avec précision à n’importe quel
_
instant. Il a à se représenter mentalement, mètre carré par
mètre carré, la conguration des fonds en décodant les messages transmis par le plomb. Il a à subodorer, ou à détecter,
la présence des poissons d’après des signes si ténus qu’il
les décèle seulement en leur portant une attention soutenue.
Il a, enfin, à entraîner sa sensibilité tactile aux outils, et il
l’entraîne d’autant mieux qu’il ne les regarde pas,
exacte-
Outils de la traîne au fond
marin. Au contraire, sur une embarcation de 6 mètres, à …
déplacement lourd, il peut rester debout, le torse droit, amortissant le roulis par le jeu des jambes, comme un skieur
absorbe les bosses de la piste avec ses mollets.
”1
.
Sur un bateau pr0pulsé et dirigé par un moteur hors-bord,
le pêcheur ne peut pas lâcher longtemps cet auxiliaire volage; ,
Il ne lui reste qu’une main pour manipuler la ligne. Cela
.
l’oblige à << racler >> et à limiter l’animation du leurre au
‘
seul mouvement de faux.
.
”En revanche, sur un bateau propulsé par un moteur fixe
et équipé d’une barre, le pêcheur peut adopter la position
que je crois idéale. Elle consiste à barrer avec les jambes,
le manche coincé à hauteur des genoux,
et à conserver
l’usage des deux mains pour manœuvrer la ligne, pour ,
embraquer à larges brassées, ramasser avec soin, réduire les
.
perruques, nettoyer le leurre, bref pour se servir de son outil
_
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à la perfection.
Comme je suis droitier, je pêche de la main droite et j’ai
le corps tourné vers tribord, ce qui me semble un avantage
sur le plan de la navigation. .l e surveille les bateaux relevés
à tribord qui, selonles règles internationales de navigation,
ont la priorité sur moi et devant lesquels je dois me dérouter.
Autre recommandation : ne pas céder à une étrange fascination. Qu’il « racle >> ou qu’il « asticote >>, le pêcheur à
la caille a du mal à détourner son regard de l’endroit où
plonge le corps de ligne comme si la fixation intense, la
_
tion médiumnique de ce point l’aidait à entrevoir les mystères
cachés de la mer.
'
Le pêcheur a mieux à faire que de succomber à cet envoûtement et de contempler béatement son nylon. Ainsi que
nous
le verrons à propos des << opérations >>, il a à observer les
amers, les points remarquables du paysage, pour
être en
mesure de se positionner avec précision à n’importe quel
_
instant. Il a à se représenter mentalement, mètre carré par
mètre carré, la conguration des fonds en décodant les messages transmis par le plomb. Il a à subodorer, ou à détecter,
la présence des poissons d’après des signes si ténus qu’il
les décèle seulement en leur portant une attention soutenue.
Il a, enfin, à entraîner sa sensibilité tactile aux outils, et il
l’entraîne d’autant mieux qu’il ne les regarde pas,
exacte-
