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Outils de la traîne au fond
mains, à grandes brassées, en vitesse, le corps de ligne qui
is’abandonne. ll reprend le mon important causé par l’abat—
tement. il rentre à bord une bonne longueur du corps deligne. Lorsqu’il estime en avoir rentré une longueur suffisante, c’est—à—dire lorsque le corps de ligne immergé repré‘
-
'
sente environ une fois et demie à deux fois la hauteur d’eau
'
(soit dit en passant, le corps de ligne scindé en plusieurs tron—
'
cons est bien pratique pour évaluer avec précision la lon—
guéur du corps de ligne immergé), il revient alors à son cap ,
initial. Il peut même, si cela est nécessaire, continuer à
embarquer en revenant au cap initial.
Dès qu’il a retrouvé son cap, il laisse filer le plomb et, pres—
que immédiatement, il stoke le fond. Alors les mouvements
…
de faux recommencent jusqu’à ce qu’une action sur la barre
soit rendue nécessaire parce que la longueur du corps de
ligne immergé
excessive et que le pêcheur ne contrôle
plus la manœuvre;
-
Pendant ce temps-là que se passe—t-il sous l’eau? Dès que
,
le bateau commence à abattre, le plomb n’est plus tracté,
il casse son erre et il s’enfonce. Le leurre s’arrête à son tour.
"
ll s’ébroue, provocateur et provocant. il se laisse nonchalamment descendre. Non seulement le relâcher est naturel,
comme la nage d’un poisson insouciant, mais le leurre se
met en place pour de nouveaux démarrages foudroyants,
meurtriers, au ras des pâquerettes, les uns, vifs, rapides et
brefs causés par le mouvement de faux, les autres longs et
_
prolongés, causés par l’embraquage à la volée du corps de
ligne.
_
Ainsi donc en coordonnant les manœuvres du bateau et
de la ligne, le pêcheur-barreur-manipulateur gagne sur plusieurs tableaux. ll récupère une bonne touée de ficelle. ll
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recale son plomb au fond. Il est en mesure de faire effec—
tuer à son leurrede spectaculaires bonds en avant, et vous
constaterez à l’usage que c’est souvent lors de ces bonds
que le poisson mord.
Avec de l’habitude, on synchronise tous les relâchers avec
de légers coups de barre, afin d’avoir toujours un plomb au
fond
et toujours un corps de ligne manœuvrable. A quels
s1gnes l’opérateur s’aperçoit-il qu’il lui faut abattre et embra—
quer? A des signes imperceptibles pour le profane, l’incli-
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