Traîne lourde à la main dite caille
145 !
L’« asticotante »
-
-
_
L’efficacité de l’« asticotante >>, comme celle de la << raclante »,
repose sur l’animation du leurre, mais la technique d’animation et les mouvements imprimés au leurre sont différents.
Première différence : alors que dans la raclante c’est le
_
plomb qui se charge de l’animation, dans l’asticotante c’est
-
le pêcheur-manipulateur qui est le maître d’œuvre. Le succès dépend de son doigté, de son adresse à faire vivre le
leurre.
Deuxième différence : le but de l’asticotante est aussi de
casser la marche du leurre, d’alterner les pauses et les démar—
rages
mais de faire en sorte que ces démarrages soient fou-.
droyants etfulgurants. Un bond en avant, c’est bien. Un bond
long, super-rapide et vif comme l’éclair, c’est tellement
mieux!
—
_
Un démarrage horizontal, à raser le fond, c’est bien. Mais
un
démarrage en chandelle, vers la surface, ainsi que
_
-
s’enfuient le plus souvent les frétins pourchassés, c’est tellement mieuxl Et un démarrage en chandelle vers le bateau,
c’est tellement, tellement plus pêchantl
. Commencer comme pour la raclante. Lancer le plomb. Lais—
ser filer librement le corps de ligne sur un doigt. Dès que
‘
le plomb est arrivé au fond, le pincer entre le pouce
et
l’index. Quelques secondes se passent. La ligne se. raidit.
‘ Avant que le plomb ne commence à racler, le pêcheur donne
un coup sec pour le soulever au-dessus du fond, et il laisse
filer entre ses doigts 2 ou 3 brasses du corps de ligne,
_
jusqu’à ce que le fil se raidisse de nouveau. Il donne dere—
chef “un coup sec pour soulager le plomb et recommence
à choquer (laisser filer} un peu de corps de ligne. Et ainsi
de suite jusqu’à ce que la longueur filée soit correcte,
disons deux fois et demie la hauteur d’eau. À l’asticotante,
la longueur à filer est plus élevée qu’à la raclante.
Pour que les tractions exercées sur le corps de ligne se tra—
duisent par des tractions d’amplitude identique sur le leurre,
-
il est nécessaire que le corps de ligne soit (autant que possible) dans le prolongement de la ligne, c’est—à-dire assez
allongé dans l’eau (voir illustration 41).
L’allongement du corps de ligne immergé offre un avantage
’
Précédent

- 141/383

Suivant