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Outils de la traîne au fond
’
Déclouer la couenne. Elle est devenue dure comme du bois
dont elle a d’ailleurs pris l’aspect. La raboter en fins
avec une gratte bien coupante, << fine, fine, fine sur toute:
saSurface, fine, fine, fine comme papier à cigarettes ». Les
Provençaux sont des poètes. À l’aide de gabarits, découper
la couenne selon les formes désirées.
Les 50 à 60 pièces obtenues sont mises à tremper dans la
lessive. il faut qu’elles deviennent blanches et propres. D’ail—
leurs si une peau a jauni en cours de pêche, on a intérêt
à la lessiver de nouveau. Les pièces correctement blanchies
sont rincées et conservées dans de la saumure, dont elles
_
sont retirées juste avant l’emploi.
‘
Saumure : Faire bouillir 2 litres d’eau, ajouter le gros Sel
poignée par poignée. À partir du moment où il ne se dissout plus, la saumure est prête. La laisser refroidir. Retirer
la croûte supercielle. Plonger les couennes. Elles peuvent
Se
conserver
des années, blanches et souples, prêtes à
l’emploi.
Montage : Percer deux petits trous où passer l’hameçon.
—
'
L’écartement de ces trous est calculé pour que l’hameçon
une fois mis en place donne à la couenne la concavité qui
la fait nager correctement (voir illustration 32).
La couenne de porc est une géniale invention des Provençaux. Avec un sous-produit inutilisable, ils ont créé un leurre
_
bon marché et admirablement adapté aux exigences spécifiques de la caille dans des eaux cristallines et calmes. Une
leçon à méditer.
_
Tout le monde parle aussi en Provence de la peau de veau
mort-né, le vélin, qui a donné son n0m à un papier de qua—
lité supérieure imitant justement la peau de veau. On m’en
a même remis gentiment un spécimen. Je n’ai malheureu_
sement pas réussi à réunir des informations valables sur la
question.
Le lançon art1c1el,
Red Gill et Raglou
'
Après l’anguillon de caoutchouc et la cuiller légère, le troisième et dernier leurre spécifique de la caille est le lançon
Outils de la traîne au fond
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Déclouer la couenne. Elle est devenue dure comme du bois
dont elle a d’ailleurs pris l’aspect. La raboter en fins
avec une gratte bien coupante, << fine, fine, fine sur toute:
saSurface, fine, fine, fine comme papier à cigarettes ». Les
Provençaux sont des poètes. À l’aide de gabarits, découper
la couenne selon les formes désirées.
Les 50 à 60 pièces obtenues sont mises à tremper dans la
lessive. il faut qu’elles deviennent blanches et propres. D’ail—
leurs si une peau a jauni en cours de pêche, on a intérêt
à la lessiver de nouveau. Les pièces correctement blanchies
sont rincées et conservées dans de la saumure, dont elles
_
sont retirées juste avant l’emploi.
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Saumure : Faire bouillir 2 litres d’eau, ajouter le gros Sel
poignée par poignée. À partir du moment où il ne se dissout plus, la saumure est prête. La laisser refroidir. Retirer
la croûte supercielle. Plonger les couennes. Elles peuvent
Se
conserver
des années, blanches et souples, prêtes à
l’emploi.
Montage : Percer deux petits trous où passer l’hameçon.
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L’écartement de ces trous est calculé pour que l’hameçon
une fois mis en place donne à la couenne la concavité qui
la fait nager correctement (voir illustration 32).
La couenne de porc est une géniale invention des Provençaux. Avec un sous-produit inutilisable, ils ont créé un leurre
_
bon marché et admirablement adapté aux exigences spécifiques de la caille dans des eaux cristallines et calmes. Une
leçon à méditer.
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Tout le monde parle aussi en Provence de la peau de veau
mort-né, le vélin, qui a donné son n0m à un papier de qua—
lité supérieure imitant justement la peau de veau. On m’en
a même remis gentiment un spécimen. Je n’ai malheureu_
sement pas réussi à réunir des informations valables sur la
question.
Le lançon art1c1el,
Red Gill et Raglou
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Après l’anguillon de caoutchouc et la cuiller légère, le troisième et dernier leurre spécifique de la caille est le lançon
