Traîne lourde à la main dite caille
123
En revanche, quand on s’attaque aux malabars des profondeurs avec une cuiller légère, il est prùdentde remplacer
'
le triple d’origine par un triple surdimensionné. Tant pis
si la nage de la cuiller en souffre. Mieux vaut cela que d’avoir
un hameçon ouvert par une brute.
.
"
.
Coloration
,
'
,
Eu égard à la sensibilité des» poissons;aux’ couleurs, je suis
enclin à penser qu’il est avantageux de posséder quelques
cuillers colorées. Les miennes sont colorées de bleu et de
rouge (voir illustration 31). -
,
.
Variante intéressante de la cuiller Léman, laFjord, en inox,
40, 45 ou 50 millimètres, avec bien sûr un émerillon incorporé. Son hameçon est serti dans le creux de la palette. Un
ensemble compact remarquable d’efcacité.
»
Pour qu’elles soient toujours en état de marche, huiler les
cuillers et les conserver dans un bocal de verre—ou une boîte
étanche. Les essuyer avant de les mettre à l’eau.
,
La peau
de ' cochon
La célèbre peau de cochon des Provençaux n’est pas un appât
naturel qui aurait la propriété d’attirer le poisson à cause
’
de la saveur du porc. La peau de cochon est un leurre au
même titre que
la cuiller, à cette différence près qu’il est
fait de cuir gratté et non point de métal
J’ai consulté les derniers adeptes de la couenne de porc.
Ce qu’ils m’ont appris est passionnant et indispensable à
connaître pour revenir aux sources de la pêche traditionnelle, même si on ne traîne jamais une peau
de cochon. Se
.
procurer chez un charcutier la << ventresque >> tout juste
dégraissée d’une truie, << parce que
la truie a la peau plus
douce que le cochon >>. La ventresque désigne en provençal
la couenne du côté qui va << jusque-là où il y a les tétines >>.
Prononcer << tétineu >> avé l’assent.
.
Répandre une couche de << sel gros >> sur une planche. Poser
la ventresque sur la planche, côté gras en dessous. La clouer
bien tendue. Étaler du << sel gros >> COPIEUSEMAINT (prononcer avé l’assent) sur le dessus pour que
la couenne s’en imprè—
'
gne. Laisser sécher au moins 6 mois.
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En revanche, quand on s’attaque aux malabars des profondeurs avec une cuiller légère, il est prùdentde remplacer
'
le triple d’origine par un triple surdimensionné. Tant pis
si la nage de la cuiller en souffre. Mieux vaut cela que d’avoir
un hameçon ouvert par une brute.
.
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Coloration
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'
,
Eu égard à la sensibilité des» poissons;aux’ couleurs, je suis
enclin à penser qu’il est avantageux de posséder quelques
cuillers colorées. Les miennes sont colorées de bleu et de
rouge (voir illustration 31). -
,
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Variante intéressante de la cuiller Léman, laFjord, en inox,
40, 45 ou 50 millimètres, avec bien sûr un émerillon incorporé. Son hameçon est serti dans le creux de la palette. Un
ensemble compact remarquable d’efcacité.
»
Pour qu’elles soient toujours en état de marche, huiler les
cuillers et les conserver dans un bocal de verre—ou une boîte
étanche. Les essuyer avant de les mettre à l’eau.
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La peau
de ' cochon
La célèbre peau de cochon des Provençaux n’est pas un appât
naturel qui aurait la propriété d’attirer le poisson à cause
’
de la saveur du porc. La peau de cochon est un leurre au
même titre que
la cuiller, à cette différence près qu’il est
fait de cuir gratté et non point de métal
J’ai consulté les derniers adeptes de la couenne de porc.
Ce qu’ils m’ont appris est passionnant et indispensable à
connaître pour revenir aux sources de la pêche traditionnelle, même si on ne traîne jamais une peau
de cochon. Se
.
procurer chez un charcutier la << ventresque >> tout juste
dégraissée d’une truie, << parce que
la truie a la peau plus
douce que le cochon >>. La ventresque désigne en provençal
la couenne du côté qui va << jusque-là où il y a les tétines >>.
Prononcer << tétineu >> avé l’assent.
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Répandre une couche de << sel gros >> sur une planche. Poser
la ventresque sur la planche, côté gras en dessous. La clouer
bien tendue. Étaler du << sel gros >> COPIEUSEMAINT (prononcer avé l’assent) sur le dessus pour que
la couenne s’en imprè—
'
gne. Laisser sécher au moins 6 mois.
