Le guide du littoral
La suite de la promenade vous
y invitera de nombreux amis et rel'a—
conduira ensuite à une villa, récem—
tions. Parmi eux, des Polonais, dont
ment transformée en centre d‘ac—
l‘écrivain Sienkievicz (1846-1916),
cueil. C‘est là que vous pourrez
célèbre auteur de Quo Vadis ?.
vous informer plus amplement sur
Après la mort d‘Abdank, sa proprié—
la flore de Ploumanac‘h et les ori—
té sera transformée et louée : on y
gines des formations granitiques.
verra ainsi, pendant l‘entre—deux- '
Une salle est consacrée aux oiseaux
guerres, de nombreux visiteurs, par—
’
de Sept—Iles.
mi
lesquels Pierre Fresnay et "
Poursuivant le chemin littoral, on
Yvonne Printemps.
atteint la délicieuse anse de Saint—
|
_
Guirec. Sur la plage, un oratoire
Llle-aux-Mornes,
commémore le débarquement de
larchrpel des SQl'lles
saint Guirec en ce lieu au VIe
AU large de PGFYOS—GUlFQC, l'Ile—aux—
siècle. Une légende assurait que les
Moines (en breton janti/ez), ROUZiC
jeunes filles désireuses de se marier
(Riouzig), Malban (Enez Mel/ban),
devaient planter une épingle dans le
l‘Ile—Plate (Enez Plat), Bono (Enez
nez du saint et ensuite le prier pour
Bono), Le Cerf (Ar Zer), les Costans
être exaucées... La statue en bois
(Koztan), forment l'archipel des
originale a été transportée dans la
Sept—Iles. Il s‘agit d'une des plus im—
chapelle voisine. On venait aussi
portantes réserves ornithologiques
prier saint Guirec en lui présentant
de France ; elle bénéficie d'une pro—
les enfants nouveau—nés, afin qu‘ils
tection absolue. Seule l‘Ile-aux—
puissent marcher au plus vite.
Moines, faisant partie du domaine
L‘anse de Saint—GUÎF€C est surmon—
du Conservatoire, est accessible au
tée par une série de villas : la plus
public,
haute, caractéristique
de l‘architec—
L'Ile-aux—Moines
ture de la fm du XlXe 5lèCle/ appar—
9 ha (commune de Perros—Guirec).
tint à l'ingénieur Eiffel et a conservé
Accès par bateau depuis Perros—
son nom.
Guirec (se renseigner au port ou à
On découvre enfin, au fond d‘une
l'Off˜
de t°u_risme : 21° place de
crique, le château de Costaeres. Le
22700 Perros—
spectacle est particulièrement saisis—
Gulrec' Tel' 96 23 21 15')
sant à hauteur du parc de la Bastille
La présence des moines dans l‘île
(acquis par le Conservatoire), entre
qui devait prendre leur nom 65t at—
l‘anse de Saint—Guirec et le joli petit
testée au XIVe siècle. Il ne subsiste
port de Ploumanac'h. Le château fut
pourtant aucun vestige de leur C0U‘
bâti par un personnage original, un
vent OlUÎ occupait sans d0Ut€ l‘emémigré polonais nommé Bruno
placement de la caserne construite
Abdankanoviecz, ayant francisé son
ultérieurement. AU XVIe SÎèCl€/ à
nom en « Abdank ». Cet ingénieur,
l'époque des guerres de'Religion,
qui avait amassé une fortune consi—
l'île servit de base occasionnelle
dérable, dessina lui—même les plans
aux corsaires anglais, soit pour y ef—
du château qu‘il voulait édifier sur
fectuer des escales, soit pour prati—
l'île achetée en 1892. Sans doute
quer la contrebande. C‘est en 1720
ses
lectures d‘enfant et d'adoles—
que le ministère de la Marine déci—
cent, ainsi que quelques fantasmes,
de de construire un fort à l‘Ile—aux—
le guidèrent—ils dans la conception
Moines. Les travaux seront confiés à
de l'ensemble. En 1893, pour com—
l‘architecte Siméon Garangeau, in—
pléter son œuvre, Abdank achète
génieur en chef des fortifications de
l'épave d‘un trois—mâts naufragé,
Saint—Malo. il précise ses intentions
dont il récupère le bois pour la dé—
dans un mémoire : « Pour empê—
coration intérieure de sa demeure. ll
cher les corsaires de profiter de l'île
100
La suite de la promenade vous
y invitera de nombreux amis et rel'a—
conduira ensuite à une villa, récem—
tions. Parmi eux, des Polonais, dont
ment transformée en centre d‘ac—
l‘écrivain Sienkievicz (1846-1916),
cueil. C‘est là que vous pourrez
célèbre auteur de Quo Vadis ?.
vous informer plus amplement sur
Après la mort d‘Abdank, sa proprié—
la flore de Ploumanac‘h et les ori—
té sera transformée et louée : on y
gines des formations granitiques.
verra ainsi, pendant l‘entre—deux- '
Une salle est consacrée aux oiseaux
guerres, de nombreux visiteurs, par—
’
de Sept—Iles.
mi
lesquels Pierre Fresnay et "
Poursuivant le chemin littoral, on
Yvonne Printemps.
atteint la délicieuse anse de Saint—
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Guirec. Sur la plage, un oratoire
Llle-aux-Mornes,
commémore le débarquement de
larchrpel des SQl'lles
saint Guirec en ce lieu au VIe
AU large de PGFYOS—GUlFQC, l'Ile—aux—
siècle. Une légende assurait que les
Moines (en breton janti/ez), ROUZiC
jeunes filles désireuses de se marier
(Riouzig), Malban (Enez Mel/ban),
devaient planter une épingle dans le
l‘Ile—Plate (Enez Plat), Bono (Enez
nez du saint et ensuite le prier pour
Bono), Le Cerf (Ar Zer), les Costans
être exaucées... La statue en bois
(Koztan), forment l'archipel des
originale a été transportée dans la
Sept—Iles. Il s‘agit d'une des plus im—
chapelle voisine. On venait aussi
portantes réserves ornithologiques
prier saint Guirec en lui présentant
de France ; elle bénéficie d'une pro—
les enfants nouveau—nés, afin qu‘ils
tection absolue. Seule l‘Ile-aux—
puissent marcher au plus vite.
Moines, faisant partie du domaine
L‘anse de Saint—GUÎF€C est surmon—
du Conservatoire, est accessible au
tée par une série de villas : la plus
public,
haute, caractéristique
de l‘architec—
L'Ile-aux—Moines
ture de la fm du XlXe 5lèCle/ appar—
9 ha (commune de Perros—Guirec).
tint à l'ingénieur Eiffel et a conservé
Accès par bateau depuis Perros—
son nom.
Guirec (se renseigner au port ou à
On découvre enfin, au fond d‘une
l'Off˜
de t°u_risme : 21° place de
crique, le château de Costaeres. Le
22700 Perros—
spectacle est particulièrement saisis—
Gulrec' Tel' 96 23 21 15')
sant à hauteur du parc de la Bastille
La présence des moines dans l‘île
(acquis par le Conservatoire), entre
qui devait prendre leur nom 65t at—
l‘anse de Saint—Guirec et le joli petit
testée au XIVe siècle. Il ne subsiste
port de Ploumanac'h. Le château fut
pourtant aucun vestige de leur C0U‘
bâti par un personnage original, un
vent OlUÎ occupait sans d0Ut€ l‘emémigré polonais nommé Bruno
placement de la caserne construite
Abdankanoviecz, ayant francisé son
ultérieurement. AU XVIe SÎèCl€/ à
nom en « Abdank ». Cet ingénieur,
l'époque des guerres de'Religion,
qui avait amassé une fortune consi—
l'île servit de base occasionnelle
dérable, dessina lui—même les plans
aux corsaires anglais, soit pour y ef—
du château qu‘il voulait édifier sur
fectuer des escales, soit pour prati—
l'île achetée en 1892. Sans doute
quer la contrebande. C‘est en 1720
ses
lectures d‘enfant et d'adoles—
que le ministère de la Marine déci—
cent, ainsi que quelques fantasmes,
de de construire un fort à l‘Ile—aux—
le guidèrent—ils dans la conception
Moines. Les travaux seront confiés à
de l'ensemble. En 1893, pour com—
l‘architecte Siméon Garangeau, in—
pléter son œuvre, Abdank achète
génieur en chef des fortifications de
l'épave d‘un trois—mâts naufragé,
Saint—Malo. il précise ses intentions
dont il récupère le bois pour la dé—
dans un mémoire : « Pour empê—
coration intérieure de sa demeure. ll
cher les corsaires de profiter de l'île
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