1
Corse
Une terre dl5P…ée
chesse relative des propriétaires
La Corse de l'Au—Delà-des—Monts,
fonciers
se traduisait dans la vie
i
terra dei signori, est celle où put se
male par la puissance politique. A
maintenir, après le XIVe siècle, le
Fozzano,
comme dans ÎOU΀ la pro—
régime de la propriété féodale. La
vrnce
de la Rocca, en effet, richesse
1
famille Durazzo possédait ainsi,
foncrère
et puissance politique al—
dans
la
région de Belvédèrelarent de pair.»
l
Campomoro, un fief de deux mille
Dans toute la région de Belvédère,
l
hectares. L'histoire même de cette
Campomoro et Fozzano, les Duraz—
, l
terre mérite qu'on s'y arrête, car elle
zo semblent à l'origine de la puis—
l
explique en grande partie les rai—
sance de sept familles, toutes des—
l
sons et les conditions dans les—
cendantes directes ou collatérales
l
quelles le Conservatoire a pu
de la « branche fondatrice ». C'est
l
acquérir un important domaine. En
ce qu'explique en 1854 le maire de
l
1568, un Durazzo, issu d'une puis—
Fozzano, J. Bernardini, lorsque des
l
sante famille liée à Gênes, mais qui
laboureurs, fermiers, métayers, voi—
%
ne semble avoir aucun lien de pa—
re ouvriers agricoles, installés de—
l
renté avec les Durazzo génois, qui
PUÎS peu dans la régi0n, demandent
l
donneront tant de doges à la
à bénéficier de la propriété d'une
1
République aux XVIIe et XVIIIe
partie des terres communes. ].
1
siècles, acquiert une terre dans la
Bernardini déclare : « Maîtresses
l
région de Campomoro.
primitives de tout le sol enfermé
l
On ignore si, avant cette date, les
dans la circonscription
de Fozzano,
Durazzo étaient déjà propriétaires
Êllesb [IllesPfarlnil[l)es Bernardrn|r,
de terrains à Campomoro, ou bien
"
ao ". _ulrazzo,
1’
si les acquisitions sont postérieures.
Papa
ml’ Tomasrnri
e posse erent
ll ya tout lieu de suivre Pierre La—
et l expl_orterent dabord
en
com—
motte, écrivant en 1956 dans Etudes
mun, purs elles
repartrrent ets
en
_
lotrrent respectivement, mars en
corses
.
«
Nous ne doutons pas que
.
,
d
f
«
le domaine de Campomoro ait ja—
onds_ervant quantite
e sur ace 'en
mais fait l'objet d'une concession,
,…
WlSlon'
»
De|a
sorte,
es
et nous sommes plutôt enclin à pen—
etrangers venant s_rnstaller
a Fozza—
ser que la fonction de capitaine de
no, dont
communal
en—
bataillon qu'assuma Durazzo—
globalt
epoque Belvedere—Cam—
Fozzano lui permit d'agrandir ses
pomoro, etaient admrs
a travailler
la
.,
,
,
.
_
terre mais non pas a la posseder.
proprietes au détrimentl
des terres
Certains de ces nouveaux venus
communales.
L origine d un domar—
fondèrent des hameaux en dehors
:? ausjsr
vaste _ 2 000
_
de Fozzano, sur les lieux mêmes où
|,
en
emeure
'
aut
ils mettarent_en
valeur les terres :
avouer, assez mystérieuse. »
arnsr naît le vrllage de Campomoro…
Pendant des siècles, les grands proSans doute l'unité des « sept fa—
priétaires vivent confortablement
milles fondatrices » pouvait—elle
sur leurs terres, situation que décrit
souffrir de terribles vendette, com—
encore Pierre Lamotte : « Sans tirer
me celle qui opposa les Carabelli et
de gros revenus en argent de leurs
les Bartoli d’une part, les Paoli et les
terres, les propriétaires connais—
Durazzo d‘autre part, ce qui donnesaient une large aisance et l'abon—
ra à Prosper Mérimée la trame de
dance régnait dans leurs maisons.
Colomba
ces familles se reLes plus importants jouissaient d'un
trouvaient toujours pour maintenir
large excédent de récoltes en cé—
l'état de choses existant en matière
réales et en huile qu'ils exportaient
de propriété foncière. Ecoutons en—
par le port de Propriano. Cette ri—
core le maire de Fozzano, en 1854,
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