Le guide du littoral
gner le terrain perdu au cours des
‘
5lèC'85Üne résistance
Le Conservatoire commence à inter—
aux
;îï‘èëâ. 'âÂl£‘fâî.êîäîêëlîä8tlÎ
Pe”.da"ë
…
.
.,
,
.
,
s habttuerent si bien a faire des ptllages en
tions
de proprietes
pnvees, ou cer—
Corse que, malgré leur petit nombre, ils
ta1ns caresserent
un
temps des
étaient devenus assez hardis pour pénétrer
pr_oiets Imm9b'
' ier5. Le syndicat
dans l‘intérieur des terres, comme s‘ils eus—
m‘XÎÊ
de gestion
se trouve au;our—
sent été assurés d‘être toujours vainqueurs.
dIhU' à la tete d‘un domaine de plus
Au mois dejuillet, deux petits navires turcs
de dÎX mille hectares, incluant des
abordèrentc‘t l‘Agriata. C‘est assez leur ha—
terres « communales »: comportant
bitude de se servir d‘embarcati0ns légères ;
en 0UÜ€ un patrimoine bâti or Îgi—
ils les trouvaient plus commodes pour exer—
nal : une ferme et 5535 dépendance à
cer leurs brigandages. Une vingtaine de
lfana, et surtout de très nombreux
Turcs descendirent sur la plage d‘Ostriconi
paillers (i pagliaghj), anciennes ber—
et attendirent la nuit pour s‘embusquer, &
geries de pierres sèches à l'architec—
une distance de trois milles, près d‘une aire
ture unique en Corse. Le terrible
du village de Novello. Commeslespaysans
incendie de l'été 1992 a ravagé en—
qui allaient battre leur blé retournaient
viron huit mille hectares de maquis,
chaque soir dans leurs maisons, les Turcs
principalement sur les terres com—
attendirent qu‘ils descendissent. Et, en efmunales, situées en arrière de la
fel; le matin de bonne heure: un groupe de
bande littorale.
paysans, dont chacun avait pour toute ar—
.
.
me une demi—pique, descendit de ce côté.
Les plages et les cr1ques du littoral
L
"l
.
d l'
19
d
”1
des A riate sont ré utées
armi-les
orsqu”furempm 6 em
usca
e’.zs
g
p
p
_
aperçurent les Turcs et allaient prendre la
plus belles d,e
Corse. Dep…s
fuite, si l‘un d'eux nommé Natale, qui
quelques annees,
les plages du
avait été soldat la plus grand partie de sa
Lotu, de Salecma et de Malfalcu
vie, ne leur eût donné du courage. »
sont de PlU_S
en Plus frequntees
= a
{Chronique de Marc‘Antonio Ceccaldi,
la belle saison, un serwce de na—
XVIesiède_)
.
vettes maritimes a été organisé de—
U
,
.
.
.
.
.
.
n combat s engage. les Turcs finissent
pws Sa1nt—Florentwsqu'a la plage
,
,
.
_
,
du Lotu. Ces navettes effectuent
Par
et senfuzr ’ neufdentre eux
.
,
.
.
ront faits prisonniers, deux Corses seront
plu5ieurs traversees quotidiennes
et
blessés. Gageons que les Turcs « prison.—
r'flcllrî'
niers » eurent
un sort peu
expiant
'_
_
des decenntes de ravages accomplis par les
de restreindre la fréquentation de
leurs...
ces plages ; mais le syndicat de ges—
tion tient à conserver à la partie lit—
torale du domaine son équilibre
Monte Genova, se dressant a 418
écologique. Il convient donc d'agir
metres, y apparaît pourtant
comme
de façon concertée avec toutes les
tutela1re. De quelque
parties concernées pour assurer une
cote que
l'on
Agnate, sa
gestion satisfaisante de l‘ensemble.
haute silhouette se
detache en effet,
En 1993, un sentier littoral de cin—
SOlltaH”€|et
majestueuse. Les lequante kilomètres sera organisé
gendes | entourant
en donnent la
avec des gîtes d‘étape.
mesure.
La premiere fait intervenir
le diable : Satan, fatigue et exaspere
par les difficultés d‘une longue mar—Le Monte Genova
che dans le maquis, parvint au som—
Si la cime d'lfana, à l‘est, avec ses
met du Monte Genova. Son humeur
479 mètres, constitue le plus haut
était d'autant plus exécrable qu'il
sommet du massif des Agriate, le
n'avait trouvé dans ce « désert » au—
290
Précédent

- 288/333

Suivant