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}
*
:_Corse
}
mée en donnait jadis dans Matteo
l_€
,.
_,
}
Falcone : « Le maquis est la patrie
}}
des bergers corses et de quiconque
Cap-C0rse
,
}
s'est brouillé avec la justice >>... En
……
}}
tout cas, souvent décourageant pour
Le Conservatoire du littoral ne POS}
le randonneur, presque angoissant
sède qu‘un 56… terrain dans le Cap—
};
lorsque l‘on tourne et retourne pour
Corse, mais il s‘agit d'un site ma-_
}}
trouver une issue à un sentier qui
jeur, s'étendant pratiquement
fut et qui n‘est plus, le maquis est
depuis les îles Finocchiarola, à l'est,
un miileu vivant et riche : « Tout en
jusqu‘à la pointe d‘Agnello,
ayant l‘air de dormir sous son ciel
l'ouest, couvrant de la sorte une
ardent, la solitude du maquis
bonne partie de l'extrémité septen—
veille », écrivait joliment
trionale du Cap—Corse.
Lorenzi di Bradi.
B» Capandula
.
lnsensiblement mais inexorable—
377 ha (commune de ROglîan0)—
}
ment, le maquis gagne du terrain 'si
Pé_deStfe seuËemenï depuis
}
les cultures ne sont pas entretenues
par la banc .de TamarŒ.le
‘
ou si les troupeaux ne le broutént
(part.le 6…” ou depu1$ Barcagglo
.
(pame ouest).
'
pas lorsque cela est encore possrble :
_
«
La nature se défend », nous disait
_
,
,
_
un habitué de ces labyrinthes, ob—
Une hrstmre riche
_
servant un olivier inaccessible en
Au XIIIe siècle, le Cap—Corse était
raison de sa protection d'épineux
partagé entre les deux familles de
plus redoutables que des barbelés.
féodaux : les Da Mare dans la partie
Mais aussi le maquis brûle : com—
nord, les Avogàri dans la partie sud.
}
bien de « démaquisages », volon—
Les Da Mare descendaient d'un
taires ou non, ont tourné au désas—
Ansaldo, dont les fils eurent de glo—
}
tre, le feu étant attisé, dans cette na—
rieux étatsdé service dans la marine
}
ture sèche, par des vents soutenus...
génoise : l‘un d'eux, Henri Da
}
Le terme français de maquis a été
Mare, fUÏ réputé avorr commandé
}
formé à partir de son appellation
une escadre de la flotte genorse lors
}
c0rse : a macchia. Cette formation
de bataille navale de la Meloria
}
végétale typiquement méditerra_
(1284),_qui
vit la défaite de Pise,_et
}
néenne peut atteindre, lorsque les
la perte d'influence de cette dernre—
}
conditions lui sont favorables, une
re en Corse.
Durant le XIVe srècle,
}
hauteur de trois à quatre mètres et
tandis que la guerre entre
les fe0_'
'
se compose principalement de
daux et les communalrstes aboutit
chênes verts, d‘arbousiers et de
aupartage de la Çorse
en terra der
}
bruyères arborescentes. Sur le litto—
Signori et terra dl_Comune, le Çap—
}
”ral, la faible profondeur des sols, les
Corse V0lt se maintenir
le regime
}
fortes pentes et les conséquences
féodal de P_r0l?rlété des terres.
g
des incendies répétés ne favorisent
blef} accepte,_sr l‘on
}
pas un tel développement. Le ma—
en croit Camille Picc10ni, historien
}
quis est alors plus bas, et se compo—
du Cap, qui évoque une « féodalrte
se d'une grande variété d'essences :
IDlUÎÔt patriarcale‘ »— Le Cap,“
en
}
lentisque, filaire, bruyère,
035, va bientôt être la proue des
”"
}
différents cistes, Oléastres
o_li—
cursions barbàresques. Celles—cr se
}
viers à l'état sauvage —, genêts, ca—
font plus nombreuses, comme par—
lycotomes, romarin. Sur les-terres
toUt, au débUÎ du
-3
}
:incendiées ne repoussent d'abord
«
Gênes n‘en *imp053't pornt a ces
que des essences particulièrement
écumeurs des mers ;et les DaMare,
_}
‘
résistantes au feu : cistede‘M0nt—
impuissants àles maîtriser par leurs
{
pellier, asphodèle et inule visqueu—
seules forceS,_ avaient [consenti] à
-
certains chefs barbares'quesle droit
}
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