Le guide du littoral
cheuses, de petites plages de galets
accordait le titre envié de « capiou de sable fin blanc comme de la
_
taines >>, ainsi que la concession de
poussière, de pointes dentelées, de
certaines taxes et revenus douafalaises tombant à pic dans la mer,
niers, à charge pour eux de mener
présente un double aspect : le pre—
les travaux à leur terme. L'Office de
mier végétal — le maquis —— le se—
Saint-Georges assurait ainsi à bon
cond minéral — corniches et caps
compte la protection du littoral cor—
surmontés à intervalles réguliers par
se. Mais il serait sans doute abusif
le réseau de tours génoises —, l'un
de parler de tours défensives, prépa‘et l'autre ayant en commun un as—
rées à subir des sièges. Hors les
pect défensif, comme un véritable
tours du Cap Corse, les garnisons
château fort, mais si beau.
étaient effet réduites à un ou deux
hommes, exceptionnellement trois,
Les tours génoises
se relayant, chargés d'avertir les vilVenant de la mer, et quel que soit le
lages concernés d'éventuels périls.
point de la côte sur lequel on souhai—
Ces tours communrquarent entre
te aborder, on trouvera un amer qui
elles
a
intervalles réguliers, gUl—
n'est autre qu'une << tour génoise ».
datent les
nav1res en
mer ; les gar— “
Le réseau de tours construit tout au
d|ens etî“ent
en
outre charges de
long du XVIe siècle, et peut-être
percevorr les droits
de douane
et
avant, était conçu de telle façon
taxes que devaient acqwtter les
que de chaque tour on puisse aper—
commerçants maritimes.
Elles ne fucevoir la voisine, et ainsi de suite.
rent que
tres except10nnellemeent
Ces tours marquent le littoral com—
attaquees par les_corsarres, qur
me les signes de ponctuation cadenavaient pour prmcrpal ObleCtlf de
cent un texte. Le plan de ces tours
rançonner les Villages, ‘Ît non pas
est à peu près immuable : elles
d‘Ë perdre du temP_5
a reduire
une
comportent une base pleine, un éta—
defense qu‘ils savaient devorr ”?”,”
ge formant pièce d'habitation, dans
ver Vide de tout… LJne
f0|5 le pertl
lequel on accédait par une seule
barbaresque passe,
les tours geouverture en hauteur. Il n'y avait
n0|ses
ont conserve longtemps
leur
pas d‘escalier d‘accès, seulement
fond…“ de phares, raison pour la:
une échelle que l'on tirait derrière
quelle on_
les retrouve aupurd'hw a
soi afin d'éviter les « surprises »…
peu presintactes
et en
59“'
La pièce d‘habitation comportait un
vent en etat d‘être restaurees.C1nq
puits (en Vérité une réserve d'eau),
de ces tours
seulement gurent
dans
une cheminée, quelques ouvertures
'? patr1morne du Conservatowe
du
placées aux points cardinaux. Au—
lltt0ral/_5UÏ un total
d‘envrron
dessus de cette pièce, une plate—for—
quatre—vrngts ; mais toutes appar—
me était aménagée pour la veille;
tiennent, d'une façon ou d'une
une
construction carrée, sorte
autre, aux paysages
des terrains du
d‘échauguette, permettait au guet—
Conservatorre.
teur de se mettre à l'abri du vent et
des intempéries. Les tours à base
Le maquis
carrée
d'époque pisa—
En arrière de la ligne de tours, à pei—
…Ëf celles_a bΑ5€ ronde d‘epoque
ne franchie la frange littorale du do—
genorse : nen n est morns 5Ul'
maine public maritime, on entre
La construction de certaines tours
dans le maquis. Tout un monde.
fut financée par Gênes, ou plus
Varié dans ses développements en
exactement par l'Office de Saint—
fonction de la nature des sols, des
Georges, qui la représentait en
occupations antérieures — activités
Corse. Mais
la
plupart furent
pastorales ou agricoles —, souvent
l'oeuvre de notables ou féodaux,
impénétrable, le maquis ne répond
auxquels l'Office de Saint—Georges
plus guère à la définition que Méri—
282
Précédent

- 280/333

Suivant