Corse
Les Agriate(s).
mêmes féodaux aux « communafurent à la chrétienté ; comme eux,
listes », que Gênes assoit sa domi—
ils firent tout le mal possible à l‘infi—
nation sur l'île, les rapports de force
dèle, combattant ses vaisseaux de
se transforment en Méditerranée.
guerre, enlevant ses bâtiments de
Bientôt Gênes elle—même sera
commerce, brûlant et pillant ses
contestée puis combattue par Veni—
villes maritimes, ravageant ses côtes
se, avant de subir alternativement
et réduisant les peuples en captivité. »les dominations espagnole et fran—
Progressivement, Alger se détachera
çaise ; la perte de ses lointains
de la tutelle ottomane. A partir de
comptoirs va accélérer sa décaden—
1580, commente Grammont, la
ce. Car la Méditerranée est en passe
course change d'âme, et les soldats
de devenir une « mer turque » : de—
de l'islam deviennent des corsaires
puis la prise de Constantinople par
sans foi ni loi ; des pirates de toute
Méhémet il en 1453, l'Empire otto—
les nations accourent à Alger « pre—
?
man étend inexorablement sa puis—
nant spontanément le turban ». De
sance.
telle sorte que, dans la première
A la fin du XVIe siècle, les Otto—
moitié du
SièC'ey Algef
mans sont maîtres des rives de la
«
comptait plus de cent_m1lle
hab"
Méditerranée depuis la partie nord
tants, qumze mulle maisons, Cent
de l'Adriatique jusqulà Tunis...
fontaines ;
em—
Quant à Alger, après que le fameux
belhssa1ent les env1rons
; sux grands
Khair ed—Dîn « Barberousse » y ait
bagnes contenaient
une
assuré son autorité en 1528, elle de—
trente
mille captifs occupes a_
la
Î
vient « ce qu'elle n'a pas cessé
ch10urme cles galeres et au serv1ce
d'être jusqu'en 1830, la terreur de
de leurs maitres ”"'
la Méditerranée et le refuge préféré
Les raids « barbaresques » n'ont évi—
des corsaires barbaresques », sui—
demment pas épargné la Corse.
vant la formule de HD. de GramEntre le XVe et le XVIe siècle, la dé—
mont, qui poursuit : « Les reis [capi—
sertification du littoral est à peu près
taines corsaires] furent à l'islam ce
complète hors des cités fortifiées.
à
que les chevaliers de Saint—Jean
Les témoignages abondent sur ces
277
Les Agriate(s).
mêmes féodaux aux « communafurent à la chrétienté ; comme eux,
listes », que Gênes assoit sa domi—
ils firent tout le mal possible à l‘infi—
nation sur l'île, les rapports de force
dèle, combattant ses vaisseaux de
se transforment en Méditerranée.
guerre, enlevant ses bâtiments de
Bientôt Gênes elle—même sera
commerce, brûlant et pillant ses
contestée puis combattue par Veni—
villes maritimes, ravageant ses côtes
se, avant de subir alternativement
et réduisant les peuples en captivité. »les dominations espagnole et fran—
Progressivement, Alger se détachera
çaise ; la perte de ses lointains
de la tutelle ottomane. A partir de
comptoirs va accélérer sa décaden—
1580, commente Grammont, la
ce. Car la Méditerranée est en passe
course change d'âme, et les soldats
de devenir une « mer turque » : de—
de l'islam deviennent des corsaires
puis la prise de Constantinople par
sans foi ni loi ; des pirates de toute
Méhémet il en 1453, l'Empire otto—
les nations accourent à Alger « pre—
?
man étend inexorablement sa puis—
nant spontanément le turban ». De
sance.
telle sorte que, dans la première
A la fin du XVIe siècle, les Otto—
moitié du
SièC'ey Algef
mans sont maîtres des rives de la
«
comptait plus de cent_m1lle
hab"
Méditerranée depuis la partie nord
tants, qumze mulle maisons, Cent
de l'Adriatique jusqulà Tunis...
fontaines ;
em—
Quant à Alger, après que le fameux
belhssa1ent les env1rons
; sux grands
Khair ed—Dîn « Barberousse » y ait
bagnes contenaient
une
assuré son autorité en 1528, elle de—
trente
mille captifs occupes a_
la
Î
vient « ce qu'elle n'a pas cessé
ch10urme cles galeres et au serv1ce
d'être jusqu'en 1830, la terreur de
de leurs maitres ”"'
la Méditerranée et le refuge préféré
Les raids « barbaresques » n'ont évi—
des corsaires barbaresques », sui—
demment pas épargné la Corse.
vant la formule de HD. de GramEntre le XVe et le XVIe siècle, la dé—
mont, qui poursuit : « Les reis [capi—
sertification du littoral est à peu près
taines corsaires] furent à l'islam ce
complète hors des cités fortifiées.
à
que les chevaliers de Saint—Jean
Les témoignages abondent sur ces
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