-Languedoc—Roussillon
quité, sa graine ayant été apportée
Charles, courut à leur rencontre au
par un navire ; quant aux gourmets,
palais [?] situé sur les bords de la ri—
peut—être sauront—ils trouver ces poi—
vière Berre et dans la vallée de
reaux sauvages, délicieusement par—
Corbière. On en vint aux mains. Les
fumés (mais ils n'arrivent à maturité
Sarrasins, vaincus, accablés et
qu'avant
péri0des estivales..;).
voyant leur roi tué, prirent la fuite;
Planasse, au printemps, s‘illumine
Ceux qui avaient échappé, voulant
de la floraison d‘iris bleus. L‘Aute
s‘enfuir sur des barques, se jetèrent
abrita jadis un débarcadère romain ;
à la nage dans l'étang marin, et ils
au
XIXe siècle, un illuminé, adepte
sautaient les uns sur les autres
du saint—simonisme, tenta d'y instal—
se sauver. Mais les Francs, montés
ler un phalanstère : l'expérience
sur des navires et armés de'javelots;
tourna court. Devenue site protégé,
-
se précipèrent sur eux, les tuèreht—et
l‘Aute est donc aujourd‘hui le para—
les noyèrent dans les flots. » Sans
dis des _goélands et de quelques
pouvoir garantir la localisation pré—
autres espèces. En 1990, un feu
cise du lieu de la bataille (on parle
d'artifice tiré depuis Port—Mahon a
du Pech—du—Lac, au sud de l'île“ des
malencontreusement provoqué un
Oulous), ni la véracité du récit du
incendie qui a ravagé la partie sud—
pseudo Frédégaire, ne doutons pas
est_de l'île. La municipalité de
que d'éventuels spectateurs installés
_
Sigean a aussitôt entrepris des tra—
sur l'île de l'Aute étaient bien aux
vaux de nettoyage et de reboise—
premières loges pour suivre les péri—
ment,
mais
il
s'en
faudra de
péties de ce qui fut sans doute plus
plusieurs années pour que l‘Aute ne
un combat qu'une bataille...
retrouve son aspect originel. Quant
_
à Planasse, moins fréquentée, elle
Le domaine de Frescati
constitue
elle
paradis pour
Quittons la région de Peyriac pour
malgre la presence des
aller plus au sud vers Sigean, et par
goelands.
la D 9b, vers Port—la—Nouvelle.A
Depuis l'Aute, en direction du sud—
mi—chemin entre les deux localités
ouest et de l'ouest, on aperçoit l'île
s'étend le domaine de Frescati.
des Oulous (la liaison, obligatoire,
>Domaine de Frescaü
peut prêter à confusion !), qui est la
80 ha (commune de Port—la-Nouvek
zone de l‘embouchure de la Berre.
le)-ACCèS ParlaD %
_
_
…
Un haut lieu de l'histoire locale. En
S'il existe au nord de Port—la— -
.737, en effet, Charles Martel, déjà
Nouvelle le « grau de la Vieille
célèbre pour avoir repoussé les
Nouvelle », alimentant l‘étang de
«
Sarrasins » à Poitiers‘en 733 (et
l‘Ayrolle, c'est par le chenal de
non
pas 732 comme l'assurent la
Port—la—Nouvelle que l'étang de
plupart des manuels d‘histoire) y
Bages—Sigean communique avec la
remporta une victoire contre ces
mer. Avec-les travaux effectués à
mêmes Sarrasins, autrement dit les
une
époque récent—e, Port—la—
troupes arabes de l'Empire oméyya—
Nbuvelle a renoué avec l'antique
de, venues d'Espagne.Depuis 719,
tradition de commerce maritime de
les Arabes occupaient en effet
la Narbonnaise. il s'en est ensuivi le
Narbonne, d'où Charles Martel en—
développement d‘une zone indus—
te‘nda‘it bien les déloger. Tandis que - trielle portuaire.
Mais la_petite ville
le roi franc mettait le siège devant
n'entend ni renoncer à sa vocation
Narbonne, des renforts omeyyades
de port de pêche (sa criée
débarquèrent aux environs de l'em—
quentée) ni à sa vocation tourrstrque
_;
b0uchure de la Berre. La chrOnique
estivale. C'est ce qui “a condurt la
du pseudo Frédégaire décrit la ba—
à
demander au
taille : « Ledit duc, le triomphateUr
Conservatoire d'acquerir un terrain
.
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