Le guide du littoral
‘
motos, des 4X4 et des camping—cars.
Ï
Ceux—ci ouvrent dans les dunes des
_
« siffle—vent », qu‘on appelle « caou—
‘
deyres » dans le Midi, où s'en«ü
gouffre le vent, élargissant les
_
brèches et aboutissant à la destruction du relief avec des consé—
quences qui peuvent se révéler
À’fj‘ï .
"‘
Ë
dramatiques pour l'arrière-pays :
—_
_
menaces d'ensablement des habita—
'
tions et des campings, avancée des
f
_
eaux de mer lors des tempêtes. Ce
'
,
—
n‘est évidemment pas un hasard si
"
_
’
'
le Conservatoire est intervenu, par
_
exemple, dans les massifs dunaires
_
!
situés entre Calais et Sangatte, sur la
‘
xâ
"
.:
côte ouest du Cotentin, à Keremma
'
près de Brignogan, au Cap—Ferret,
_
—agâ
ou
bien
sur
le domaine
des
_
Ë
_
.
Orpellières près de Valras—Plage,
_
°Ï
:
_
afin de restaurer des profils dunaires
"
en voie d‘àr‘asement : installations
de.« ganivelles » (ou « pièges à
Asphodèle (Languedoc—Roussillon).
sable »), plantati0ns d‘oyats, aménatemps qu'un sujet d'étude pour les
gement
d‘aires de stationnement en
botanistes, mais aussi, et surtout,
“arrière deS’dunés, passages piéton—
une composante essentielle de la
mers canalisés, s‘acCompagnant de
structure des terrains et de leur équi—
la mise en place de-panneaux expli—
libre. Que seraient des landes sans
catifs à l'intention“ du public. Celui—
bruyères et sans ajoncs ? Que d?“
Cl, dans son immense majorité,
viendrait un massif dunaire sans
comprend les raisons
des légères
oyats et sans argousiers ? Le maire
contraintes qu1 ““ Sont imposées.
de Perros—Guirec, tout en invitant à
La flore constitue non seulement
la découverte des célèbres rochers
une dimension esthétique majeure
de sa commune, expliquait que si
des paysages littoraux en même
chacun des quelques six à sept cent
_
.
mille visiteurs, chaque année,
cueillait une fleur ou un brin de
bruyère, ou bien piétinait des pe—
louses naturelles en dehors des sen—
tiers de découverte, le site aurait tôt
fait de devenir un désert granitique.
_
Un littoral protégé
'
_
On pourrait, certes, mettre en
;.
\: '
exergue de tous les textes appelant à
_
__
"
la protection des espaces naturels la
'
célèbre affirmation de Michelet,
_
'
-
dans Le Peuple : « Quelle est la pre—
‘
._
mière partie dela politique ?
L'éducation. La seconde ? L‘éduca—
,
…
_
,,
__
_.
tion. La troisième ? L‘éducation. »
_
—
‘
Mais le romantisme et l‘angélisme
_.
Côte méditerranéenne,
sont des attitudes dont le cours a
22
‘
motos, des 4X4 et des camping—cars.
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Ceux—ci ouvrent dans les dunes des
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« siffle—vent », qu‘on appelle « caou—
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deyres » dans le Midi, où s'en«ü
gouffre le vent, élargissant les
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brèches et aboutissant à la destruction du relief avec des consé—
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dramatiques pour l'arrière-pays :
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eaux de mer lors des tempêtes. Ce
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n‘est évidemment pas un hasard si
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le Conservatoire est intervenu, par
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exemple, dans les massifs dunaires
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!
situés entre Calais et Sangatte, sur la
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côte ouest du Cotentin, à Keremma
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près de Brignogan, au Cap—Ferret,
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bien
sur
le domaine
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Orpellières près de Valras—Plage,
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afin de restaurer des profils dunaires
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en voie d‘àr‘asement : installations
de.« ganivelles » (ou « pièges à
Asphodèle (Languedoc—Roussillon).
sable »), plantati0ns d‘oyats, aménatemps qu'un sujet d'étude pour les
gement
d‘aires de stationnement en
botanistes, mais aussi, et surtout,
“arrière deS’dunés, passages piéton—
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mers canalisés, s‘acCompagnant de
structure des terrains et de leur équi—
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libre. Que seraient des landes sans
catifs à l'intention“ du public. Celui—
bruyères et sans ajoncs ? Que d?“
Cl, dans son immense majorité,
viendrait un massif dunaire sans
comprend les raisons
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oyats et sans argousiers ? Le maire
contraintes qu1 ““ Sont imposées.
de Perros—Guirec, tout en invitant à
La flore constitue non seulement
la découverte des célèbres rochers
une dimension esthétique majeure
de sa commune, expliquait que si
des paysages littoraux en même
chacun des quelques six à sept cent
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mille visiteurs, chaque année,
cueillait une fleur ou un brin de
bruyère, ou bien piétinait des pe—
louses naturelles en dehors des sen—
tiers de découverte, le site aurait tôt
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Un littoral protégé
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On pourrait, certes, mettre en
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mière partie dela politique ?
L'éducation. La seconde ? L‘éduca—
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Mais le romantisme et l‘angélisme
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Côte méditerranéenne,
sont des attitudes dont le cours a
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