Le guide du littoral
proche du point de saturation. Pour
.
sa part, le Conservatoire_avait pris
Âes marais
les
devants, et_
les pouvons publics
SŒÊÆWÆÉS‘
egalement, qu1 ont classe praüque—
ment toute l'île au titre des paysages
Depuis la plus haute antiquité, les hommes
remarquables.
utilisent le sel,
essentiellement pour conser—
Dans sa plus grande longueur, du
ver
les
a retrouve sur
les
sud—est au nord—ouest, l‘île de Ré
com
[Atlantzq7le def «fours a se] »
mesure environ trente kilomètres ;
construits
plus de cznq
steeles avant notre
sa
largeur varie entre cinq kilo—
ere. On chauatt leau de mer dans
des
,
mètres et une centaine de mètres au
g0d‘ÎtS’,ou
« augets
»’ pour recueillir
le sel
“
sud du Fier d'Ars, étranglement qui
apres w“?°ï““°”' Cette ZÏ%hmque’
attes—
a permis d' évoquer la « taille de
tant
une evzdente « intelligence tephnolo—
guêpe » de Ré. Le plat relief de l'île,
gique »’ ne permettait
pourtant d0bæ"”
où les dunes littorales n‘atteignent
que des quanuæs limitees de sel.
jamais vingt mètres, voit alterner
Les marais salants tirent parti tout à la
'
une végétation de pins maritimes,
fois des phénomènes de densité et d‘évapo—
de bordures de tamaris, et des dé—
ration. L‘eau de mer est d‘abord dirigée
pressions comme celle du Fier
sur un bassin de décantation, où elle se li—
d'Ar5, baie en voie de colmatage,
bère des impuretés, avant de passer dans
qui fut la zone des marais salants.
des « métières », où les sels les plus lourds
Les villages agglomérés se compo—
se déposent par concentration. L‘eau devesent de maisons basses, blanchies à
nue fortement saumâtre en raison d‘une
la chaux, aux volets presque unifor—
première évaporation est alors dirigée vers
mément verts. Le fort de la Prée, à
les marais proprement dits et les « aires
La Flotte, le bel ensemble architec—
saunantes » où l‘évaporation se poursuit.
tu ral et portuaire de Saint—Martin—
Les sels se cristallisent. On récolte alors le
en—Ré, la riche église d'Ars—en—Ré,
sel que l‘onf0rme en tas pourfinir de le séles phares et le musée de la Mer de
ChefSalnt—Clément-des—Baleines, ainsi
Depuis un édit de Philippe VI de Valois,
naturellement que les plages de
en 1340, le commerce du sel était taxé,
drainent les visiteurs. ll
impôt connu sous le nom de « gabelle »)
reste a espérer que l'île ne devienne
d‘autant plus impopulaire que chaque fa—
pas un vaste 8aragemille était obligée d‘acheter chaque année
Au sud—ouest de Rivedoux et de la
une certaine quantité de sel. La contreban—
pointe de Sablanceaux, le Conser—
de qui se développa alors, en raison des ré—
vatoire a acquis au Défend un espa—
gimes de taxation variant d‘une province
ce s'étendant de l'estran jusqu'à
à l‘autre, était réprimée par des fonction—
l‘intérieur des terres, afin de le sous—
naires — douaniers aublés du surnom de
traite à d‘éventuels lotissements. En
« gabelous ». La gabelle fut abolie en
retrait de la ligne de dunes s'étend
1790. En fait, depuis 1770-1780, les
une zone humide.
cours du sel avaient fortement baissé en
> Le Défend
raison du nombre toujours plus élevé de
16 ha (commune de Rivedoux).
marais salants, dont l“exploitation deve—
Accès littoral.
nait de moins en moins rentable. Au XIXe
Entre les communes de Saint—Marti n
siècle, l‘exploitation du « sel de terre », plus
et La Flotte au nord, celles de
économique et permettant d‘obtenir un sel
Sainte—Marie et Le Bois—Plage au
« blanc ”» de meilleure apparence que le sel
sud, le domaine des Evières occupe
de mer gris, finiZ de ruiner les marais sa—
le centre d‘une vaste zone boisée et
lants, dès lors transformés en bassins à
de friches, inscrite en zone de pré—
poissons (comme & Certes, dans le bassin
emption, ce qui devrait permettre à
d'Arcachon) ou plus simplement en pol—
terme au Conservatoire de quadrude”
,
____
l 66
proche du point de saturation. Pour
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sa part, le Conservatoire_avait pris
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les pouvons publics
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egalement, qu1 ont classe praüque—
ment toute l'île au titre des paysages
Depuis la plus haute antiquité, les hommes
remarquables.
utilisent le sel,
essentiellement pour conser—
Dans sa plus grande longueur, du
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a retrouve sur
les
sud—est au nord—ouest, l‘île de Ré
com
[Atlantzq7le def «fours a se] »
mesure environ trente kilomètres ;
construits
plus de cznq
steeles avant notre
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largeur varie entre cinq kilo—
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mètres et une centaine de mètres au
g0d‘ÎtS’,ou
« augets
»’ pour recueillir
le sel
“
sud du Fier d'Ars, étranglement qui
apres w“?°ï““°”' Cette ZÏ%hmque’
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a permis d' évoquer la « taille de
tant
une evzdente « intelligence tephnolo—
guêpe » de Ré. Le plat relief de l'île,
gique »’ ne permettait
pourtant d0bæ"”
où les dunes littorales n‘atteignent
que des quanuæs limitees de sel.
jamais vingt mètres, voit alterner
Les marais salants tirent parti tout à la
'
une végétation de pins maritimes,
fois des phénomènes de densité et d‘évapo—
de bordures de tamaris, et des dé—
ration. L‘eau de mer est d‘abord dirigée
pressions comme celle du Fier
sur un bassin de décantation, où elle se li—
d'Ar5, baie en voie de colmatage,
bère des impuretés, avant de passer dans
qui fut la zone des marais salants.
des « métières », où les sels les plus lourds
Les villages agglomérés se compo—
se déposent par concentration. L‘eau devesent de maisons basses, blanchies à
nue fortement saumâtre en raison d‘une
la chaux, aux volets presque unifor—
première évaporation est alors dirigée vers
mément verts. Le fort de la Prée, à
les marais proprement dits et les « aires
La Flotte, le bel ensemble architec—
saunantes » où l‘évaporation se poursuit.
tu ral et portuaire de Saint—Martin—
Les sels se cristallisent. On récolte alors le
en—Ré, la riche église d'Ars—en—Ré,
sel que l‘onf0rme en tas pourfinir de le séles phares et le musée de la Mer de
ChefSalnt—Clément-des—Baleines, ainsi
Depuis un édit de Philippe VI de Valois,
naturellement que les plages de
en 1340, le commerce du sel était taxé,
drainent les visiteurs. ll
impôt connu sous le nom de « gabelle »)
reste a espérer que l'île ne devienne
d‘autant plus impopulaire que chaque fa—
pas un vaste 8aragemille était obligée d‘acheter chaque année
Au sud—ouest de Rivedoux et de la
une certaine quantité de sel. La contreban—
pointe de Sablanceaux, le Conser—
de qui se développa alors, en raison des ré—
vatoire a acquis au Défend un espa—
gimes de taxation variant d‘une province
ce s'étendant de l'estran jusqu'à
à l‘autre, était réprimée par des fonction—
l‘intérieur des terres, afin de le sous—
naires — douaniers aublés du surnom de
traite à d‘éventuels lotissements. En
« gabelous ». La gabelle fut abolie en
retrait de la ligne de dunes s'étend
1790. En fait, depuis 1770-1780, les
une zone humide.
cours du sel avaient fortement baissé en
> Le Défend
raison du nombre toujours plus élevé de
16 ha (commune de Rivedoux).
marais salants, dont l“exploitation deve—
Accès littoral.
nait de moins en moins rentable. Au XIXe
Entre les communes de Saint—Marti n
siècle, l‘exploitation du « sel de terre », plus
et La Flotte au nord, celles de
économique et permettant d‘obtenir un sel
Sainte—Marie et Le Bois—Plage au
« blanc ”» de meilleure apparence que le sel
sud, le domaine des Evières occupe
de mer gris, finiZ de ruiner les marais sa—
le centre d‘une vaste zone boisée et
lants, dès lors transformés en bassins à
de friches, inscrite en zone de pré—
poissons (comme & Certes, dans le bassin
emption, ce qui devrait permettre à
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