Centre—Atlantique
Les zones humides
« Les marais charentais ont constitué, dès
1978, une priorité d‘acquisition pour le
-
Conservatoire. Ces premières interventions,
—
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.,
sur des surfaces plus restreintes (150 à 300
.
ha) que celles envisagées aujourd‘hui, ont
'
permis, en liaison avec laLigue pour la
_
protection des oiseaux, la création des ré—
serves naturelles d'Yves, de Moëze et du
Fier—d'Ars, pour enrayer notamment une
forte pression cynégétigue.
« Par ailleurs, ces vastes zones de marais
utilisés et entretenus par des productions
'
agricoles, salicoles ou aquacoles, sont au—
jourd‘hui, dans l‘ensemble, dans une situa—
tion de déséquilibre économique qui aboutit
soit à des processus de déprise, champ libre
…
..
l
aux convoitises diverses [...], soit à un dé—
.
_
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clin de l‘élevage extensif au profit d‘une in'
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,
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tensification agricole entrainant chaque
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année la disparition de milliers d‘hectares
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de marais mis à plat et drainés. Outre
.
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l‘appauvrissement esthétique et culturel,
"
l‘intérêt biologique est alors réduit à néant.
de nature à garantir la protection des zones
« Face à ces évolutions et aux menaces qui
humides avec l‘aide de la CEE: devrait
pèsent sur ces marais, le Conservatoire, en
être probablement W
des orientations
es—
plein accord avec la profession agricole et
sentzelles de
l‘action du Conservatozre dans
les collectivités locales, a engagé un premier
les prochaines
[‘;-]
De nouveaux
programme d'action foncière à l‘intérieur
pertmetres d‘intervention
en
cours
d‘un périmètre de 4 250 hectares répartis
d'etude
dans le Marais POW…” et le
sur huit sites, majoritairement situés en
Marais breton. »
'
Charente—Maritime [...]. Cette politique,
(Conservatoire du littoral.)
0——
nent de belles forêts de pins mari—
suivant la pudique formulation
;
times. L'estuaire de la Seudre et
consacrée, est considérable depuis
Marennes, au sud, et, dans une
l'ouverture du pont reliant l‘île à La
moindre mesure, l'anse de l'Aiguil—
R_Ochelle depuis 1988.
l
lon au nord, constituent le paradis
de l'ostréiculture et de la mytiliculL'île de Ré
?
ture.
_
Les polémiques soulevées par la
5
Si le Conservatoire se préoccupe de
construction d'un pont entre l'île de
jî
la protection des zones les plus me—
Ré et le continent sont loin d'être
nacées par un urbanisme envahis—
apaisées. Personne ne conteste na—
sant (notamment dans la région de
turellement l'exploit'technique et
Royan), l'essentiel” des efforts porte
l'esthétique de l'ouvrage ; mais ce
?
cependant sur la sauvegarde des
serait enfoncer une porte largement
-
marais. Une attention particulière
ouverte que de relever une à une
est réservée à l‘extension des sites
les nuisances apportées à l'environ—
; _:
protégés dans les îles d'Aix et de
nement naturel des
Rétais par une
Ré, où la « pression touristique »,
fréquentation estivale _motonsee
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