Le guide du littoral
—————-—@—__———
Certains spectacles font frémir, mê—
raux, de trois
parmi
me Si d'autres restent des sources
les membres d‘associations de protection de
d'inspiration OU, pour reprendre la
la nature;
'
_
belle‘expression d'Henri Que‘élec,
A tous les niveaux delaprocédure d'acqui—
des « belyederes de contemplation ».
des terrains, les municipalités concer—
_
nées sont cbnsrtltées et, pôurrait—on dire,
Les Français
'
pratiquement associées. Ï
et leur littoral
.
,Les terrains acquis par le Conservatoire
Les raPport5 qu'entreüennent les
sont inaliénables. Leur « déclassement »
Français avec leur littoral sont la"
é75entuel nèpouÏrratts‘e‘ectuerqu'apre‘s un
lOUX et paradoxaux.lln sondage
vote, acquisàla majorité qualiée des trois
Pornt, realise
du 3 au 9
quarts au sein au conseil d‘administration,
mal
1991
,
montrait en
effet que
dont la validationne serait prononcée .
% d'entre €U>î €Stimalent que
le htdécret en Conseil d‘Etat. Le
toral etait « tres bienou
ble” proté—
ne s‘estjamaispt‘ésenté.
gé », 46 % con51dera1ent qu'il
était,
_
d
.
d
C
t .
«
très déf1gure ou plutôt déguré »,
a
es
u
onsema
OW
5 % n'ayant pas d 'avis sur la ques—
es.z
par des
mm.es’ °,….0'
tion. Deux blocs d'importance à
czanz, survantles cas,
les consetls regtopeu près égale semblaient donc
naux,
les consetls generaux, les communes,
s‘opposer Mais une autre question
g;ttuassurent l‘essentiel du financement,
de ce sondage (« Quel littoral sou—
;a_irtsi_gue ZeÉ- Conservatoire, et Parf0iS des
haitez—v0us ?' ») montrait clairement
fc‘l6:15roteçtz‘on de la nature.
|
, f’
'
d
'
'
.
_
.
es pre erences
es personnes inter
Pour l‘ensémble"de
ses activités, le Conser—
rogées" ; 81 % d'entre elles répon_
oätoit“e disposait en 1992 d‘un budget de
daient « une nature préservée, » /Ï'ÔTdïe de 100 milli0$ defïaîîé‘S33 % : « que l'on privilégie l'accès à
Le_conseil d‘administratzbn a été successi—
la mer >> ; 28 % : « qu'il soit le
-'vementprésidé par MM. Robert Poujade
moins urbanisé possible » ; 7 % :
(1976—1981), Guy Lengdgne (1981—
«
qu‘il y ait des équipements touris—
Louis Le Pensec (1983-1986),
tiques et de nombreuses possibilités
Olivier
& nou—
de résidence », 1 % n'exprimant au—
’WW
puis
cune opinion (le total des pourcen—
_
_
tages étant supérieur à 100 en
…:;— _—0——_
raison des possibilités de réponses
bu‘leux
du la-mer,
multiples).
_
des poètes,
En d'autres termes, les préférences
tè_lv“Baudelaire:
—ÏÎ' ‘
_
'
des Français vont, dans d'écrasantes
«_ =—Homme libré;‘t0îujourstu chériras
proportions, à un
littoral Où la_natu—
l/‘l—amer est}ton miroir ; tu . reuconservereut tous
ses dr0|ts_Î
,co.ntemples ton“âmeî/ Dans le dec ]est
leur aspect jaloux.
Et la moitie
sa
-
d entre eux conaderent que ' ac—
_
_
«
.
tuelle protection du littoral est sans—»
.”5lÎUé au pOint‘de renc0ntre de l‘eau,
faisante —— C‘est leur côté parade la terre et de l'air, le littoral est
doXal, à m9__ip$ qu'il ne s'agisse de
source
de toute vie. Mais
les
leur part d‘une carence d'informa—
hommes, surtout dans la seconde
tion.
montré de ce siècle, auront été
Rendan‘t compte des travaux du col—
cruels avec lui. A vouloir trop l‘ai—
loque organisé en juin 1991 à
mer, trop '… demander,-ils l'ÊPUÎl'Assemblée nationale sur le thème
sent et le dénaturent : pollutions
_
«
Demain, quel littoral ? », les jour—
diverses, prélèvementsde toute na—
nal‘istes donnaient pour leur part
ture, urbanisation tous azimuts...
une vision sensiblement différente
14
—————-—@—__———
Certains spectacles font frémir, mê—
raux, de trois
parmi
me Si d'autres restent des sources
les membres d‘associations de protection de
d'inspiration OU, pour reprendre la
la nature;
'
_
belle‘expression d'Henri Que‘élec,
A tous les niveaux delaprocédure d'acqui—
des « belyederes de contemplation ».
des terrains, les municipalités concer—
_
nées sont cbnsrtltées et, pôurrait—on dire,
Les Français
'
pratiquement associées. Ï
et leur littoral
.
,Les terrains acquis par le Conservatoire
Les raPport5 qu'entreüennent les
sont inaliénables. Leur « déclassement »
Français avec leur littoral sont la"
é75entuel nèpouÏrratts‘e‘ectuerqu'apre‘s un
lOUX et paradoxaux.lln sondage
vote, acquisàla majorité qualiée des trois
Pornt, realise
du 3 au 9
quarts au sein au conseil d‘administration,
mal
1991
,
montrait en
effet que
dont la validationne serait prononcée .
% d'entre €U>î €Stimalent que
le htdécret en Conseil d‘Etat. Le
toral etait « tres bienou
ble” proté—
ne s‘estjamaispt‘ésenté.
gé », 46 % con51dera1ent qu'il
était,
_
d
.
d
C
t .
«
très déf1gure ou plutôt déguré »,
a
es
u
onsema
OW
5 % n'ayant pas d 'avis sur la ques—
es.z
par des
mm.es’ °,….0'
tion. Deux blocs d'importance à
czanz, survantles cas,
les consetls regtopeu près égale semblaient donc
naux,
les consetls generaux, les communes,
s‘opposer Mais une autre question
g;ttuassurent l‘essentiel du financement,
de ce sondage (« Quel littoral sou—
;a_irtsi_gue ZeÉ- Conservatoire, et Parf0iS des
haitez—v0us ?' ») montrait clairement
fc‘l6:15roteçtz‘on de la nature.
|
, f’
'
d
'
'
.
_
.
es pre erences
es personnes inter
Pour l‘ensémble"de
ses activités, le Conser—
rogées" ; 81 % d'entre elles répon_
oätoit“e disposait en 1992 d‘un budget de
daient « une nature préservée, » /Ï'ÔTdïe de 100 milli0$ defïaîîé‘S33 % : « que l'on privilégie l'accès à
Le_conseil d‘administratzbn a été successi—
la mer >> ; 28 % : « qu'il soit le
-'vementprésidé par MM. Robert Poujade
moins urbanisé possible » ; 7 % :
(1976—1981), Guy Lengdgne (1981—
«
qu‘il y ait des équipements touris—
Louis Le Pensec (1983-1986),
tiques et de nombreuses possibilités
Olivier
& nou—
de résidence », 1 % n'exprimant au—
’WW
puis
cune opinion (le total des pourcen—
_
_
tages étant supérieur à 100 en
…:;— _—0——_
raison des possibilités de réponses
bu‘leux
du la-mer,
multiples).
_
des poètes,
En d'autres termes, les préférences
tè_lv“Baudelaire:
—ÏÎ' ‘
_
'
des Français vont, dans d'écrasantes
«_ =—Homme libré;‘t0îujourstu chériras
proportions, à un
littoral Où la_natu—
l/‘l—amer est}ton miroir ; tu . reuconservereut tous
ses dr0|ts_Î
,co.ntemples ton“âmeî/ Dans le dec ]est
leur aspect jaloux.
Et la moitie
sa
-
d entre eux conaderent que ' ac—
_
_
«
.
tuelle protection du littoral est sans—»
.”5lÎUé au pOint‘de renc0ntre de l‘eau,
faisante —— C‘est leur côté parade la terre et de l'air, le littoral est
doXal, à m9__ip$ qu'il ne s'agisse de
source
de toute vie. Mais
les
leur part d‘une carence d'informa—
hommes, surtout dans la seconde
tion.
montré de ce siècle, auront été
Rendan‘t compte des travaux du col—
cruels avec lui. A vouloir trop l‘ai—
loque organisé en juin 1991 à
mer, trop '… demander,-ils l'ÊPUÎl'Assemblée nationale sur le thème
sent et le dénaturent : pollutions
_
«
Demain, quel littoral ? », les jour—
diverses, prélèvementsde toute na—
nal‘istes donnaient pour leur part
ture, urbanisation tous azimuts...
une vision sensiblement différente
14
