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INTRODUCTION
A
LA
GÉNÉTIQUE‘.
_
aux
dépens d’un tissu particulier, qui s'est séparé, à un' stade très
précoce de l'embryogenèse, d’avec ceux qui donneront naissance au
corps Ou soma.
Tout le principe de l’hérédité, et ce n’est
un
mince prodige,
doit donc se trouver
en
puissance dans ces grains de substance
,
,
vivante que sont les cellules génératrices. Mais sous quelle forme y , _
est—il représenté? Et que peuvent bien,être ces conditions germinales
qui, d’une génération à l’autre, sont cause de la ressemblance?
La Génétique nous l’a appris de façon certaine.. Et, tout d’abord,
'
elle nous a montré que les conditions germinales de l’hérédité sont
liées à une multitude d’éléments ou d’unités séparables, indépenê
.
dantes : les gènes. Chacun
a
son ofce, sa fonction, dans le
Ï
phénomène de transmission. Certains d’entre eux diffèrent d’un indi—
vidu à l’autre, et c’est la raison primordiale de la diversité des
—
individus au dedans “d’une même espèce.
Les gènes se distribuent dans les cellules génératrices selon des
lois rigoureuses que nous connaissons aujourd’hui, et qui nous
donnent évidemment le ;mot de
_
_
Dès à présent, la structure corpusculaire du patrimoine
n’est
pas établie avec une moindre certitude- que Celle de la matière. Les
gènes, comme les atomes,_sont passés du << rang des hypothèses 'à ' '
celui des principes >> (Langevin). Et ainsi la Génétique a-t—elle
apporté la conrmation décisive de la vieille-idée micromériste, si
,.
combattue, qui
successivement incarnée dans les molécules
de Buffon, dans les gemmules de Darwin, dans les déter—
minants de Weismànn.
.
'
'
Ces éléments héréditaires, ces gènes, dont l'expérience nous
traint de reconnaître l’existence, sont—ils visibles dans la cellule? C’est
,
là une des premières questions qui se puissent poser à leur sujet; On '
doit aniourd’hui Y- répondre par l’afrmative. Il est à peu près :
certain, en effet, que les gènes occupent le noyau de la cellule, où.
ils forment les constituants essentiels de ces structures dénies qu’on
appelle les chromosomes
à cause de l’afnité élective qu’elles témoignent
pour _certames temtures,
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INTRODUCTION
A
LA
GÉNÉTIQUE‘.
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aux
dépens d’un tissu particulier, qui s'est séparé, à un' stade très
précoce de l'embryogenèse, d’avec ceux qui donneront naissance au
corps Ou soma.
Tout le principe de l’hérédité, et ce n’est
un
mince prodige,
doit donc se trouver
en
puissance dans ces grains de substance
,
,
vivante que sont les cellules génératrices. Mais sous quelle forme y , _
est—il représenté? Et que peuvent bien,être ces conditions germinales
qui, d’une génération à l’autre, sont cause de la ressemblance?
La Génétique nous l’a appris de façon certaine.. Et, tout d’abord,
'
elle nous a montré que les conditions germinales de l’hérédité sont
liées à une multitude d’éléments ou d’unités séparables, indépenê
.
dantes : les gènes. Chacun
a
son ofce, sa fonction, dans le
Ï
phénomène de transmission. Certains d’entre eux diffèrent d’un indi—
vidu à l’autre, et c’est la raison primordiale de la diversité des
—
individus au dedans “d’une même espèce.
Les gènes se distribuent dans les cellules génératrices selon des
lois rigoureuses que nous connaissons aujourd’hui, et qui nous
donnent évidemment le ;mot de
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Dès à présent, la structure corpusculaire du patrimoine
n’est
pas établie avec une moindre certitude- que Celle de la matière. Les
gènes, comme les atomes,_sont passés du << rang des hypothèses 'à ' '
celui des principes >> (Langevin). Et ainsi la Génétique a-t—elle
apporté la conrmation décisive de la vieille-idée micromériste, si
,.
combattue, qui
successivement incarnée dans les molécules
de Buffon, dans les gemmules de Darwin, dans les déter—
minants de Weismànn.
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Ces éléments héréditaires, ces gènes, dont l'expérience nous
traint de reconnaître l’existence, sont—ils visibles dans la cellule? C’est
,
là une des premières questions qui se puissent poser à leur sujet; On '
doit aniourd’hui Y- répondre par l’afrmative. Il est à peu près :
certain, en effet, que les gènes occupent le noyau de la cellule, où.
ils forment les constituants essentiels de ces structures dénies qu’on
appelle les chromosomes
à cause de l’afnité élective qu’elles témoignent
pour _certames temtures,
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