A. STRA ü CH,
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Scientifique, abstraction faite de ce qu’elle est incomplète, ne contient souvent que les
noms, les synonymes et la patrie des espèces; quant à l’Erpétologie générale il n ’ en existe
à ce que je sache pas un exemplaire dans toute FAlgérie.
Voici les motifs qui me firent arranger mon ouvrage de manière à ce qu ’ il puisse
lever la difficulté mentionnée et c ’ est encore dans le même but que j’ai fait des tableaux
synoptiques pour les ordres, familles, genres, et aussi pour les espèces quand un genre en
contient plusieurs. En outre j’indique encore pour chaque espèce la coloration, et parfois
quelques autres caractères plus remarquables, qui ne peuvent être placés dans la table
synoptique ; puis je cite les caractères principaux de chaque classe, ordre, famille et genre,
et j ’ iüdique partout où cela est possible l ’ habitat précis de chaque espèce,
*
en citant hau -
teur chez lequel j ’ ai trouvé cette indication. Je pense qu’il est inutile de donner de lon -
gues et minutieuses descriptions qui ne présentent aucun avantage au collecteur, et qui
pourraient seulement augmenter les dimensions de mon ouvrage par des répétitions réitérées de mêmes choses.
Quant aux synonymes et aux citats je n ’ en mentionne que ceux qui se trouvent dans
les ouvrages sur la faune Algérienne.
Pour l ’ arrangement des espèces j ’ ai adopté naturellement le système de l’Erpétologie
générale, mais j ’ étais pourtant forcé d ’ en dévier en certains points et de me conformer
aux opinions plus récentes; Il ne sera donc pas superflu si, au lieu de me borner à donner
des tableaux synoptiques des familles, dont il est question dans cet ouvrage, j’y comprends
aussi en général toutes les familles des Reptiles et des Amphibies, de façon à donner une
esquisse complète du système qui selon moi serait le plus naturel et le plus convenable.
Avant de donner ces tableaux je trouve nécessaire d’énumérer et de motiver les
points dans lesquels je diffère de l ’ Erpétologie générale , mais ce ne sera qu ’ en peu de
mots, parceqüe l’étendue et le but de mon ouvrage ne me permettent pas de me livrer à
des explications plus détaillées, dont chacune pourrait servir de sujet à une dissertation aussi
longue au moins que celle- çi. Excepté la partie ophiologique le système n ’ est cependant
pas neuf et est adopté dans la même formé par plusieurs naturalistes en Angleterre et
surtout en Alemagne.
I ) abord je dois remarquer qu ’à l ’ égard de la classe des Reptiles je ne peux suivre
1 opinion des auteurs de FErpétologîe générale, et qu ’ avec Blainville, Gray , le prince
Bonaparte et G. Vogt, je regarde l’ordre des Batraciens comme une classe distincte, les
Amphibies. La circonstance que ces animaux respirent dans leur jeunesse par des branchies, et ne reçoivent les poumons que plus tard, après quoi les premières restent où disparaissent, le manque d Amnios et de FAllantois chez les Embryons, le double condyle
occipital, le manque des côtes, des organes génitaux males extérieurs, et généralement
aussi des ongles, la peau presque toujours nue, tout cela sont des caractères qui les distin -
guent assez des 3 autres ordres de l ’ Erpétologie, des véritables Reptiles, et leur donnent
le droit de former une classe. Lorsqu ’ on considère que quelques uns de ces caractères se
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