ESSAI D UNE ERPéTOLOGIE DE L
; ALGéRIE.
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Il résulte de tout ce qui a été dit, que malgré tous ces ouvrages, il nous manque toujours une énumération complète des Reptiles et des Amphibies de l ’ Algérie, et dans l ’ intention d ’ en faire une je m ’ y suis occupé spécialement de ces deux classes, qui étaient
déjà depuis plusieurs années le sujet principal de mes études. En même temps j ’ étudiais
tous les mémoires concernant la faune de ce pays, et ce sont les résultats de ces études
que je présente dans cet ouvrage, qui quoique plus riche que les autres est encore toujours
bien loin d ’ être complet. Malheureusement le temps de mon séjour en Algérie était trop
court pour pouvoir visiter tout le pays, car je n ’ y suis resté que depuis la fin du mois de
Mars jusqu’à la fin du mois de Décembre 1860. Quant à la province de Constantine je
n ’ en connais que le Karavanserail d’Inkerman et la ville de Bou-Saada; dans la province
d’Alger, j ’ ai passé le plus de temps à Alger même, d ’ où je suis allé visiter tous les environs jusqu’à la frontière de la grande Kabjdie, j’ai été à Tizi-Ouzou et à Dellys, puis j ’ai
passé quelques jours à Aumale, et au mois de Novembre j’entrepris un voyage dans la
province d’Oran, pendant lequel j ’ ai chassé à Blidah , Médéah, Milianah, Orléansville,
Rgelizan, Mostaganem, Arzew, Oran, Mascara, le Sig, Aïn-Temouchen, Sidi-bel-Abbes,
Tlemsen, Sidi -bou -Medin et Mers -el- Kebir.
Quoique les résultats de mes recherches erpétologiques pendant ce dernier voyage
n’étaient pas trop satisfaisants, j ’ ai eu toujours l ’ occassion de consulter la collection de
Mr. Gaston à Oran, de façon que, outre mes propres collections j ’ en ai vu trois autres,
celle citée ci -dessus, celle de l ’ exposition permanente à Alger sous la direction de Mr le
commandant Loche et celle de Mr. Prophette : à Alger. Voilà tout ce qui concerne les matériaux que j ’ ai eus à ma disposition pour cet ouvrage.
Ayant encore un autre but je résolus de ne pas faire un simple catalogue avec des
citats et l ’ indication de patrie, mais d ’ajouter aux genres et espèces une courte diagnose,
suffisante pour la détermination. Pendant mon séjour en Algérie j ’ ai souvent entendu les
collecteurs de ce pays se plaindre de ce qu’il n ’ existe aucune oeuvre, qui puisse servir à
la détermination des objets recueillis, et j’ai bien senti moi-même le manque d ’ une telle
oeuvre en faisant mes voyages, vu qu ’il m’était impossible, de traîner après moi la volumi -
neuse Erpétologie générale ou l ’ oeuvre de Guichenot in folio. Chacun qui a fait un pareil
voyage pourra constater, combien il est nécessaire d’avoir un court opuscule, qui puisse
facilement se transporter. Que de fois arrive - t - il, qu’ayant trouvé dans tel ou tel endroit
une espèce quelconque en grande quantité, on n ’en prend que quelques individus soit
pour ne pas surcharger le bagage, soit qu ’ on la croit très commune, et plus tard en déterminant sa collection l’on regrette bien de ne pas en posséder un plus grand nombre d’e -
xemplaires, l ’ espèce étant ou rare ou tout-à-fait nouvelle ou intéressante sous quelqu ’ autre
rapport. Le collecteur demeurant à Alger même, qui trouve souvent l ’ occasion de se
procurer des espèces habitant les autres parties de la colonie, ou par achat des soldats
retournant d ’ une expédition dans l’interieur du pays ou par toute autre occasion, ne possède non plus aucun livre pour les déterminer, car la partie erpétoiogique de l ’ Exploration
A
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Il résulte de tout ce qui a été dit, que malgré tous ces ouvrages, il nous manque toujours une énumération complète des Reptiles et des Amphibies de l ’ Algérie, et dans l ’ intention d ’ en faire une je m ’ y suis occupé spécialement de ces deux classes, qui étaient
déjà depuis plusieurs années le sujet principal de mes études. En même temps j ’ étudiais
tous les mémoires concernant la faune de ce pays, et ce sont les résultats de ces études
que je présente dans cet ouvrage, qui quoique plus riche que les autres est encore toujours
bien loin d ’ être complet. Malheureusement le temps de mon séjour en Algérie était trop
court pour pouvoir visiter tout le pays, car je n ’ y suis resté que depuis la fin du mois de
Mars jusqu’à la fin du mois de Décembre 1860. Quant à la province de Constantine je
n ’ en connais que le Karavanserail d’Inkerman et la ville de Bou-Saada; dans la province
d’Alger, j ’ ai passé le plus de temps à Alger même, d ’ où je suis allé visiter tous les environs jusqu’à la frontière de la grande Kabjdie, j’ai été à Tizi-Ouzou et à Dellys, puis j ’ai
passé quelques jours à Aumale, et au mois de Novembre j’entrepris un voyage dans la
province d’Oran, pendant lequel j ’ ai chassé à Blidah , Médéah, Milianah, Orléansville,
Rgelizan, Mostaganem, Arzew, Oran, Mascara, le Sig, Aïn-Temouchen, Sidi-bel-Abbes,
Tlemsen, Sidi -bou -Medin et Mers -el- Kebir.
Quoique les résultats de mes recherches erpétologiques pendant ce dernier voyage
n’étaient pas trop satisfaisants, j ’ ai eu toujours l ’ occassion de consulter la collection de
Mr. Gaston à Oran, de façon que, outre mes propres collections j ’ en ai vu trois autres,
celle citée ci -dessus, celle de l ’ exposition permanente à Alger sous la direction de Mr le
commandant Loche et celle de Mr. Prophette : à Alger. Voilà tout ce qui concerne les matériaux que j ’ ai eus à ma disposition pour cet ouvrage.
Ayant encore un autre but je résolus de ne pas faire un simple catalogue avec des
citats et l ’ indication de patrie, mais d ’ajouter aux genres et espèces une courte diagnose,
suffisante pour la détermination. Pendant mon séjour en Algérie j ’ ai souvent entendu les
collecteurs de ce pays se plaindre de ce qu’il n ’ existe aucune oeuvre, qui puisse servir à
la détermination des objets recueillis, et j’ai bien senti moi-même le manque d ’ une telle
oeuvre en faisant mes voyages, vu qu ’il m’était impossible, de traîner après moi la volumi -
neuse Erpétologie générale ou l ’ oeuvre de Guichenot in folio. Chacun qui a fait un pareil
voyage pourra constater, combien il est nécessaire d’avoir un court opuscule, qui puisse
facilement se transporter. Que de fois arrive - t - il, qu’ayant trouvé dans tel ou tel endroit
une espèce quelconque en grande quantité, on n ’en prend que quelques individus soit
pour ne pas surcharger le bagage, soit qu ’ on la croit très commune, et plus tard en déterminant sa collection l’on regrette bien de ne pas en posséder un plus grand nombre d’e -
xemplaires, l ’ espèce étant ou rare ou tout-à-fait nouvelle ou intéressante sous quelqu ’ autre
rapport. Le collecteur demeurant à Alger même, qui trouve souvent l ’ occasion de se
procurer des espèces habitant les autres parties de la colonie, ou par achat des soldats
retournant d ’ une expédition dans l’interieur du pays ou par toute autre occasion, ne possède non plus aucun livre pour les déterminer, car la partie erpétoiogique de l ’ Exploration
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