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Les milieux continentaux
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individus des relations permettant à chacun une 1 meilleure utilisation des res—
sources disponibles et une meilleure adaptation: aux aléas environnementaux
(pédoclimatiques ou biologiques). Il existe de nombreux arguments en faveur
de la seconde hypothèse : le fait que les variétés très homogènes soient plus vul—
nérables que des populations << de pays >> à des accidents dûs à une mauvaise
maîtrise de l’environnement physique ou biologique en eSt un. La diversité
serait donc une réponse à un milieu variable. A l’opposé cependant, les commu—
nautés des milieux marins profonds sont très diverses alors qu’elles occupent un
milieu tout à fait constant. Ceci indique qu’il est délicat de procéder à des géné—
ralisations.
_
Une autre façon d’analyser l’organisation d’une communauté est de recher—
cher les relations trophiques entre ses membres. Connaître les étapes et les ux
des transferts d’énergie et de matière devrait permettre de comprendre la place
de chacun dans le groupe et d’évaluer l’effet de l’introduction d’une nouvelle
espèce ou de l’élimination d’une autre. Certaines situations biologiques s’analysent bien en ces termes, d’autres non...
2.2.
Bi“0ii/ERSÆÉ ET NICHES
'
La théorie des niches décrit en chaque site un espace formel composé des
conditions environnementales, des ressources et des utilisations que peut en
faire chaque espèce pour elle—même et en interaction avec les autres. Cette
vision a le mérite de rendre compte de la place de chaque espèce dans la com—
munauté et elle exclut la redondance, la présence de deux espèces dans la même
niche. En pratique, ce modèle n’a pas une valeur prédictive très grande car la
définition des niches est parfois ambiguë, et leur chevauchement fréquent. De
plus, il n’explique pas à partir de quel niveau de différence deux espèces peu—
vent coexister, ni comment elles ont pu diverger à partir d’un ancêtre commun.
3. Complexité et stabîiü‘é
.
Pour l’homme soucieux de biodiversité, il est essentiel de savoir si les com—
munautés qu’il observe et sur lesquelles il agit sont à l’équilibre ou si elles évo—
luent, si leur état ou leur dynamique sOnt robustes, résistants aux perturbations
extérieures. Il est souvent difficile de répondre : d’une part la notion même
d’équilibre est évidemment relative ; d’autre part la sélection ne s’applique pas
directement à l’ensemble d’un écosystème mais aux éléments qui le composent.
Or ces êtres vivants sont libres ; ils peuvent disparaître parfois provisoirement
sans affecter le maintien de l’écosystème (exemple : oiseaux migrateurs). Ils
peuvent aussi entretenir avec d’autres des relations de mutualisme, de préda—
tion, de parasitisme et participer à des chaînes trophiques générales. Dans de
telles situations, la disparition d’une espèce peut entraîner des évolutions irré—
versibles pour les autres. Une réintroduction de l’espèce éliminée ne rétablira
pas la situation initiale si ses partenaires antérieurs ont eux aussi disparu ou ont
établi de nouvelles relations avec d’autres (compétiteurs). En conséquence, un
écosystème, constitué d’éléments qui peuvent être indépendants
et remplacés
par d’autres, n’a pas de forme temporelle et spatiale définie.
Il se perpétue ou
se
transforme selon que les organisrnes qui le composent v1vent et se reproduisent
ou meurent sans descendance. On ignore largement les règles de cette évolution
Les milieux continentaux
55
individus des relations permettant à chacun une 1 meilleure utilisation des res—
sources disponibles et une meilleure adaptation: aux aléas environnementaux
(pédoclimatiques ou biologiques). Il existe de nombreux arguments en faveur
de la seconde hypothèse : le fait que les variétés très homogènes soient plus vul—
nérables que des populations << de pays >> à des accidents dûs à une mauvaise
maîtrise de l’environnement physique ou biologique en eSt un. La diversité
serait donc une réponse à un milieu variable. A l’opposé cependant, les commu—
nautés des milieux marins profonds sont très diverses alors qu’elles occupent un
milieu tout à fait constant. Ceci indique qu’il est délicat de procéder à des géné—
ralisations.
_
Une autre façon d’analyser l’organisation d’une communauté est de recher—
cher les relations trophiques entre ses membres. Connaître les étapes et les ux
des transferts d’énergie et de matière devrait permettre de comprendre la place
de chacun dans le groupe et d’évaluer l’effet de l’introduction d’une nouvelle
espèce ou de l’élimination d’une autre. Certaines situations biologiques s’analysent bien en ces termes, d’autres non...
2.2.
Bi“0ii/ERSÆÉ ET NICHES
'
La théorie des niches décrit en chaque site un espace formel composé des
conditions environnementales, des ressources et des utilisations que peut en
faire chaque espèce pour elle—même et en interaction avec les autres. Cette
vision a le mérite de rendre compte de la place de chaque espèce dans la com—
munauté et elle exclut la redondance, la présence de deux espèces dans la même
niche. En pratique, ce modèle n’a pas une valeur prédictive très grande car la
définition des niches est parfois ambiguë, et leur chevauchement fréquent. De
plus, il n’explique pas à partir de quel niveau de différence deux espèces peu—
vent coexister, ni comment elles ont pu diverger à partir d’un ancêtre commun.
3. Complexité et stabîiü‘é
.
Pour l’homme soucieux de biodiversité, il est essentiel de savoir si les com—
munautés qu’il observe et sur lesquelles il agit sont à l’équilibre ou si elles évo—
luent, si leur état ou leur dynamique sOnt robustes, résistants aux perturbations
extérieures. Il est souvent difficile de répondre : d’une part la notion même
d’équilibre est évidemment relative ; d’autre part la sélection ne s’applique pas
directement à l’ensemble d’un écosystème mais aux éléments qui le composent.
Or ces êtres vivants sont libres ; ils peuvent disparaître parfois provisoirement
sans affecter le maintien de l’écosystème (exemple : oiseaux migrateurs). Ils
peuvent aussi entretenir avec d’autres des relations de mutualisme, de préda—
tion, de parasitisme et participer à des chaînes trophiques générales. Dans de
telles situations, la disparition d’une espèce peut entraîner des évolutions irré—
versibles pour les autres. Une réintroduction de l’espèce éliminée ne rétablira
pas la situation initiale si ses partenaires antérieurs ont eux aussi disparu ou ont
établi de nouvelles relations avec d’autres (compétiteurs). En conséquence, un
écosystème, constitué d’éléments qui peuvent être indépendants
et remplacés
par d’autres, n’a pas de forme temporelle et spatiale définie.
Il se perpétue ou
se
transforme selon que les organisrnes qui le composent v1vent et se reproduisent
ou meurent sans descendance. On ignore largement les règles de cette évolution
