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BIODIVERSITÊ ET ENVIRONNEMENT
Les démarches expérimentales
Les milieux scientifiques concernés s’accordent aujourd’hui sur quatre
objectifs :
1) Développer une connaissance approfondie (inventaire—fonction—modélisa—
tion) de régions représentatives et de régions soumises à une menace spécifi—
quement identifiée (zones côtières). Les sites doivent être répartis aussi bien
sous les tropiques qu’en zones tempérées ou polaires.
2) Constituer des bases de données sur la biodiversité et les paramètres physico—chimiques du milieu. Ces bases informatisées doivent être élaborées sous
la responsabilité de réseaux internationaux de stations de recherche et acces—
sibles aux chercheurs, aux gestionnaires et au public.
3) Introduire systématiquement le temps (et l’histoire) dans la démarche
d’analyse. Cela implique un suivi sur des mois et des années des sites soumis à
examen. L’exemple évoqué plus haut des conséquences des variations de tem—
pérature sur la biodiversité dans les eaux de la Manche illustre parfaitement
l’importance de cette recommandation.
Cette recherche sur l’évolution des écosystèmes n’interdit aucunement la
réexion et l’évaluation qui pourraient être faites à partir de l’analyse << instan—
,
tanée >> d’une situation. Elle offre aux chercheurs un moyen supplémentaire
d’approfondir la connaissance et aux décideurs un corps de données et d’inter—
prétations où la part de l’incertitude et par conséquent le risque sont sans cesse
réévalués.
4) Entretenir l’expertise scientifique. Cela implique l’existence d’un corps de
professionnels et la formation de jeunes par une pédagogie renouvelée : il ne
faut exclure aucune discipline (redéploiement de la systématique) et on doit
apprendre à mettre en oeuvre de façon synergique diverses démarches théo—
riques et expérimentales.
LES INS'ÊI'I‘IÏI‘ËÛNS E'I‘ LES H®MMES
La France possède des sites côtiers remarquables par leur diversité et leur
intérêt économique comme par leur localisation : Atlantique et Manche, Médi—
terranée, Caraïbes, Nouvelle—Calédonie, Polynésie, La Réunion et Mayotte,
Antarctique. Plusieurs institutions françaises poursuivent des programmes
de
recherche et mettent leur expertise au service de la société en matière de biodi—
versité et d’environnement marins : CNRS, Collège de France, EPI—IE, IFREMER_, ORSTOM, TAAE/IERTP, Universités. Les travaux sont développés
prmc1palement dans les stations marines (observatoires de la biodiversité) et
appuyés par des collaborations entre laboratoires et des coordinations natio—
nales entre institutions (exemples : campagnes MUSORSTOM ou CNRS—
IEREMER).
Ils trouveront leur place dans le cadre du programme national
« Dynamique
de la Biodiversité et Environnement », contribution française au
programme international DIVERSITAS /IUB S/ SCOPE.
Les programmes français coordonnés sont déjà reconnus dans le cadre du
reseau europeen
MARS (Communauté Européenne, DG XII) et des réseaux
internationaux COMAR et MAB de l’UNESCO.
BIODIVERSITÊ ET ENVIRONNEMENT
Les démarches expérimentales
Les milieux scientifiques concernés s’accordent aujourd’hui sur quatre
objectifs :
1) Développer une connaissance approfondie (inventaire—fonction—modélisa—
tion) de régions représentatives et de régions soumises à une menace spécifi—
quement identifiée (zones côtières). Les sites doivent être répartis aussi bien
sous les tropiques qu’en zones tempérées ou polaires.
2) Constituer des bases de données sur la biodiversité et les paramètres physico—chimiques du milieu. Ces bases informatisées doivent être élaborées sous
la responsabilité de réseaux internationaux de stations de recherche et acces—
sibles aux chercheurs, aux gestionnaires et au public.
3) Introduire systématiquement le temps (et l’histoire) dans la démarche
d’analyse. Cela implique un suivi sur des mois et des années des sites soumis à
examen. L’exemple évoqué plus haut des conséquences des variations de tem—
pérature sur la biodiversité dans les eaux de la Manche illustre parfaitement
l’importance de cette recommandation.
Cette recherche sur l’évolution des écosystèmes n’interdit aucunement la
réexion et l’évaluation qui pourraient être faites à partir de l’analyse << instan—
,
tanée >> d’une situation. Elle offre aux chercheurs un moyen supplémentaire
d’approfondir la connaissance et aux décideurs un corps de données et d’inter—
prétations où la part de l’incertitude et par conséquent le risque sont sans cesse
réévalués.
4) Entretenir l’expertise scientifique. Cela implique l’existence d’un corps de
professionnels et la formation de jeunes par une pédagogie renouvelée : il ne
faut exclure aucune discipline (redéploiement de la systématique) et on doit
apprendre à mettre en oeuvre de façon synergique diverses démarches théo—
riques et expérimentales.
LES INS'ÊI'I‘IÏI‘ËÛNS E'I‘ LES H®MMES
La France possède des sites côtiers remarquables par leur diversité et leur
intérêt économique comme par leur localisation : Atlantique et Manche, Médi—
terranée, Caraïbes, Nouvelle—Calédonie, Polynésie, La Réunion et Mayotte,
Antarctique. Plusieurs institutions françaises poursuivent des programmes
de
recherche et mettent leur expertise au service de la société en matière de biodi—
versité et d’environnement marins : CNRS, Collège de France, EPI—IE, IFREMER_, ORSTOM, TAAE/IERTP, Universités. Les travaux sont développés
prmc1palement dans les stations marines (observatoires de la biodiversité) et
appuyés par des collaborations entre laboratoires et des coordinations natio—
nales entre institutions (exemples : campagnes MUSORSTOM ou CNRS—
IEREMER).
Ils trouveront leur place dans le cadre du programme national
« Dynamique
de la Biodiversité et Environnement », contribution française au
programme international DIVERSITAS /IUB S/ SCOPE.
Les programmes français coordonnés sont déjà reconnus dans le cadre du
reseau europeen
MARS (Communauté Européenne, DG XII) et des réseaux
internationaux COMAR et MAB de l’UNESCO.
