Résumé et propositions
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les plantes, voies métaboliques nouvelles chez les microorganismes dont la
découverte peut présenter un intérêt1pour le traitement de pollutions industrielles
ou agricoles, etc.) Une Action sur la Microbiologie doitêtre individualisée-en
priorité,, afind’effacer le retard qui a été pris dans ce domaine essentiel *.
,
Les opérateurs de ces recherches existent. Ce sont les diverses institutions
placées sous la tutelle des Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche, de l’Agriculture et de l’Environnement. Les bases du Programme
National existent sous la forme d’une action intitulée : << Dynamique de la Biodiversité et Environnement >>, gérée dans le cadre du Programme << Environne—
ment, Vie et Société » du CNRS et fédérant par consensus toutes les autres ins—
titutions de recherche (CEMAGREF, CIRAD, IFREMER, lNRA, MNHN,
ORSTOM). issus d’une volonté réciproque de coopération, ses objectifs et ses
activités sont aussi coordonnés avec ceux du Ministère de l’Environnement.
Cette action a acquis une notoriété internationale : elle constitue la contribution
française au programme international DIVERSlTAS mis en place par l’IUBS,
le SCOPE et l’UNESCO.
La démarche souffre cependant de carences : elle n’a pas d’existence for—
melle au niveau de l’Etat, elle n’a pas de budget identifié, elle ne peut donc pas
prendre la responsabilité de l’ensemble de la politique de recherche. Il est
nécessaire de remédier à cette situation et d’établir, à partir des volontés et des
structures existantes, le Programme National de Recherche sur la Biodiversité,
d’expliciter sa mission d’incitation et de coordination, de lui donner une recon—
naissance formelle (par exemple dans le cadre du CNRS, de l’INRA ou du
Muséum National d’Histoire Naturelle), de le doter d’un budget indépendant.
3… Formation, information, culture
La connaissance en matière de Biodiversité est diffusée par les enseigne—
ments, parla publication d’ouvrages et d’articles et par des émissions radiopho—‘
niques ou télévisées. Elle serait mieux comprise, acceptée et valorisée si une
politique nationale de formation préparait la société àla recevoir.
La responsabilité en incombe au Ministère de l’Education Nationale et à celui
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Les examens périodiques des
programmes et des habilitations des filières d’enseignements fondamental et
professionnel sont l’occasion de donner sa place àla Biodiversité dans l’éduca—
tion scientifique et d’élaborer les cursus d’où sortiront les futurs chercheurs,
ingénieurs, techniciens et formateurs. Il faut donc que la Coordination Nationale
sur la Biodiversité soit représentée dans les Commissions qui élaborent les pro—
grammes et jugent des habilitations des établissements à délivrer les diplômes.
Pour l’information du public et le progrès d’une culture générale de la Biodi—
versité, les médias ont un rôle essentiel à jouer en liaison avec l’Académie des
sciences qui a vocation pour faire vivre la relation entre science et technique
d’une part, médias et société d’autre part.
4. La gestion des ressources
De nombreuses actions de protection de la Biodiversité ont déjà été dévelop—
pées, fruit de décisions sages mais souvent dispersées et disparates. Les acteurs
—
individus, associations, entreprises, régions, institutions nationales (en parti*
En 1997, le Ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie a décidé
d’un << Programme de Recherche Fondamentale en Microbiologie et Maladies Infectieuses et Parasitaires » qui répond à cette attente, principalement dans le champ de la santé publique.
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