ÉVOL UTION DE LA PLA TE-FORME CONTINENTALE
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produit la détumescence de ce rift (fig. lll.4.b), le même accident sépare le
compartiment stable B d’une région A en voie de subsidence.
Ainsi s’explique que l’évolution structurale et sédimentaire des marges stables
soit déterminée non seulement par le jeu de failles normales parallèles à la limite
océan—continent, c’est—à—dire à l’axe de l’ancien rift, mais aussi par des accidents
transverses qui décalent les zones de subsidence et délimitent certains bassins
sédimentaires. Ces accidents transverses sont aussi nommés «failles de transfert ».
3.
LA PLATE—FORME CONTINENTALE
DES MARGES STABLÉS ET SON EVOLUTION
La limite supérieure du plateau continental actuel est le littoral. Mais cette
frontière n’a qu’une signication géologique temporaire, et nombre de plaines et
de bassins côtiers émergés depuis peu appartiennent, par leur structure et leur
histoire sédimentaire, à la plate-forme continentale qui les borde.
En revanche, la limite inférieure du plateau a valeur de frontière géomorpho—
logique et structurale: il s’agit d’une rupture de pente plus ou moins bien
marquée (le rebord continental ou « shelf—break >> des géologues de langue
anglaise), le plus souvent située à — 180 m environ (c’est la limite des
100 brasses), mais parfois nettement moins immergée
120—130 m en Méditerranée) ou plus profonde (jusqu’à —— 500 m).
L’étendue de la plate-forme est très variable. Faible a très faible le long des
côtes montagneuses (par exemple, les Alpes maritimes françaises), elle devient
considérable (parfois plusieurs centaines de kilomètres) devant les côtes basses
(moyenne mondiale : 70—80 km). Ces différences s’expliquent par l’évolution des
marges telle qu’elle a été décrite dans le paragraphe 1, p. 44 : les plates-formes
étroites, qui bordent des régions où le relief est vigoureux, appartiennent en
général à des marges jeunes (stade << mer Rouge >>) ou rajeunies (c’est-à-dire
ayant subi une déformation tectonique récente). Au contraire, les larges plateaux
qui prolongent sous la mer des plaines côtières étendues témoignent en général
d’un stade d’évolution beaucoup plus avancé (stade « océan étroit » ou
«Atlantique »)
a) Les sédiments néritiques.
——
La plate-forme continentale est un lieu où prolifèrent les êtres vivants : la
faible profondeur permet la pénétration de la lumière nécessaire aux organismes
chlorophylliens ; le continent proche est la source principale des nitrates et des
phosphates nécessaires à l’activité biologique ;enn, l’agitation des eaux permet
une oxygénation permanente du milieu. Aussi la plate—forme continentale est-elle
un site privilégié pour l’accumulation des sédiments bioc/as1iques (ou biogenes,
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produit la détumescence de ce rift (fig. lll.4.b), le même accident sépare le
compartiment stable B d’une région A en voie de subsidence.
Ainsi s’explique que l’évolution structurale et sédimentaire des marges stables
soit déterminée non seulement par le jeu de failles normales parallèles à la limite
océan—continent, c’est—à—dire à l’axe de l’ancien rift, mais aussi par des accidents
transverses qui décalent les zones de subsidence et délimitent certains bassins
sédimentaires. Ces accidents transverses sont aussi nommés «failles de transfert ».
3.
LA PLATE—FORME CONTINENTALE
DES MARGES STABLÉS ET SON EVOLUTION
La limite supérieure du plateau continental actuel est le littoral. Mais cette
frontière n’a qu’une signication géologique temporaire, et nombre de plaines et
de bassins côtiers émergés depuis peu appartiennent, par leur structure et leur
histoire sédimentaire, à la plate-forme continentale qui les borde.
En revanche, la limite inférieure du plateau a valeur de frontière géomorpho—
logique et structurale: il s’agit d’une rupture de pente plus ou moins bien
marquée (le rebord continental ou « shelf—break >> des géologues de langue
anglaise), le plus souvent située à — 180 m environ (c’est la limite des
100 brasses), mais parfois nettement moins immergée
120—130 m en Méditerranée) ou plus profonde (jusqu’à —— 500 m).
L’étendue de la plate-forme est très variable. Faible a très faible le long des
côtes montagneuses (par exemple, les Alpes maritimes françaises), elle devient
considérable (parfois plusieurs centaines de kilomètres) devant les côtes basses
(moyenne mondiale : 70—80 km). Ces différences s’expliquent par l’évolution des
marges telle qu’elle a été décrite dans le paragraphe 1, p. 44 : les plates-formes
étroites, qui bordent des régions où le relief est vigoureux, appartiennent en
général à des marges jeunes (stade << mer Rouge >>) ou rajeunies (c’est-à-dire
ayant subi une déformation tectonique récente). Au contraire, les larges plateaux
qui prolongent sous la mer des plaines côtières étendues témoignent en général
d’un stade d’évolution beaucoup plus avancé (stade « océan étroit » ou
«Atlantique »)
a) Les sédiments néritiques.
——
La plate-forme continentale est un lieu où prolifèrent les êtres vivants : la
faible profondeur permet la pénétration de la lumière nécessaire aux organismes
chlorophylliens ; le continent proche est la source principale des nitrates et des
phosphates nécessaires à l’activité biologique ;enn, l’agitation des eaux permet
une oxygénation permanente du milieu. Aussi la plate—forme continentale est-elle
un site privilégié pour l’accumulation des sédiments bioc/as1iques (ou biogenes,
