ÉVOL UTION DES MAR GES STA BLES
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La formation de récifs et de roches carbonatées sur la jeune plate—forme
continentale suppose un climat chaud. Cette circonstance, réalisée actuellement
en mer Rouge, n’est pas nécessairement associée à tous les stades initiaux de
l’ouverture océanique.
—
Dans les zones profondes (au—delà de 1 km de profondeur), les eaux
restent stagnantes à cause de l’étroitesse du bassin et de ses communications
difciles avec l’océan ouvert. Le milieu de sédimentation est conné, réducteur, et
permet la conservation de la matière organique issue de la couche d’eau
supercielle où l’activité biologique est intense. 11 se forme ainsi des sapropèles et
des vases noires.
—
L’évaporation de l’eau de mer n’étant pas compensée par des venues d’eau
douce, la teneur en sel peut s’accroître et il se forme parfois des saumures denses
qui stagnent au fond du bassin. 11 est peu probable que ces saumures puissent
précipiter directement. Mais, si les communications avec l’océan s’interrompent
provisoirement, l’évaporation totale du bras de mer ainsi isolé provoque la
formation d’évaporites.
—
Enn, les phénomènes volcaniques qui s’observent en bordure du bassin
marin et, surtout, la formation de croûte océanique dans l’axe de ce bassin, sont
associés à une importante activité hydrothermale, qui enrichit les sédiments en
sels métalliques, précipités principalement sous la forme de sulfures. Des gîtes
métallifères d’un grand intérêt économique peuvent ainsi se former.
—
Cette étape de l’évolution des marges stables est essentielle pour la
formation des hydrocarbures. Les sapropèles et, plus généralement, les argiles
noires riches en matière organique, sont des roches pétroligènes, tandis que les
turbidites intercalées dans les sédiments profonds et les carbonates de la plate—
forme continentale forment de bons réservoirs. La subsidence ultérieure de la
marge permet l’enfouissement des sédiments, alors soumis aux pressions
et aux
températures requises pour la transformation de la matière organique qu’ils
contiennent en huile ou en gaz. Enn, les évaporites, sous l’effet de la surcharge
des sédiments, sont mobilisées pendant toute l’histoire de la marge et donnent
naissance à des structures diapiriques, toujours très favorables à la constitution
de gisements d’hydrocarbures.
€) Le stade « océan étroit » ( ou « mer intérieure »)
(g. 111.1,C et 111.4).
L’événement qui permet de distinguer ce stade du précédent
est l’effacement
de la barrière morphologique formée par les lèvres du rift continental. Il s agit la
d’une conséquence de la détumescence de la marge:
mesure
que celle—Cl
s’éloigne de la zone d’accrétion océanique, elle se refr01d1t et s’affa15se, et la mer
envahit les ancs de l’ancien rift qui étaient encore émergés au stade «mer
Rouge >>.
—
Principalement à cause de la disparition desreliefs
bordiers, les sédiments
détritiques ne sont plus détournés du bassin marin.
Les zones profondes
sont
ainsi progressivement envahies par des turbidifes, 1ntercalees avec des ser/ments
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La formation de récifs et de roches carbonatées sur la jeune plate—forme
continentale suppose un climat chaud. Cette circonstance, réalisée actuellement
en mer Rouge, n’est pas nécessairement associée à tous les stades initiaux de
l’ouverture océanique.
—
Dans les zones profondes (au—delà de 1 km de profondeur), les eaux
restent stagnantes à cause de l’étroitesse du bassin et de ses communications
difciles avec l’océan ouvert. Le milieu de sédimentation est conné, réducteur, et
permet la conservation de la matière organique issue de la couche d’eau
supercielle où l’activité biologique est intense. 11 se forme ainsi des sapropèles et
des vases noires.
—
L’évaporation de l’eau de mer n’étant pas compensée par des venues d’eau
douce, la teneur en sel peut s’accroître et il se forme parfois des saumures denses
qui stagnent au fond du bassin. 11 est peu probable que ces saumures puissent
précipiter directement. Mais, si les communications avec l’océan s’interrompent
provisoirement, l’évaporation totale du bras de mer ainsi isolé provoque la
formation d’évaporites.
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Enn, les phénomènes volcaniques qui s’observent en bordure du bassin
marin et, surtout, la formation de croûte océanique dans l’axe de ce bassin, sont
associés à une importante activité hydrothermale, qui enrichit les sédiments en
sels métalliques, précipités principalement sous la forme de sulfures. Des gîtes
métallifères d’un grand intérêt économique peuvent ainsi se former.
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Cette étape de l’évolution des marges stables est essentielle pour la
formation des hydrocarbures. Les sapropèles et, plus généralement, les argiles
noires riches en matière organique, sont des roches pétroligènes, tandis que les
turbidites intercalées dans les sédiments profonds et les carbonates de la plate—
forme continentale forment de bons réservoirs. La subsidence ultérieure de la
marge permet l’enfouissement des sédiments, alors soumis aux pressions
et aux
températures requises pour la transformation de la matière organique qu’ils
contiennent en huile ou en gaz. Enn, les évaporites, sous l’effet de la surcharge
des sédiments, sont mobilisées pendant toute l’histoire de la marge et donnent
naissance à des structures diapiriques, toujours très favorables à la constitution
de gisements d’hydrocarbures.
€) Le stade « océan étroit » ( ou « mer intérieure »)
(g. 111.1,C et 111.4).
L’événement qui permet de distinguer ce stade du précédent
est l’effacement
de la barrière morphologique formée par les lèvres du rift continental. Il s agit la
d’une conséquence de la détumescence de la marge:
mesure
que celle—Cl
s’éloigne de la zone d’accrétion océanique, elle se refr01d1t et s’affa15se, et la mer
envahit les ancs de l’ancien rift qui étaient encore émergés au stade «mer
Rouge >>.
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Principalement à cause de la disparition desreliefs
bordiers, les sédiments
détritiques ne sont plus détournés du bassin marin.
Les zones profondes
sont
ainsi progressivement envahies par des turbidifes, 1ntercalees avec des ser/ments
