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ÉVOLUTION DES MARGES STABLES
le graben peut atteindre plusieurs kilomètres d’épaisseur (3 km dans la plaine
d’Alsace, 5 km dans le lac Baïkal, en Sibérie).
La subsidence syn—rift est liée au jeu des failles normales et à la rotation
des blocs crustaux dans le graben central. Cette rotation s’effectue grâce
àla forme courbe des failles, dont le pendage diminue avec la profondeur
(cf. fig. 11.15). En surface, le mouvement des blocs est compensé par la
construction corallienne(f1g. 111.1.B), ou bien donne naissance à des demi—fossés
aussitôt comblés par les sédiments (fig. 111.2).
bassin
suspendu
+
_
l
+
-.
+
.+ r +
+
\
’/
)(
\
*
Frs. 111.2. —— Barrages et bassins sédimentaires suspendus nés de la rotation de blocs
crustaux pendant l’évolution de la marge.
b) Le stade « mer Rouge » (g. 111.1,B).
A ce stade, la séparation des plaques est achevée, et il s’est créé une
etrorte zone de croûte océanique entre les deux marges en formation. La mer
a envahi l’axe du bassin; mais, en raison de sa forme étroite et allongée, ses
communications avec l’océan ouvert restent difciles.
——
Du côté continental, les lèvres et les ancs du rift primitif subsistent,
de sorte que les produits de l’érosion subaérienne et les eaux de précipitation
atmospher1que continuent à être en partie évacués comme dans le stade
precedent_vers
l’extérieur du bassin. Par exemple, ce n’est pas la mer Rouge,
mais le N11, qu1 recueille les sédiments détritiques de l’Afrique nord—orientale.
Sur les deux bords du bassin se constitue une première plate—forme
continentale. Dans la mer Rouge actuelle, cette plate—forme résulte essentiellement
de l’act1v1te des organismes producteurs de calcaire, qui trouvent là un
milieu
favorable à leur développement. Au bord du plateau se développent des
rec1fs coralliens donnant naissance à des calcaires construits, qui constituent une
sorte de barrage
a l’abri duquel se déposent des sédiments carbonatés bioclasti—
ques. Amsr, la pente continentale s’édie grâce à la construction récifale qui
compense
l’affa13sement progressif du substratum. Cette pente peut cependant
subir des eboulements locaux, à l’origine de turbidites calcaires qui s’accumulent
dans les zones les plus profondes.
ÉVOLUTION DES MARGES STABLES
le graben peut atteindre plusieurs kilomètres d’épaisseur (3 km dans la plaine
d’Alsace, 5 km dans le lac Baïkal, en Sibérie).
La subsidence syn—rift est liée au jeu des failles normales et à la rotation
des blocs crustaux dans le graben central. Cette rotation s’effectue grâce
àla forme courbe des failles, dont le pendage diminue avec la profondeur
(cf. fig. 11.15). En surface, le mouvement des blocs est compensé par la
construction corallienne(f1g. 111.1.B), ou bien donne naissance à des demi—fossés
aussitôt comblés par les sédiments (fig. 111.2).
bassin
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Frs. 111.2. —— Barrages et bassins sédimentaires suspendus nés de la rotation de blocs
crustaux pendant l’évolution de la marge.
b) Le stade « mer Rouge » (g. 111.1,B).
A ce stade, la séparation des plaques est achevée, et il s’est créé une
etrorte zone de croûte océanique entre les deux marges en formation. La mer
a envahi l’axe du bassin; mais, en raison de sa forme étroite et allongée, ses
communications avec l’océan ouvert restent difciles.
——
Du côté continental, les lèvres et les ancs du rift primitif subsistent,
de sorte que les produits de l’érosion subaérienne et les eaux de précipitation
atmospher1que continuent à être en partie évacués comme dans le stade
precedent_vers
l’extérieur du bassin. Par exemple, ce n’est pas la mer Rouge,
mais le N11, qu1 recueille les sédiments détritiques de l’Afrique nord—orientale.
Sur les deux bords du bassin se constitue une première plate—forme
continentale. Dans la mer Rouge actuelle, cette plate—forme résulte essentiellement
de l’act1v1te des organismes producteurs de calcaire, qui trouvent là un
milieu
favorable à leur développement. Au bord du plateau se développent des
rec1fs coralliens donnant naissance à des calcaires construits, qui constituent une
sorte de barrage
a l’abri duquel se déposent des sédiments carbonatés bioclasti—
ques. Amsr, la pente continentale s’édie grâce à la construction récifale qui
compense
l’affa13sement progressif du substratum. Cette pente peut cependant
subir des eboulements locaux, à l’origine de turbidites calcaires qui s’accumulent
dans les zones les plus profondes.
