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SUBSIDENCE DES MARGES STABLES
croûte, un peu à la manière du sel léger et mobile qui remonte vers la surface
à travers les sédiments plus denses qui le recouvrent (diapirisme salifère). A
une échelle différente, la montée de l’asthénosphére sous un rift est un autre
exemple de diapirisme, et pourrait bien être la cause première de la naissance
d’un rift continental.
7.—LA TRANSITION CONTINENT—OCÉAN
a) La zone magnétiquement calme.
La croûte océanique est marquée dans tous les océans du monde par des
anomalies magnétiques linéaires (amplitude : 200 a 600 y), qui sont des
isochrones (chapitre 1). A l’approche des marges continentales stables cepen—
dant, ce champ d’anomalies fait souvent place à une zone beaucoup moins
perturbée, large de 100 à 400 km, dite << zone magnétiquement calme >> (Z.M .C.)
où l’amplitude des anomalies magnétiques, quand elles existent, ne dépasse pas
40 à 100 y en moyenne. Selon les cas, la Z.M.C. paraît correspondre à une
croûte océanique formée pendant une période géologique où la direction du
champ magnétique est restée constante, à une croûte continentale très amincie“,
ou à un substratum constitué de péridotites serpentinisées, c’est-à-dire à un
domaine océanique où manque la source des anomalies magnétiques (la
couche 2, basaltique).
b) La transition crastale continent—océan.
On connaît actuellement trois sortes de transition entre la croûte conti—
nentale amincie de la marge et la croûte océanique typique :
——
Juxtaposition abrupte des deux croûtes (fig. 11.15).
—
1ntercalation entre elles d’une ceinture de péridotites serpentinisées
(fig. 11.17).
——
Recouvrement par d’épaisses formations volcaniques (basaltes) émises
à la fm du << rifting >> et au début de l’accrétion océanique (fig. 11.18).
Cette diversité explique la multiplicité des modèles explicatifs proposés pour
les marges passives de divergence, chaque modèle étant adapté de préférence
à un type de marge. En fait, le passage de la croûte continentale amincie à la
croûte océanique n’est pas encore complètement élucidé.
c) La discordance post-r.
Il semble que, sur la plupart des marges passives de divergence, la distension
cesse brusquement quand débute l’accrétion océanique, c’est—à-dire la rupture
dénitive entre les deux plaques divergentes. Les structures distensives sont
ainsi scellées par les sédiments post-rift, contemporains de la toute première
croûte océanique créée le long de la marge. Cette discordance «post-rift >> est
aussi nommée «break—up unconformity» en langue anglaise.
[Orientation bibliographique, voir p. 127]
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