AMINCISSEMENT DE LA CROÛTE CONTINENTALE
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sphère selon le premier modèle, et dans toute la lithosphére ductile selon le
second modèle. Les implications sont multiples :
—
Les deux marges passives sont héritées des deux prismes auparavant
superposés et séparés par la faille de détachement : ce ne sont plus de vraies,
mais plutôt des fausses jumelles, l’une étant constituée de croûte continentale
supérieure, l’autre de croûte continentale inférieure métamorphisée dans le
faciès granulite.
—
Les deux moitiés du rift ne sont pas de structure symétrique : du côté
où plonge la faille de détachement, on doit s’attendre à trouver de simples
blocs basculés entre des failles normales; de l’autre côté, le substratum des
sédiments est constitué par le plan de la faille de détachement, couvert par des
blocs crustaux issus de la plaque supérieure.
—
La zone d’amincissement crustal est décallée par rapport à la zone
d’amincissement lithosphérique, marquée en surface par un fort flux thermique
et par un volcanisme actif. Il en résulte une certaine dissymétrie morphologique,
le anc du rift situé du côté où plonge la faille de détachement étant le plus
soulevé et le plus riche en volcans. Ultérieurement on doit s’attendre à un
décalage des sites de la subsidence initiale et de la subsidence thermique, au
contraire confondus dans les modèles précédents.
—
Enn le jeu de la faille de détachement permet d’expliquer pourquoi
certaines marges sont bordées non pas de la croûte océanique basaltique, mais
par des péridotites du manteau transformées en serpentinites au contact de
l’eau de mer (les «fonds sous—marins du 3° type»). Parvenuc au terme de son
évolution, la faille de détachement peut en effet provoquer la mise à l’affleu—
rement sur le fond marin du manteau par dénudation tectonique, avant que
ne débute le processus de l’accrétion océanique proprement dite (fig. 11.17).
Des failles de détachement ont été observées sous certains rifts continentaux
et sous certaines marges passives de divergence. Mais il reste encore à démontrer
leur généralité avant que le nouveau modèle soit universellement adopté.
d) Le diapirisme asthénosphérique.
Tous les modèles précédents ont en commun d’associer au rift continental
une montée locale de l’asthénosphère. On peut considérer cette remontée comme
un
effet de la divergence lithosphérique, l’asthénosphère étant appelée par
l’écartement des plaques (rifting « passif»). Mais bn peut aussi voir dans la
montée asthénosphérique le véritable moteur du phénomène (rifting << actif»).
Compte tenu de son état thermique, l’asthénosphère, à profondeur (à pression)
égale, est un peu moins dense que le manteau lithosphérique. De ce fait, elle
a tendance à monter à travers la lithosphère, du moins jusqu’à la base de la
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sphère selon le premier modèle, et dans toute la lithosphére ductile selon le
second modèle. Les implications sont multiples :
—
Les deux marges passives sont héritées des deux prismes auparavant
superposés et séparés par la faille de détachement : ce ne sont plus de vraies,
mais plutôt des fausses jumelles, l’une étant constituée de croûte continentale
supérieure, l’autre de croûte continentale inférieure métamorphisée dans le
faciès granulite.
—
Les deux moitiés du rift ne sont pas de structure symétrique : du côté
où plonge la faille de détachement, on doit s’attendre à trouver de simples
blocs basculés entre des failles normales; de l’autre côté, le substratum des
sédiments est constitué par le plan de la faille de détachement, couvert par des
blocs crustaux issus de la plaque supérieure.
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La zone d’amincissement crustal est décallée par rapport à la zone
d’amincissement lithosphérique, marquée en surface par un fort flux thermique
et par un volcanisme actif. Il en résulte une certaine dissymétrie morphologique,
le anc du rift situé du côté où plonge la faille de détachement étant le plus
soulevé et le plus riche en volcans. Ultérieurement on doit s’attendre à un
décalage des sites de la subsidence initiale et de la subsidence thermique, au
contraire confondus dans les modèles précédents.
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Enn le jeu de la faille de détachement permet d’expliquer pourquoi
certaines marges sont bordées non pas de la croûte océanique basaltique, mais
par des péridotites du manteau transformées en serpentinites au contact de
l’eau de mer (les «fonds sous—marins du 3° type»). Parvenuc au terme de son
évolution, la faille de détachement peut en effet provoquer la mise à l’affleu—
rement sur le fond marin du manteau par dénudation tectonique, avant que
ne débute le processus de l’accrétion océanique proprement dite (fig. 11.17).
Des failles de détachement ont été observées sous certains rifts continentaux
et sous certaines marges passives de divergence. Mais il reste encore à démontrer
leur généralité avant que le nouveau modèle soit universellement adopté.
d) Le diapirisme asthénosphérique.
Tous les modèles précédents ont en commun d’associer au rift continental
une montée locale de l’asthénosphère. On peut considérer cette remontée comme
un
effet de la divergence lithosphérique, l’asthénosphère étant appelée par
l’écartement des plaques (rifting « passif»). Mais bn peut aussi voir dans la
montée asthénosphérique le véritable moteur du phénomène (rifting << actif»).
Compte tenu de son état thermique, l’asthénosphère, à profondeur (à pression)
égale, est un peu moins dense que le manteau lithosphérique. De ce fait, elle
a tendance à monter à travers la lithosphère, du moins jusqu’à la base de la
