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GENERALITES
centrale >>, large seulement d’une trentaine de kilomètres mais profondément
encaissée (2 km en moyenne). Cette vallée est souvent appelée << rift océanique »,
par comparaison avec les rifts continentaux dont elle présente certains caractères.
5!) Autres reliefs.
Les fonds océaniques montrent également tout un ensemble disparate de
reliefs plus ou moins importants : monts sous—marins, qui sont le plus souvent
d’anciens volcans ; dorsales asismiques (c’est—à—dire élévations de grande longueur sans activité sismique) ; îles volcaniques isolées ou réunies en archipels, etc.
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Ainsi une description morphologique, même très sommaire, permet—elle
d’opérer un premier classement des grands ensembles structuraux des océans :
dorsales actives et bassins profonds sont en continuité, et constituent le domaine
océanique sensu stricto ; à l’opposé, la plate-forme continentale appartient au
continent dont elle peut difcilement être séparée. La marge continentale
profonde enn est située dans la zone de transition continent-océan ; mais une
distinction fondamentale doit être introduite entre les marges stables, où cette
transition peut être décrite comme un héritage de phénomènes anciens puisque
aucune activité tectonique n’est enregistrée de nos jours, et les marges actives, qui
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sont au contraire le siège de phénomènes géodynamiques actuels.
2. — CROÛTE CONTINENTALE ET CROÛTE OCÉANIQUE
Pour tenter de connaître la structure profonde du globe terrestre, et en
particulier celle de la lithosphère, il est nécessaire d’utiliser des méthodes
géophysiques : gravimétrie, sismologie, magnétométrie, etc. La mesure des
vitesses de propagation des ondes sismiques (en particulier des ondes P,
longitudinales) permet d’estimer la densité des roches traversées par l’ébranlement, et de formuler des hypothèses sur leur nature pétrographique.
L’existence d’une croûte (ou écorce) à la surface de notre planète fut mise en
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évidence au début de ce siècle par Mohoroviéié. Étudiant les effets d’un séisme en
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Croatie, survenu en 1909 et enregistré dans plusieurs stations européennes, ce
géophysicien constata un dédoublement des ondes P, qui s’étaient donc
propagées dans deux milieux différents, l’un « rapide » (le manteau supérieur),
l’autre plus « lent » (la croûte). Depuis, la connaissance de l’écorce et du manteau
a
fait de grands progrès, notamment grâce à l’utilisation de la sismique
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expérimentale. La croûte constitue la première enveloppe du globe, où la vitesse
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de propagation des ondes P ne dépasse pas 7,9 km/s. Corrélativement, la densité
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