15
Chapitre I
Généralités
a. Les processus de mise en mouvement des particules
En fonction de l'origine du sédiment, le transport total dans une tranche d'eau est défini
par une fraction fine qui est transporté en suspension, une fraction sableuse ou supérieure qui
est transportée soit au niveau du fond soit en suspension. Le transport total correspond alors à
l'ensemble de ces processus (Figure 1.7).
Le transport sédimentaire est initié lorsque les contraintes de cisaillement ou les vitesses
du courant dépassent le seuil de mise en mouvement des particules. Ce seuil est étroitement
lié à la taille du grain, la nature du sédiment et la densité du fluide dans lequel il est transporté
(HULJSTRÖM, 1935; SHIELDS, 1936). Quelle que soit la taille des particules, le transport
sédimentaire est contrôlé par la gravité et par les forces liées au fluide environnant. Il est alors
divisé en trois modes de transport : le transport de fond (bedload) où le sédiment roule ou est
tracté sur le substrat, la saltation caractérise les grains qui effectuent des ressauts au-dessus du
fond et la suspension défini le transport dans la colonne d’eau (VAN RIJN, 1993B).
Figure 1.7 : Classification des différents types de transport en fonction de la taille des
sédiments (VAN RIJN, 1993B).
Le transport en suspension est possible lorsque la vitesse d'initiation du mouvement est
dépassée et surtout quand les forces verticales dirigées vers la surface engendrées par la
turbulence et les vortex, sont supérieures à la vitesse de chute des particules. C'est pourquoi la
fraction fine est facilement mobilisable mais nécessite un milieu quasiment immobile pour
pouvoir se déposer.
b. Dérive littorale des sédiments
Si la direction des houles incidentes n'est pas perpendiculaire à la côte, une forte
composante parallèle à la côte est générée, conduisant aux courants de dérive littorale. Les
sédiments transportés par ces courants constituent la dérive littorale des sédiments. Elle est le
résultat direct des propriétés des sédiments et le courant de dérive généré par l'incidence de la
Chapitre I
Généralités
a. Les processus de mise en mouvement des particules
En fonction de l'origine du sédiment, le transport total dans une tranche d'eau est défini
par une fraction fine qui est transporté en suspension, une fraction sableuse ou supérieure qui
est transportée soit au niveau du fond soit en suspension. Le transport total correspond alors à
l'ensemble de ces processus (Figure 1.7).
Le transport sédimentaire est initié lorsque les contraintes de cisaillement ou les vitesses
du courant dépassent le seuil de mise en mouvement des particules. Ce seuil est étroitement
lié à la taille du grain, la nature du sédiment et la densité du fluide dans lequel il est transporté
(HULJSTRÖM, 1935; SHIELDS, 1936). Quelle que soit la taille des particules, le transport
sédimentaire est contrôlé par la gravité et par les forces liées au fluide environnant. Il est alors
divisé en trois modes de transport : le transport de fond (bedload) où le sédiment roule ou est
tracté sur le substrat, la saltation caractérise les grains qui effectuent des ressauts au-dessus du
fond et la suspension défini le transport dans la colonne d’eau (VAN RIJN, 1993B).
Figure 1.7 : Classification des différents types de transport en fonction de la taille des
sédiments (VAN RIJN, 1993B).
Le transport en suspension est possible lorsque la vitesse d'initiation du mouvement est
dépassée et surtout quand les forces verticales dirigées vers la surface engendrées par la
turbulence et les vortex, sont supérieures à la vitesse de chute des particules. C'est pourquoi la
fraction fine est facilement mobilisable mais nécessite un milieu quasiment immobile pour
pouvoir se déposer.
b. Dérive littorale des sédiments
Si la direction des houles incidentes n'est pas perpendiculaire à la côte, une forte
composante parallèle à la côte est générée, conduisant aux courants de dérive littorale. Les
sédiments transportés par ces courants constituent la dérive littorale des sédiments. Elle est le
résultat direct des propriétés des sédiments et le courant de dérive généré par l'incidence de la
