Introduction générale
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INTRODUCTION GENERALE
Les activités anthropiques intensives provoquent l'accumulation de différents xénobiotiques dans
le milieu aquatique. De nos jours, les préoccupations majeures des scientifiques sont l’évaluation
de leurs impacts qui peuvent s'exercer sur l'environnement et ses ressources biologiques
(MEJDOUB et al., 2017).
La pollution marine est un processus anthropogénique qui a de multiples conséquences sur
l’écosystème, elle affecte la qualité de l'eau et les produits de la mer, notamment le fonctionnement
de ces écosystèmes par l'altération des espèces , de leurs organes, l’état de reproduction, la taille
de la population et la survie des espèces (BOLOGNESI et al., 2004;KOURDALI et al.,
2020;ROMÉO et al., 2005).
L'évaluation des risques du système aquatiques des ressource écologique et sa sensibilité aux
facteurs de stress physiques, chimiques ou biologiques se réalise grâce à l’écotoxicologie marine
dans le but de développer une ou plusieurs estimations du risque lié au passé ou exposition
potentielle à ces facteurs de stress(PETERS et al., 1997).
L’écotoxicologie est la discipline qui étudie le comportement et l’impact des polluants sur le
fonctionnement des écosystèmes ainsi que sur le vivant. Cette discipline allie la chimie de
l’environnement, la toxicologie et l’écologie. (CÉCILE, 2011)
En effet, les bivalves sont les animaux les plus sensibles à la pollution côtière, au cours de
l’évolution, ils ont développé un système d’accumulation de plusieurs polluants dans leurs tissus
mous de manière sédentaire sans être tué (YUSOF et al., 2004) ,mais, ces polluants peuvent
provoquer des pathologies physiologiques , neurologiques voire même des altérations génétiques
chez les organismes sédentaires. Les facteurs de bioaccumulation des polluants organiques,
associés à des taux de détoxification métabolique relativement faibles et à un mode de vie sessile
et filtrant, font des bivalves et en particulier du genre Mytilus, un organisme bio-indicateur idéal
pour les études de biosurveillance (BOLOGNESI et al., 2004).
Les enjeux environnementaux et sanitaires pour la réduction de la pollution et la protection des
écosystèmes aquatiques ont fait apparaitre des programmes internationaux de surveillance des
systèmes aquatiques ou le « biomonotoring » tels que le Réseau National d’Observation de la
qualité de l’eau (RNO) en France et le programme de « mussels watch » aux Etats Unis (TERRY
L. WADE et al., 1998) qui utilise les moules comme bioindicateurs de pollution. Une nouvelle
approche a surgi dans la communauté scientifique au début des années 1980 pour mieux
comprendre les pathologies des espèces, ainsi pour faire l’évaluation de la pollution. Il s’agit de
marqueurs biologiques ou les Biomarqueurs, en tant qu’outils d’aide au diagnostic de
contamination et à la gestion du risque toxique (GALLOWAY et al., 2006), Ce terme renvoie à
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Contribution à la mesure du stress chez Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819): - 10/61

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