Chapitre I
Généralités
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1-5 Circuit de commercialisation
Globalement, les produits de la pêche en Algérie se commercialisent sur le marché local qui
assure 80% de la consommation apparente. Le produit frais représente 93% de cette
consommation, dont 83% concernent les sardines. Le reste se répartie à 3,1% de congelé et
3,8% de conserves (MPRH, 2013).
Chaque mandateur (mareyeur) au port est chargé de la vente du poisson débarqué par un navire
ou par plusieurs navires. La vente se fait à la muette. Une fois les deux partenaires se sont
parvenues à un accord sur le prix, le poisson prend sa destination finale.
Ainsi, le poisson peut être vendu par les pécheurs directement aux consommateurs dans le cas
des abris de pêche. Ou au contraire, le produit peut subir le négoce de cinq intermédiaires, s’il
doit passer par une première vente en gros dans le port de débarquement (mandataire, mareyeur)
et une deuxième cession dans le marché des grandes villes (mandataire, mareyeur et détaillant)
(Hachemane et al, 2012).
I-2 La partie bioéconomique
La filière pêche se trouve confrontée actuellement à d’importants défis, tant au niveau de
l’exploitation des ressources qu’au niveau de l’approvisionnement des marchés. Ces
déséquilibres proviennent de plusieurs facteurs d’ordre économique, social et
environnementale.
a. La pensée bioéconomique
La vie de la pêcherie en général renferme un ensemble d’aspects que tout gestionnaire doit
prendre en considération. Elle est représentée par un certain nombre de pêcheurs, de flottille et
de stock ichtyologique. Ce dernier représente une ressource naturelle renouvelable mais
épuisable selon l’action de l’homme (Maouel, 2015).
La situation de la pêcherie en terme biologique et économique relève de l’état d’équilibre
résultant de l’interdépendance entre les facteurs de la production dont la ressource, le capital et
la main d’œuvre ; et les facteurs de l’environnement que sont les marchés, les institutions et les
mécanismes de régulation.
La bioéconomie est une discipline émanant de la conjugaison de deux autres disciplines en
l'occurrence la biologie et des sciences économiques. En halieutique, le recours à l’approche
bioéconomique devient de plus en plus recommandé pour une gestion durable des ressources
halieutiques. Elle est basée sur le couplage d’un modèle économique (faisant souvent appel à
la programmation mathématique) modélisant les décisions à un modèle biophysique estimant,
selon divers choix techniques.
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Contribution à l’étude bioéconomique de la pêche chalutière cas de rouget de vase ( Mullus barbatus) de la région centre du bassin Algérien: - 19/89

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