Chapitre I : Synthèse bibliographique
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Dans l’eau de mer, le cobalt est
présent à 85 % sous forme cationique. Les particules
sédimentaires apportées à l’océan par l’eau et le vent ont une concentration en cobalt de l’ordre de
20 µg.g
-1 , analogue à celle de la croûte terrestre (Turekian and Wedepohl, 1961).
Le cobalt est un élément essentiel biologiquement (fonctions catalytiques, activateur de
nombreuses enzymes, constituant de métalloprotéines). Il peut être toxique pour certains
organismes.
I-2-4-12 Le vanadium :
Le vanadium est utilisé comme élément d’alliage par l'industrie de pointe comme l'aéronautique
ou l'aérospatial. Il est également présent à l'état naturel. Le vanadium est relativement inactif dans
l'eau de mer, il sera alors préférentiellement concentré à la surface du sédiment ou à proximité des
eaux anoxiques.
Le vanadium est un composé requis par les micro-organismes, à l'état de traces seulement. Il
s’avère qu'il devient toxique à haute concentration. Le vanadium est composant de certaines
enzymes. Certaines bactéries l’utilisent comme accepteur d’électrons pour la respiration (Zhang et
al., 2014). Les tuniciers sont des espèces animales pouvant contenir beaucoup de vanadium dans
le sang ; cette haute concentration, qui n'est pas pour autant toxique, servirait de catalyseur
respiratoire. La concentration du vanadium dans le sang du tunicier est supérieure à celle du milieu
environnant (Botte et al., 1979).
I-3 Les bioindicateurs, un outil d’évaluation de la qualité du milieu marin :
Jusqu’au début des années 1970, la surveillance de la contamination métallique reposait
uniquement sur l’analyse chimique de l’eau. Cette technique analytique ne fournit pas
d’informations sur la biodisponibilité des ETM et ne permet pas de prévoir l’impact de ces
substances sur les organismes. C’est dans ce contexte que Goldberg (1975), propose l’utilisation
d’organismes pour évaluer la qualité du milieu et que nait le concept d’indicateur biologique ou
de bioindicateur. L’intérêt des bioindicateurs réside dans le fait qu’ils permettent de révéler la
présence d’un déséquilibre comportemental au niveau de l’individu, au niveau d’une communauté
d’organismes et au sein de l’écosystème et de mettre en évidence aussi précocement que possible
ses modifications naturelles ou provoquées. Ainsi, l’utilisation des bioindicateurs représentent un
des moyens d’évaluer l’impact du développement humain sur les écosystèmes marins naturels et
de prévenir les situations critiques par la mise en place d’outils de conservation et de restauration
(Burger et al, 2006 ; Key et al, 2006 et Usseglio-Polatera et al, 2000).
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