Chapitre I : Synthèse bibliographique
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D’autres phénomènes, tels que le volcanisme, les feux de biomasse et les sources thermales,
contribuent au rejet de métaux dans l’environnement (Novotny, 1995 et Rocher, 2003).
A ces apports naturels s’ajoutent les métaux émis par les activités anthropiques : exploitation des
gisements miniers et utilisation des métaux dans de nombreux secteurs d’activité. Ces activités
humaines ont des impacts majeurs sur les cycles globaux de la plupart des métaux (Nriagu, 1991).
Les apports continentaux, dont les rivières et les fleuves, injectent environ 300 km
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d’eau dans
la méditerranée, dont la moitié est introduite par les 10 plus grands fleuves. Il s’agit d’une source
importante de nutriments, de produits chimiques et d’ETM. Environ 80 à 90% du flux annuel
moyen de certains ETM peuvent être apportés lors des évènements de forte intensité pluvieuse
caractéristiques du climat méditerranéen (Radakovitch et al., 2008). En revanche, il faut noter la
faible connaissance des apports d’ETM par les volcans sous-marins, par les entrées d’eau douce
sous-marines et par le trafic maritime. Malgré toutes ces sources de contaminants, les teneurs en
ETM dissous restent assez homogènes et modérées sur l’ensemble de la Méditerranée (Morley et
al., 1997 ; Zei and Voutsinou-Taliadouri, 2003; Jean et al., 2012 et Cuculić et al., 2011).
I-2-3 Comportement et devenir des ETM dans l’environnement marin :
Le compartiment sédimentaire et son interface avec la colonne d’eau sont le siège de nombreux
processus biogéochimiques qui vont influencer le devenir des contaminants (spéciation, mobilité,
interaction, réactivité…). Ainsi, les mécanismes diagénétiques, qui affectent les particules
sédimentaires dès leur dépôt, sont intensément étudiés car ils tendent à instaurer des conditions
réductrices dans les sédiments profonds et à influencer de manière importante le devenir des
contaminants, notamment métalliques (Charriau, 2009).
Les ETM se présentent dans la colonne d’eau et le sédiment sous deux formes :
 Dissoute dans la colonne d’eau et l’eau interstitielle de la colonne sédimentaire, c’est la forme
la plus mobile et donc elle peut être biodisponible pour les espèces marines.
 Fixée sur les particules des sédiments ou en suspension dans la colonne d’eau. Sous cette
forme, les ETM peuvent s’accumuler progressivement dans le compartiment sédimentaire
formant ainsi des stocks de polluants, qui peuvent être potentiellement toxiques pour
l’environnement.
Les ETM sont présents dans les sédiments sous formes dissoutes dans l’eau interstitielle et fixées
sur les particules solides. Leur fractionnement et leur mobilité au sein de la colonne sédimentaire
dépendent des couplages entre les différents processus d’échanges solides – liquide et des
mécanismes de transferts spécifiques à chaque phase.
Ainsi les formes dissoutes et colloïdales peuvent diffuser (diffusion interstitielle, bioturbation) et
être transportées (battement de nappe, tassement, bioturbation). (Devallois, 2009).
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