Conclusion générale
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La présente étude a permis aussi d’évaluer le taux de bioaccumulation de quatre métaux (Zn, Cu,
Ni et Hg) dans le foie, les gonades et le muscle de trois poissons, le pageot (Pagellus erythrinus),
le merlu (Merluccius merluccius) et le rouget (Mullus barbatus). Les résultats montrent que :
▪ les trois poissons bioaccumulent les quatre métaux analysés sous l’ordre décroissant
suivant : Zn ˃ Ni˃ Cu> Hg.
▪ les poissons du secteur Ouest de la côte algérienne (golfes de Ghazaouet et d’Arzew)
bioaccumulent des concentrations plus élevées par rapport à ceux de la partie Centrale de
la côte (baies d’Alger et de Bou-Ismail).
▪ la bioaccumulation est plus accentuée dans le foie et les gonades par rapport au muscle
dans les trois poissons, avec la mise en évidence de différences significatives dans les
concentrations des métaux traces en fonction du sexe et de la taille des individus.
Les résultats de l’étude biochimique révèlent une différence significative dans la composition
biochimique des trois organes pour les trois poissons. En effet, le taux le plus élevé des protéines
a été trouvé, respectivement, dans le muscle du merlu (15%) et du pageot commun (14.8%), celui
des lipides dans le foie du merlu (59.6%). Tandis que les taux faibles en ces deux composants ont
été révélés, respectivement, dans le foie du merlu (4.9%) et celui du pageot commun (8.9%). Pour
les glucides, le minimum et le maximum ont été révélés respectivement dans le muscle du rouget
de vase (3.1%) et le foie du pageot commun (5.5%).
Les facteurs de bioaccumulation des métaux analysés par les trois poissons montrent des
fluctuations importantes, du fait, qu’ils sont très variables d’un métal à un autre et d’une espèce à
une autre. Néanmoins, leurs valeurs sont très faibles dans l’ensemble.
L’étude des paramètres d’évaluation du risque toxicologique lié à la consommation de ces trois
poissons montre que :
▪ les valeurs révélées pour la dose journalière d’exposition (DJE) sont très faibles pour tous
les métaux analysés. Ceci est valable que ce soit pour les adultes ou pour les enfants, bien
que les valeurs de la DJE pour les enfants soient supérieures à celles révélées pour les
adultes dans la plupart des cas.
▪ toutes les valeurs du quotient de danger (QD), calculées pour les métaux analysés sont
inférieures à 1 pour le cas des enfants et aussi des adultes.
▪ des valeurs de QD supérieures à 1 ont été révélées pour le Nickel dans le cas des enfants
pour deux espèces de poissons. Cela implique que l’apparition d’un effet toxique ne peut
pas être exclue dans le cas de la consommation du pageot et de rouget de vase par des
enfants de moins de 15 ans.
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