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Chapitre IV : Résultats et discussions
Cependant, le rouget pond à une strate de profondeur (strate1) allant de 71-150 m, le recrutement
se fait entre 20-70 m (strate2), puis les jeunes mâtures reviennent à la strate1 pour se reproduire.
Au sein de la même strate de profondeur, le déplacement du rouget se situerait entre 20-40 Km
(Carlucci et al., 2009). En général, le comportement de la bioaccumulation des contaminants
métalliques analysés dans la présente étude n’est pas le même sur les cinq sites. Cela pourrait
s’expliquer par une différence des sources de pollutions entre ces sites. Ce qui prouve que la
bioaccumulation de ces métaux ne dépend pas seulement du changement saisonnier et de l’état
physiologique des poissons mais aussi de l’importance de l’apport anthropique local en quantité
et en qualité. Ces teneurs en métaux observées dans les poissons sont représentatives des
conditions locales et pourraient refléter partiellement les concentrations des sédiments, en tant
qu’habitat, par les mêmes contaminants dans la même région (Martínez-Gómez et al., 2012).
IV-3.2.2. Variations de la composition biochimique :
Les taux révélés pour les trois composés biochimiques (lipides, protéines et glucides) chez le
pageot et le merlu sont très élevés avec des différences remarquables, notamment, en fonction des
organes et du sexe. Ces différences en composition biochimique des espèces étudiées peuvent être,
probablement, due à la physiologie de chaque espèce, l’âge, la maturation sexuelle, les
changements de saison, le comportement migratoire, le régime alimentaire, ainsi qu’à la
localisation géographique et les facteurs climatiques (Wu et al., 1994 ; Corraze et al.,1999). Alors,
les taux les plus élevés ont été révélés tous dans le foie de ces deux poissons. Ces poissons maigres
ont la particularité de concentrer leurs lipides dans le foie, cet organe est composé de plus de 60%
de lipides en moyenne, avec des fluctuations en fonction de la saison, de l’espèce et de l’habitat
(Eymard, 2003).
Pour le rouget de vase, le taux le plus élevé des lipides a été révélé dans les gonades, celui des
protéines est dans le muscle. Tandis que, les glucides présentent des taux homogènes et faibles
dans les trois organes. Le taux élevé en protéines dans le muscle du rouget de vase donne à cette
espèce sa haute valeur nutritionnelle, car ses protéines renferment tous les acides aminés essentiels
qui ont une très haute valeur biologique (Nunes, 2003), et ils sont très digestibles de par leur faible
taux en tissus conjonctif comparativement aux viandes rouges et blanches (Nunes, 2003).
Cependant, les teneurs révélées au niveau du muscle chez le pageot et le merlu restent élevées et
doivent être confirmés, du fait qu’elles dépassent largement les teneurs généralement admises pour
les poissons. Ces teneurs sont, respectivement, d’environ 25% pour les protéines (Piclet, 1987),
entre 300 et 600 mg pour 100g dans les muscles de poisson au repos selon l’espèce, voir mêmes
de très faibles traces pour les glucides (Piclet, 1987 ; Comlade, 1993) et n’excède jamais les 15%
pour les lipides.
Chapitre IV : Résultats et discussions
Cependant, le rouget pond à une strate de profondeur (strate1) allant de 71-150 m, le recrutement
se fait entre 20-70 m (strate2), puis les jeunes mâtures reviennent à la strate1 pour se reproduire.
Au sein de la même strate de profondeur, le déplacement du rouget se situerait entre 20-40 Km
(Carlucci et al., 2009). En général, le comportement de la bioaccumulation des contaminants
métalliques analysés dans la présente étude n’est pas le même sur les cinq sites. Cela pourrait
s’expliquer par une différence des sources de pollutions entre ces sites. Ce qui prouve que la
bioaccumulation de ces métaux ne dépend pas seulement du changement saisonnier et de l’état
physiologique des poissons mais aussi de l’importance de l’apport anthropique local en quantité
et en qualité. Ces teneurs en métaux observées dans les poissons sont représentatives des
conditions locales et pourraient refléter partiellement les concentrations des sédiments, en tant
qu’habitat, par les mêmes contaminants dans la même région (Martínez-Gómez et al., 2012).
IV-3.2.2. Variations de la composition biochimique :
Les taux révélés pour les trois composés biochimiques (lipides, protéines et glucides) chez le
pageot et le merlu sont très élevés avec des différences remarquables, notamment, en fonction des
organes et du sexe. Ces différences en composition biochimique des espèces étudiées peuvent être,
probablement, due à la physiologie de chaque espèce, l’âge, la maturation sexuelle, les
changements de saison, le comportement migratoire, le régime alimentaire, ainsi qu’à la
localisation géographique et les facteurs climatiques (Wu et al., 1994 ; Corraze et al.,1999). Alors,
les taux les plus élevés ont été révélés tous dans le foie de ces deux poissons. Ces poissons maigres
ont la particularité de concentrer leurs lipides dans le foie, cet organe est composé de plus de 60%
de lipides en moyenne, avec des fluctuations en fonction de la saison, de l’espèce et de l’habitat
(Eymard, 2003).
Pour le rouget de vase, le taux le plus élevé des lipides a été révélé dans les gonades, celui des
protéines est dans le muscle. Tandis que, les glucides présentent des taux homogènes et faibles
dans les trois organes. Le taux élevé en protéines dans le muscle du rouget de vase donne à cette
espèce sa haute valeur nutritionnelle, car ses protéines renferment tous les acides aminés essentiels
qui ont une très haute valeur biologique (Nunes, 2003), et ils sont très digestibles de par leur faible
taux en tissus conjonctif comparativement aux viandes rouges et blanches (Nunes, 2003).
Cependant, les teneurs révélées au niveau du muscle chez le pageot et le merlu restent élevées et
doivent être confirmés, du fait qu’elles dépassent largement les teneurs généralement admises pour
les poissons. Ces teneurs sont, respectivement, d’environ 25% pour les protéines (Piclet, 1987),
entre 300 et 600 mg pour 100g dans les muscles de poisson au repos selon l’espèce, voir mêmes
de très faibles traces pour les glucides (Piclet, 1987 ; Comlade, 1993) et n’excède jamais les 15%
pour les lipides.
